24/11/2009

La Calcination des Sens - L'Incandescence :: 09/12/09 au CCO

Affiche3 091209 blog

Voici l'affiche, elle annonce la présentation de notre projet collectif.
Il s'agit bien d'un projet - une réflexion, une mise en espace collectif - et non une pièce...

Basé sur "Burnout" d'Alexendra Badea, nous nous sommes posé, entre autres, les questions suivantes -

A qui profite le temps que nous gagnons ...? Qui perd le temps que nous gagnons...? Où va le temps que nous gagnons...? Que devient le temps que nous gagnons...? Qui gagne le temps que nous perdons...? Où serait la vraie vie ? La présence des sens et non du sens ?

En seconde partie nous vous présenterons nos projets "Son-corps-voix-séquenceS" , l'extra muros (off course ;o) de l'académie intercommunale de Court-St.-Etienne et Ottignies-Louvain-La-Neuve.

Entre autres, quatre acteurs aux prises avec une matière théâtrale plurielle, si l’impulsion a été donnée par les mots de Sarah Kane (bientôt suivis par ceux d’Heiner Müller et de Philippe Minyana), d’étranges échos se sont rapidement révélés entre ces auteurs contemporains, jusqu’à ce qu’ils deviennent aussi indéfinissables que des bruits nocturnes. Avec la complicité de Philippe Wauman, plasticien sonore.

L'acteur au centre !


"Avec la fin de la "galaxie Gutenberg", le texte écrit - et donc le dialogue fixé comme élément constitutif de la représentation - s'avère remis en question. Le mode de perception se déplace : perception simultanée et aux perspectives plurielles remplace une vision linéaire et successive... Au lieu de représenter une histoire avec des personnages qui apparaissent et disparaissent en fonction de la psycho-logique de la narration, ce théâtre est fragmentaire et combine des styles disparates. Il s'inscrit dans la dynamique de la transgression des genres. La chorégraphie, les arts plastiques, le cinéma et bien sûr, les différentes cultures musicales, le traversent et l'animent. (Hans-Thies Lehmann - Le Théâtre postdramatique)"


Cette seconde partie s'attachera à la mise en application de ces théories dans le cadre du projet "La création au centre de la pédagogie - la pédagogie au centre de la création" mais aussi à la perspective nouvelle d'une "Esthétique du spectateur".

Au plaisir de vous y revoir, de vous rencontrer... à mercredi 9 décembre à 20h ?


Avenue des Combattantsp.a.f. 5/7 euro

 

Artiste Pédagogue : Jean MASTIN
P.H.O.T.O.G.R.A.P.H.E : Roger WIBERT
Affiche - blog - vidéo : Yza de BURBURE

13/05/2009

Médée au Grü :: Marc Liebens :: HM4

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Histoire d'amour, histoire de trahison, histoire de meurtre, HM4 est aussi une formidable occasion de venir entendre la langue de Müller, de Sénèque et de Pasolini à travers deux comédiens de haut vol...

 

12/03/2009

Au GRÜ cette semaine...

 

11marsweb

10/03/2009

Acceptez-vous la différence dans laquelle l'acte de la création nous mets!

Wajdi

Il obtient son diplôme de l'Ecole Nationale de théâtre du Canada en 1991. De 1990 à 1999, il codirige avec Isabelle Leblanc la compagnie Théâtre Ô Parleur. De 2000 à 2004, il dirige le Théâtre de Quat'Sous à Montréal. En 2005, il fonde au Québec, avec Emmanuel Schwartz, Abé Carré Cé Carré, compagnie de création et en France Au Carré de l'hypoténuse, compagnie de création. Ces compagnies se répondent des deux côtés de l'Atlantique et sont emblématiques d'une aventure théâtrale franco-québécoise porteuse d'avenir.

A partir de 1991, il met en scène ses propres textes - Littoral (1997), Willy Protagoras enfermé dans les toilettes (1998), Rêves (2000), Ce n'est pas la manière qu'on se l'imagine que Claude et Jacqueline se sont rencontrés (coécrit avec Estelle Clareton 2000), Incendies (2003).

Il met également en scène d'autres textes : Al Malja (1991) et L'exil (1992) de Najil Mouawad, Macbeth de Shakespeare (1992), Tu ne violeras pas de Edna Mazia (1995), Trainspotting de Irvine Welsh (1998), OEdipe Roi de Sophocle (1998), Disco Pigs de Enda Walsh (1999), Les Troyennes d'Euripide (1999), Lulu le chant souterrain de Frank Wedekind (2000), Reading Hebron de Jason Sherman (2000), Le mouton et la baleine de Ahmed Ghazali (2001), Six personnages en quête d'auteur de Pirandello (2001), Manuscrit retrouvé à Saragosse, un opéra de Alexis Nouss (2001), Les trois soeurs de Tchekhov (2002), Ma mère chien de Louise Bombardier (2005).

Wajdi Mouawad offrira au Festival d'Avignon dont il est cette année l'artiste associé une tétralogie commencée voilà plus de dix ans, avec une traversée théâtrale d'une nuit entière dans la cour d'honneur du palais des Papes.

Le dramaturge québécois d'origine libanaise, sourcier d'émotions qui dit porter son enfance "comme un couteau planté dans la gorge", a évoqué publiquement cette semaine à Avignon son projet qui s'intitulera peut-être "Le Sang des promesses" et ouvrira le 63e festival prévu du 7 au 29 juillet.

La guerre, l'exil, l'identité, la filiation hantent cet homme de 40 ans à l'allure juvénile, mal rasé, lunettes en bataille et cheveux ébouriffés. A huit ans, il a quitté son Liban natal déchiré par la guerre civile pour la France dont il a dû repartir à 16 ans pour le Québec.

En pleine écriture de "Ciels", le spectacle qui viendra clore la tétralogie formée avec "Littoral" (1997), "Incendies" (2003) et "Forêts" (2006), il reconnaît que "la guerre de Gaza interfère" mais ne se "sent pas prêt à en parler".

Auteur, acteur, metteur en scène, il revient à Avignon dix ans après y avoir présenté "Littoral" pour achever un projet qui s'est imposé en chemin au milieu d'autres pièces.

"Littoral", "Incendies" et "Forêts" seront montés dans la cour d'honneur pour un spectacle "de la tombée de la nuit à l'aube" et "Ciels" ailleurs "en contrepoint", explique Mouawad, qui avait refusé en 2005 un Molière du meilleur auteur francophone au nom de "sa façon d'aimer le théâtre".

"Je ne pars pas du principe que je vais révolutionner la cour d'honneur", s'amuse-t-il, heureux de "se mesurer joyeusement à la vibration" du festival. La cour est un lieu où le religieux "résonne" souligne-t-il, rappelant ses origines d'arabe chrétien.

Vingt-deux acteurs seront réunis, son équipe habituelle, sauf pour "Littoral" où ils auront moins de 30 ans, comme Mouawad et ses amis à la création du spectacle.

"Ce n'est pas une rétrospective, insiste-t-il, l'idée c'est de présenter le quatuor à l'occasion de son achèvement". Dans les trois premières pièces, "il ne s'agit que d'enfance, écartelée, peinée, trahie, inconsolée".

"Ciels", dont le titre vient compléter l'évocation des quatre éléments, parlera "d'écoute" et d'"horizons" mais l'auteur reste mystérieux.

Il en a toutefois lu la première réplique --"vous nous avez habitués au sang..."-- aux curieux venus l'écouter à Avignon et livré deux "morceaux du puzzle": une longue lettre fraternelle au chanteur de Noir Désir Bertrand Cantat et une réflexion sur l'Annonciation évoquée par l'Evangile et le Coran.

Il a montré des tableaux de cette scène, devinant chez le Tintoret une représentation du 11 septembre 2001 avec le terroriste, les avions pénétrant les immeubles et l'Occident bouleversé en place de l'ange, la colombe de l'Esprit Saint et la Vierge.

A propos du chanteur de Noir Désir, en liberté conditionnelle depuis 2007 après sa condamnation à 8 ans de prison pour avoir tué en 2003 sa compagne, l'actrice Marie Trintignant, il explique: "je viens d'un pays où il y a des victimes, des bourreaux, des juges. Je n'ai jamais voulu me dissocier d'aucun d'entre eux".

"Le paradis pour moi est lié à ma langue natale, or le bruit des canons m'a chassé de ma terre envahie", écrit-il. De son arrivée à Paris, il dit: "de ce jour date pour moi mon entrée dans le tragique, étranger depuis, surtout à moi-même. L'enfance est devenue un couteau planté dans ma gorge, je n'ose pas le retirer".

 

 

25/02/2009

Théâtre de Carouge, Atelier de Genève - ça bouge en Suisse !

LES NUITS BLANCHES

D'après Dostoiëvsky  - Mise en scène de José Lillo

Lesnuitsblanches-visuel

avec julia batinova  et Lionel Brady

traduction andré markowicz  version scénique et scénographie josé lillo  Conseiller scénographique, peinture et construction Peter Wilkinson Régie générale et son Manu Rutka lumières rinaldo del boca Régie générale exploitation Rinaldo del Boca et Manu Rutka assistantE à la mise en scène Léa Roth

production théâtre de carouge - atelier de genève

« Nos mythes provisoires, sans cesse à réinventer », écrit José Lillo à propos de sa mise en scène des Nuits blanches, douzième des récits de Fiodor Dostoïevski. Une philosophie qui l’a poussé à redéfinir d’abord le lieu-théâtre  : pour l’occasion, la salleGérard-Carrat se dépouille de son gradin, de sa scène. La pièce se joue alors dans un espace réinventé, un lieu, « n’importe où qui ne soit pas une salle de théâtre », précise le metteur en scène.

L’endroit, désormais débarrassé « du trop-plein fatal de la représentation », lui donne l’occasion de faire entendre la langue du romancier russe avec une poésie inouïe. L’espace est vide mais chargé de nuit, de foule passée là, de fête. Plus brut, minimaliste, il devient poétique et permet à José Lillo d’exprimer la modernité du récit qui enveloppe de crépuscule la rencontre des deux personnages.

Une tache d’encre noire jonchée de mégots de cigarette au centre duquel Nastenka et l’inconnu se laissent aller à espérer. Les spectateurs les entourent, décrivant un nouveau territoire de l’écoute où peut enfin résonner le son d’un sanglot étouffé.

Dans ses notes d’intention, José Lillo écrit : « Ne péjore pas les mots, aucun d’eux. Laisse-les venir. Sois maladroit, comme cette phrase qui se cherche ». Des mots qu’il veut faire entendre aussi à travers le corps de ses comédiens à qui il demande de s’abandonner au texte :  « Laisse faire ton corps. Il est plus avisé que toi, comme toujours. Pense à autre chose, à ce que tu veux, mais pas à ce que tu crois dire. Sois là, c’est tout. Et surtout, respire ». Un parti pris dans la droite ligne de la recherche d’authenticité qui hante l’œuvre de Dostoïevski.

José Lillo fait partie de la scène alternative culturelle suisse romande. À la demande de Jean Liermier, il a accepté de remonter et d’approfondir sa première mise en scène des Nuits blanches et d’en donner une seconde version. Il inaugure ainsi un axe fort du Théâtre de Carouge : ouvrir les portes de l’institution et accompagner une nouvelle génération d’artistes qui feront le théâtre de demain.

 

Lillo

 josé lillo

 

les liens :   - Théâtre de Carouge ATELIER DE GENEVE -

                   -  le blog du théâtre  -

30/01/2009

THEATRE =°} DANSE *O* MUSIQUE ;o)

festival de liège

EDITO

Lorsque le Festival de Liège, voilà presque dix ans, a pris la relève des Rencontres d’octobre, nous tentions le pari qu’il s’affirme comme un Festival engagé dans son temps, qu’il propose à un large public les points de vue aigus d’artistes sur les questions cruciales qui hantent notre époque, au travers de spectacles innovants, actuels dans leurs propos tout autant que dans leurs formes.

Nous voulions également qu’il soit, pendant un mois, le coeur battant de la Cité ardente, le point de rencontre de démarches fortes, singulières et authentiques, d’artistes de réputation internationale, un espace de création, d’aventures, de débat, de confrontation, un lieu de découverte, une fenêtre largement ouverte sur notre monde. Aujourd’hui, alors que nous allons en fêter la (déjà) cinquième édition, nous désirons plus que jamais rester fidèles à ces objectifs artistiques et politiques, à cette identité que nous avons forgée, qui, à l’évidence, rencontrent auprès du public et des artistes un réel enthousiasme.

Programme époustouflant dépéchez-vous de réserver vos places car ... c'est chaud !

Festival de Liège
rue Ransonnet, 2
4020 Liège - Belgique

Billeterie : 04/221.10.00

Tel : +32(0)4 343 42 47
Fax : +32(0)4 344 49 66

Courriel : info@festivaldeliege.be , http://www.festivaldeliege.be 

05/01/2009

Rentrée au Grütli - reprise et observatoire dramaturgique...

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28/11/2008

Le 10 décembre 2008 à 20h au Centre Culturel d'Ottignies

L'ACADÉMIE INTERCOMMUNALE DE COURT SAINT-ETIENNE ET OTTIGNIES-LOUVAIN-LA-NEUVE

Á LE PLAISIR DE VOUS PRÉSENTER

UN PROJET "SON-CORPS-VOIX-IMAGE"

  LA VIE RÊVÉE DE W.B. 

D'après Fabio Pacchioni et Claude Broussouloux

Professeur : Jean Mastin - Photographe : Roger Wibert

 

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quelques photos du W.I.P.facebookeventla grappe

 

 

 

 

 

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Wolfgang Borchert...(1921-1947)

La brève destinée de Wolfgang Borchert est placée tout entière sous le double signe du théâtre et de la guerre. Après un stage d'apprentissage dans une librairie, Borchert devient acteur dramatique, lorsqu'à vingt ans il est incorporé et envoyé sur le front oriental où il est grièvement blessé. Soupçonné de s'être lui-même infligé cette blessure et d'avoir tenu des propos portant atteinte au moral de l'armée, il est ensuite incarcéré à plusieurs reprises. Libéré à la fin de la guerre, il tente, malgré sa santé précaire, de remonter sur les planches. Mais il ne lui reste plus qu'un an pour publier l'ensemble de son œuvre : un recueil de poèmes, Réverbère, nuit et étoiles (Laterne, Nacht und Sterne, 1946), deux recueils de nouvelles, Récits (Erzählungen) et Le Pissenlit (Die Hundeblume), et, enfin, le drame qui le rendra célèbre, Dehors devant la porte (Draussen vor der Tür). Borchert meurt la veille de la première représentation de sa pièce.

borchert blanc2borchert bleuborchert rougeborchert vertborchert lila  Il est l'un des représentants typiques de ce que Heinrich Böll a pu appeler « la littérature des décombres », c'est-à-dire de cette génération d'auteurs qui a dû assumer la catastrophe matérielle et idéologique de l'Allemagne et essayer de donner forme à son désespoir. Autant poèmes et nouvelles s'essaient à un ton volontairement feutré, jouant sur des silences et des notations psychologiques très fines, autant le drame du sous-officier Beckmann à qui la guerre a pris le meilleur de lui-même et qui se heurte, dès son retour au pays, à l'incompréhension effarée de ses concitoyens affiche sa filiation avec le théâtre expressionniste de l'entre-deux-guerres. Draussen vor der Tür est le cri d'une génération qui a vécu pendant des années en marge de la vie « normale », ressenti violemment le côté absurde de l'affrontement armé au nom d'un idéal qu'elle ne comprenait pas et n'arrive pas à retrouver sa place dans une société elle-même traumatisée et privée de toute référence morale. Peut-être les milliers de spectateurs qui, bravant la pluie et le froid, se pressaient aux portes du théâtre pour écouter la plainte de la génération perdue, condamnée à rester devant la porte, venaient-ils chercher une image de leur passé qui leur permît d'affronter des lendemains difficiles. L'appel agressif, paradoxal, parfois outrancier de cette « génération sans adieu » leur permettait du moins de donner un nom à leur cauchemar.

    « Plus de clavecins bien tempérés », disait Borchert. « Nous ne sommes plus que dissonance. »

Écrit par M. NUGUE

18/11/2008

Encore au Grü...! cette semaine

13/11/2008

L'utopie du groupe selon Josef Szeiler...

Josef Szeiler est un metteur en scène autrichien qui a travaillé sur les plus prestigieux plateaux, notamment celui du Berliner Ensemble lorsqu'il était dirigé par Heiner Müller. Ce qui le fascine au théâtre, c'est l'utopie du groupe, la possibilité du collectif. Car il s'agit bien de vivre et de penser là autrement que partout ailleurs dans la société. Avec un principe actif qui n'est ni le texte, ni la dramaturgie, ni les intentions a priori, mais très simplement la pratique. Ce qui fait théâtre pour Josef Szeiler, c'est le travail, la répétition physique et intellectuelle, l'essai toujours repris dans un espace-temps que l'on se donne, que l'on prend et qu'il faut embrasser largement. Au coeur du montage Configuration HM, Mauser et Avis de décès, deux diagonales sur la mort, l'une idéologique, l'autre individuelle. S'y ajouteront d'autres titres pour manifester à la fois la force antique et la puissance post-moderne de la langue müllerienne.

www.grutli.ch

Josef Szeiler au Grü à partir du dimanche 16 Novembre 2008 !

 

05/11/2008

La vie au bord du puits du 4/11 au 15/11/2008

candy affichette

La vie au bord du puits

Un projet de CANDY SAULNIER

Une création de Candy Saulnier

Avec : Marie-Rose Meysman, Guilhem Maréchal, Candy Saulnier et Baptiste Vaes.

Collaboration artistique : Hélène Cordier

Chorégraphie : Armand van den Hamer

Scénographie : Satu Peltoniemi

Costumes : Patricia Eggerickx

Lumières : Julie Petit-Etienne

Assistanat : Antoine Plaisant

Régie : Nicolas Sanchez, Ronan Bethuel

Représentations à 20h30
Excepté les mercredis à 19h30 et lundi 10 à 15h
Relâche dimanche et lundi

La vie au bord du puits est le deuxième projet conçu par Candy Saulnier. Dey’O, son premier spectacle, a été créé au Théâtre de la Balsamine à Bruxelles, en mars 2006. Ces deux créations s’inscrivent dans un théâtre multidisciplinaire, où les acteurs portent le spectacle de manière chorale, dans une polyphonie des voix et des corps. Sa recherche artistique puise dans le réel, et part du constat que la société moderne a rompu les liens qui unissaient, par nécessité, l’homme à sa communauté. Dans ces deux spectacles, elle questionne ce qui relie, aujourd’hui, le singulier au collectif. Dey’O s’est construit autour des pratiques rituelles du deuil et mettait en scène la perte de repères qui le caractérise aujourd’hui. Dans La vie au bord du puits, il est question du statut de la personne âgée, de son rapport à la mémoire et à la mort.

Ce témoignage est réinterprété par une actrice, incarnant une femme qui, aux abords de la mort, engage, pour un public, la remémoration de sa vie. Entre confidences et silences désemparés, elle est accompagnée dans cette exploration du passé, par un mystérieux chœur, qui en écho à sa parole, porte les chants de son histoire. La narration du spectacle s’articule autour de fragments de jours et de nuits. A chaque aube, survient l’évocation d’un rêve que l’acte de parole a suscité. Le déroulement du récit se trouve alors suspendu, pour ouvrir sur l’imaginaire et l’espace inconscient du personnage.

Pour relier cette histoire singulière à la mémoire collective, et ainsi créer l’illusion d’une communauté passagère, la mise en scène privilégie un traitement musical et chorégraphique de l’ensemble. Une recherche d’arrangements polyphoniques des chants, d’origines monodiques et chantés a capella, donne corps aux voix du chœur.

Réservation:02/216.75.55 http://www.oceannord.org 

04/11/2008

C H R I S T O P H E T A R K O S !!!!!

Evidemment ! Christophe TARKOS !

Je suis né en 1963. Je n'existe pas. Je fabrique des poèmes.

1 je suis lent, d'une grande lenteur

2 invalide, en invalidité

3 séjours réguliers en hôpitaux psychiatriques depuis 10 ans

tarkos

 La surprise et l’entraînement que suscite la lecture ou l’audition de cette poésie, sa force hypnotique n’in­terdisent pas de l’inscrire dans un faisceau de généalogies dont elle croise les tensions, et ressuscite les effets. Sa combinatoire grammaticale et lexicale évoque les jeux de répétition et de permutation de Gertrude Stein ; son acharnement réitératif, son malaxage de mots réduits à une purée de sons, ses écarts vers les onomatopées pour­suivent l’Ur sonate de Kurt Schwitters comme les pages les plus enragées des derniers cahiers d’Artaud. Sa logor­rhée rappelle les tentatives de suspendre le contrôle de la pensée, comme le tenta le premier surréalisme, celui des tentatives d’automatisme ; elle évoque aussi les emballe­ments de l’innommable beckettien, la physique verbale de l’insubordination recherchée par Michaux dans les drogues, la matérialité du texte envisagée comme un corps en mouvement par Guyotat, etc. L’agencement des plateaux littéraires qui constituent le substrat géo­poétique de cette oeuvre n’entend pas lui dénier son ori­ginalité, mais l’inscrire dans cette histoire moderne qui, de loin en loin, a toujours eu la tentation de s’affranchir du sens donné des mots, de l’épuiser, de le pervertir par une vitesse d’élocution nouvelle, afin que « le proche ou concret rappel » du sens n’encombre plus le dire et lui permette d’atteindre, « musicalement » le monde.

Si elle ne prétend rien atteindre, la poésie de Christophe Tarkos s’énonce pourtant clairement comme une discipline spirituelle, un « text building » selon la définition très juste qu’en donne Christian Prigent. Elle vise à préparer une autre pensée, « la pensée difficile ».

Renaud Ego

Le monde est là pourtant, scrupuleusement inventorié (les petits riens de la vie, tuyaux, cartons, carrelages et linoléums ; les démêlés avec la nomination, les poussées de fièvre ontologique...). Mais comme évincé par la mastication verbale. Le flux de langue note un étonnement narquois devant l’afflux des choses. Il se déroule sur une réalité qu’il reflète non pas à la manière d’un miroir stendhalien, mais plutôt comme une doublure d’autant plus inadéquate qu’elle mime l’adéquation limpide, la littéralité. Il passe sur le monde sans le toucher ni être touché par lui. Et il tourne alors dans une vacuité dérisoire, glosant à l’infini (mais sans lourdeur métapoétique ni métaphysique grincheuse) sur l’inadéquation de la langue aux corps, aux choses, au réel. Peu d’écrivains savent nous introduire avec un aussi imparable mélange de tendresse subtile et de cruauté pince-sans- rire au malaise de la langue qui passe comme une lame entre le monde et nous.

Derrière, bien sûr, il y a, mettant à distance l’excentricité expressionniste des avant- gardes récentes (trivialités carnavalesques, pathos du corps et passion néologique), le souvenir de l’objectivisme et de l’ironique grammaires poetic’ d’Olivier Cadiot. Et plus loin la répétitivité non figurative, plane, atone et tautologique de Gertrude Stein.

Mais peu importent les paternités. Avec les textes de Tarkos nous voyons à nouveau la langue infidèle refluer sur le sable instable du réel. Ce reflux abandonne une écume de rien du tout, un presque-rien volatil qui aère l’opacité du monde comblé de choses à vendre, d’images chromos, de corps lourds, de pensées soumises, d’âmes angoissées. Ce presque- rien qui revient sans cesse inquiéter l’idylle ahurie entre choses et langues, ça s’appelle peut-être poésie.

CHRISTIAN PRIGENT
Christophe Tarkos est mort le 30 novembre 2004.

13/10/2008

... Ruines, dalle, béton et les autres au repos ...

Ruine partout : pas de merveille sans ravage, pas de visions sans regards de fou. En pagaille, ruines dans tous les coeurs...

Dalle et béton 2web

merci Thierryweb

Parfois, tout disparaissait comme des traces d'avions dans le ciel - Mirage.

Je restais là, décontenancé, fouillant le reste de courage dont je disposais encore, croyais-je, au fond de la sacoche de mon être.

Je suis reparti.

 

Texte  --->  Thierry Bodson

19/09/2008

 

affiche 509 septembre copieweb 

"Je rentre de Troie, Actes de guérilla culturelle."

il faut qu'il grandisse
 

le 23/9 à 16h30 et le 24/9 à 15h

dans le cadre du festival

"Bien dans ton assiette...Bien sur la planète !"

Programme et info : 010/47 39 59 ou cliquez sur l'image pour accéder au site de la Maison du Développement Durable

08/09/2008

NE TE RETOURNE PAS, TU ES SUIVI PAR TA FEMME

Ecrit et mis en scène par  Thierry Bodson

Interprétation: Michel Keyaerts, Jawhar Basti, Laetitia Harutunian

C'est le mythe d'Orphée : un homme travaille dans sa cave chez lui. Soudain les plombs pètent et sa femme disparaît. Il tente de la retrouver dans cet espace noir devenu sans fond. Il entend sa voix sans la voir. Un être (le narrateur) le guide tout en lui posant des questions et en lui mettant des obstacles. Le couple se retrouve. Ils repartent. Touchés par la sauvagerie du lieu -l'enfer-, ils se perdent et s'engueulent, mais ils arrivent à se dire leurs peurs, leur colère et leur amour... C'est une remise en question du couple établi, et bourgeois. La démesure entre dans le quotidien et le quotidien se balade au coeur de la démesure.

A LA MAISON DE MAI

La maison est située  8 Avenue Rodin  à Bruxelles  (Ixelles)

Accès transport : Tram 81 arrêt "Pont du germoir" / Bus 95 arrêt "Rodin"

 Entrée libre

Une production de la Fabrique du Vent

VENDREDI 12 SEPTEMBRE 2008 / 20:30

SAMEDI 13 SEPTEMBRE 2008 / 16:00

05/09/2008

Au T.O.N. mercredi dernier...!

Mercredi soir le 3 septembre nous avons été invités à présenter notre atelier "Récits d'origines" dirigé par Candy Saulnier au Théâtre Océan Nord. Voici une tit photo...!

atlier récits d'origine

Consultez le site pour la programmation de la saison 2008 - 2009 (en cliquant sur le lien ci-dessus) Sacré programmation dont 4 créations, 2 reprises, la projection du film EXTERIEUR RUE co-écrit avec les habitants de la Rue Vandeweyer, des journées rencontres lors de la présentation de nouvelles créations. Dépéchez vous de vous inscrire car les places s'envolent vite.... Réservations : 02 216 75 55 - info@oceannord.org 

01/09/2008

Osez...! De - Venir...!

  Son - Corps - Voix - Théâtre D'Art 

Vous cherchez une

FORMATION THEATRALE

complémentaire à vos études?


gymnastesblog



Séances d'informations actives
Les lundis 1er, 8, 15, 22, 29 septembre à 19h30 ;
Le lundi 6 octobre à 19h30.

Aux Ateliers des Arts de la Baraque, 1 Rue des Artisans
« Boucle des Métiers », L.L.N.


Vous aimeriez la mettre en pratique dans un

ATELIER D’APPLICATION CREATIVE

Ce qui vous intéresse, c’est

le jeu de l’acteur

l’univers de l’auteur

la construction du personnage

la rencontre avec le public …

FAIRE DU THEATRE


Nous vous offrons la possibilité de vous y confronter,
même si vous n’avez aucune expérience préalable.

Ces cours d’art dramatique-interprétation font partie du
Domaine Arts de la Parole
de l’Enseignement Artistique de la Communauté française.

Académie Intercommunale de Musique, Danse et Arts de la Parole de Court-St-Etienne Ottignies L.L.N.
Extension Louvain-la-Neuve
Directeur : Joël De Coster - Directrice adjointe : Sabine Evrard


Pédagogie « Son-Corps-Voix-Image »

Inscriptions :
Rue des Ecoles 32 – 1490 Court-St-Etienne Tél. 010/61.42.36

vue d'ensembleblog

10/06/2008

 

21/05/2008

 

05/05/2008

IN GRÜ WE TRUST...!

 

CAFETARIA
FACADE DU GRU
FACADES B
FACADES C
GRU CINEMA
INFOS

Géniale, magnifique, simplicité, émotions intenses...

PHÈDRE

RACINE (1677) ET SÉNÈQUE (50)

SALLE DU FAUBOURG GENÈVE

Après Les Perses l'an dernier, voici Phèdre, nouvelle étape du projet producteurs de tragédies de theatercombinat (Vienne) : soit une coupe dans l'histoire du théâtre réalisée par Claudia Bosse pour examiner comment, au fil des siècles, machinerie théâtrales et dispositifs politiques se travaillent les uns et les autres. Par exemple, comment fonctionne la langue chez Racine, dans une monarchie absolue ? Ou encore, quel est le lieu de parole investi par Sénèque au moment du déclin de la république Romaine ?

Pour cette Phèdre, six comédiens nus investissent la Salle du Faubourg : plusieurs zones de cohabitation entre spectateurs et acteurs font varier les distances, les perspectives, les intensités de jeu, instaurant ainsi des régimes de regard et de contrôle différenciés. La metteure en scène et les comédiens recherchent une intensité physique qui puisse constamment vivifier l'alexandrin. Les corps activent des gestuelles de boxe, de danse baroque, de lutte, en tension permanente avec cette écriture simple et pure de Racine. Ecriture posée ici comme un principe politique de contrainte du sentiment.   mp

 

Phèdre

 

Le roi est nu. La reine Phèdre et tous les protagonistes de la pièce aussi. Porteurs seulement d'une langue à la fois mécanique et sublime : l'alexandrin de Racine troué de citations sénéquiennes.

 phedrewb1

Ainsi, ce qui se raconte sur le ring est-il aussi montré, à même le corps, dans la respiration du vers, par la machination musculaire du dire exhibée jusqu'au plus intime. Hors de la parole, rien ne fait signe dans l'image, pas même les âges et les sexes. L'acteur ne peut être alors que ce qu'il dit : vecteur d'un drame qui explose en cinq actes, partant corseté par cette métrique imparable.

 

La mise en scène prend l'espace, prend le temps (3h15'), donne le geste et la parole. Elle propose surtout une simplicité de points de vue sur Phèdre. Est-ce seulement la mise en scène, d'ailleurs ? Car il y a une réelle puissance installative dans ce dispositif spatial et dans cet étirement temporel. Le spectateur y est mis en situation de négociation constante avec toutes les personnes présentes, acteurs et public.                   

michèle pralong

 

Le Théâtre du Grütli est subventionné par le Département de la Culture de la Ville de Genève et bénéficie du soutien du Département de l'Instruction publique du Canton de Genève et de la Loterie Romande.

21/04/2008

Est-ce nécessaire de vous le rappeler ?

affiche 26 avril copieweb

Actes de guérilla culturelle 

d'après l'oeuvre de Rodrigo Garcia "Agamemnon"

 le samedi 26 avril 2008

à partir de 21H30 aux écuries de la Ferme du Biéreau à Louvain-La-Neuve,

Une soirée transdisciplinaire avec présentation de vidéos, performances, graphisme, etc... bar et buffet d'amis !

LES5SENS9 c'est Iza, Karo, Gauthier et Laurent

LES5SENS9 c'est aussi un blog http://les5sens9.blogspot.com

LES5SENS9 c'est une nouvelle expérience de la scène

un W.I.P. (work in progress), after (après),

de la section Son-Corps-Voix-Image de l'Académie Intercommunale de Court-Saint-Etienne, qui présentera à 20h précise, dans la Grange de la Ferme du Biéreau 

"Je rentre de Toi"

Le parcours du Guerrier de l’Antiquité à l'Homme contemporain.

piedmain

Un parcours musical et littéraire.

Venez nombreux, joyeux, heureux, curieux pour voir, rire, gueuler, parler, manger, danser avec nous...

Les commentaires en tous genres, divers et variés, d'accord pas d'accord sont les bienvenus sur ce blog ou sur celui des 5SENS9 ou celui de son corps voix image

 

03/04/2008

Une pièce de théâtre, cela vous plairait-il ?

 Platonov - papillon

C’est une œuvre atypique sous plusieurs aspects que se propose de cr
éer la troupe des Z’apatrides en reprenant le drame d’Anton Tchékhov, "Platonov".

En effet, rédigée vers 1878, cette œuvre de jeunesse ne sera découverte qu’en 1921, soit 17 ans après la mort du célèbre dramaturge. Elle occupe donc une place particulière dans le répertoire tchékhovien.

Par ailleurs, il s’agit, dans sa conception, d’une pièce pharaonique qui demanderait pas moins de sept heures de représentation si on devait la créer dans son entièreté. Jeune aristocrate séducteur et désabusé, Platonov se rend comme chaque année en villégiature retrouver une société d’amis et de voisins au fin fond de la Russie de la fin du 19e. Là, il retrouve Sofia, son amour de jeunesse. Ces retrouvailles vont être le déclencheur du drame.

Commencée comme une comédie de mœurs, la pièce va crescendo dans le déchaînement des passions jusqu’à une fin bouleversante. Exemple même du héros tchékhovien, pitoyable de faiblesse mais aussi attachant, Platonov passe par tous les états de la passion et finit par s’autodétruire, entraînant avec lui tous ceux qui l’entourent. Véritable génie dramatique, le jeune Tchékhov explore, avec un réalisme précoce les travers de l’âme humaine et livre une sévère critique d’une société en pleine décadence.

Platonov d’Anton Tchékhov par les Z’apatrides : les 2, 4, 5, 6, 11 et 12 avril à la salle de La Renaissance de Visé, 11 rue Haute.

Renseignements, réservations et préventes à l’Echevinat de la culture de Visé 04 374 85 50. http://www.vise.be/home/espace-culture/echevinat/evenemen...

21/03/2008

Toujours au GRÜ...!

 

Article paru sur le blog du T.O.N. le 20 - 03 - 2008 par Julie Fauchet

Il n’a vraiment pas fallu attendre longtemps pour qu’un nouvel atelier se remette sur pied.

En effet, nos “4èmes Rencontres d’Ateliers” étaient à peine terminées que Candy Saulnier, Alain Cofino Gomez et Marie-Rose Meysman organisaient déjà un nouveau projet. Plus précisément un atelier d’écriture et de jeu ayant pour thème « les récits d’origines ». Une manière de partager la question des origines avec d’autres, portés par des histoires différentes et multiples. L’atelier compte aujourd’hui 19 participants, de 18 à 62 ans.

Depuis 2 mois, ils écrivent de manière individuelle, des textes courts, ayant déjà en tête l’objectif de l’oralité.

Ce lundi 17 mars, Sylvie, Isabelle, Widiane, Alain, Claire, Lara, Evangelos, Alenxander, Delphine, Julie, Valère, Patrick, Soline, Annick, Aurélia, Manu, Michel et Emma ont réalisé une première lecture publique de leur texte. Un moment d’échange, de partage, de rire, d’émotion.

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A côté de l’écriture, une place importante est laissée aux chants traditionnels amenés par les participants et par les responsables : chant d’origine normande, chant juif, chant d’origine irlandaise…

Le fruit de leur travail sera ouvert aux spectateurs lors des « Minis Rencontres d’Ateliers » programmées les 12-13-14 décembre 2008.

A cette occasion vous aurez également l’opportunité de découvrir ou de redécouvrir le résultat de notre atelier “Résidence Provisoire” mené par Amid Chakir.

12/03/2008

4.48 Psychose ... comment vous dire ?!!

Comment trouver les mots pour vous décrire ce que j'ai ressenti hier soir à la découverte de la mise en scène sagace orchestrée par Isabelle Pousseur sur le texte décapant de Sarah Kane "4.48 Psychose"!

Je peux vous dire que je fis complètement - subjuguer - non seulement par la scénographie d'une pureté et d'une simplicité interpellante, mais aussi par le jeux des deux comédiennes Catherine Salée et Véronique Dumont. Un jeu vrai, ressenti, incarné, juste. Même si le texte paraît assez lourd et incisif à la lecture, il prend une toute autre tournure dans cette mise en scène.

Je me suis retrouvée en tant que spectatrice face à face avec moi "spectatrice", mais également moi en tant que "moi", avec les mêmes questionnements, les mêmes attentes, les mêmes constatations sur la condition de l'être humain.

C'est avec cette même éloquence, dignité et humour que j'aimerais faire passer sur scène la question " Comment survivre dans ce monde-là?!".

Car dans l'interview de Sarah Kane in "Love me or kill me - Sarah Kane et le théâtre" elle dit - "Si nous pouvons, grace à l'art, faire l'expérience de quelque chose, alors il nous est peut-être possible de modifier notre avenir, car l'expérience grave des leçons dans nos coeurs grâce à la souffrance, alors que réfléchir nous laisse intacts... Il est crucial d'enregistrer et de confier à la mémoire des événements jamais vécus - afin d'éviter qu'ils se produisent. Je prendrai plutôt le risque d'une overdose au théâtre que dans la vie."

12/02/2008

Théâtre Océan Nord du 11 au 29 mars 2008 !

Je peux remplir ma place

remplir mon temps

mais rien ne peut remplir ce vide-là dans mon coeur

Ce besoin vital pour lequel je mourrai

Dépression


4.48 Psychose Océan Nord web


 

Sarah Kane est née le 3 février 1971 à Brentwood dans le comté de l'Essex. Tout d'abbord comédienne, elle étudie le théâtre à l'uiversité de Bristol, puis à l'université de Birmingham, et devient metteur en sène et écrivain. En 1995, elle écrit sa première pièce "Blasted" (Anéantis).

Sarah Kane parvient immédiatement à la célébrité, fisant les gros titres de la presse britannique. Les critiques étaient, pour la plupart, très négatives, et la rumeur a couru que la censure pourrait être réntroduite en Angleterre.

De "Crave" (Manque), Sarah Kane dit : "Pour moi cette pièce parle du désespoir et du suicide" ou encore : "Je voulais découvrir comment un poème pouvait quand même être théâtral."

Sarah Kane s'est suicidée à Londres le 20 février 1999, laissant une cinquième pièce 4.48 Psychosis, créée au Royal Court Theatre. Ce texte est un sténogramme sur la maladie de la mort, une maladie qu'apparemment rien ne pouvait arrêter. Il témoigne de toute la force de son auteur, qu'elle soit dramatique ou poétique. Il témoigne d'un désespoir abyssal mais l'auteur nous en parle avec une telle pureté que le texte s'apparente à une prière.

4.48 Psychose, Sarah Kane, L'Arche Editeur, 2001, Paris, p.3

Texte sans personnage, cette oeuvre posthume de Sarah Kane révèle cependant en son sein un dialogue entre un médecin et sa patiente et, plus fondamentalement, entre la médecine (ou tout ce qui cherche à "soigner" l'homme) et la littérature. Mais la pièce parle aussi d'amour, du manque d'amour, du vide dû à l'absence d'amour. Et de séparation entre l'âme et le corps. Voilà pourquoi Véronque Dumont et Catherine Salée l'interpréteront à deux, incarnant tour à tour une patiente dépressive et son médecin, une amoureuse passionnée et une ombre qui ne peut lui répondre, une écrivain "maudite" confrontée à sa conscience internée et les deux faces d'une même personnalité.

Mise en scène Isabelle Pousseur Avec Catherine Salée, Véronique Dumont / Assistanat Guillemette Laurent / Scénographie Michel Boermans/ Costumes Natacha Belova / Lumière Nicolas Sanchez Direction Technique Christine Grégoire / Mouvements Filipa Cardoso / Traduction Evelyne Pieiller Editons de l'Arche 2001

samedi 15 mars 2008 Journée  - Rencontre

Proches de l'oeuvre et de l'auteur Sarah Kane, Mel Kenyon (son agente) et Graham Saunders (auteur de "Love me or kill me - Sarah Kane et le théâtre" Editions de l'Arche) seront présents.

Théâtre Océan Nord
63/65 rue Vandeweyer
1030 Bruxelles
Reservation: 02 216 75 55
Tel: 02 242 96 89 Fax: 02 216 59 57 info@oceannord.org

29/01/2008

les monologues voilés - Adelheid Roosen - Théâtre de Poche

A l’instar des Monologues du Vagin dans lesquels elle a elle-même joué aux Pays-Bas, Adelheid Roosen a - pendant de longs mois- interviewé plus de 70 femmes originaires de pays islamiques mais vivant aux Pays-Bas.

Elle nous propose 12 monologues d’une exceptionnelle intensité, drôles, poétiques, émouvants, qui nous offrent le rare privilège d’entrer dans l’intimité de femmes musulmanes, sans fausse pudibonderie ni voyeurisme.

Les 3 comédiennes arabo-belges nous racontent avec humour et émotion les rituels, les joies, les désirs, les chagrins, les orgasmes, les pressions familiales, culturelles vécues par ces femmes aux prises avec leur culture d’origine et la confrontation avec l’Occident.
Entre oppression et émancipation, entre silence et révolte, entre indépendance et emprise culturelle, mais surtout avec humour, ces monologues nous proposent un regard neuf sur la «femme musulmane» un regard désencombré de clichés poussiéreux, de préjugés ignorants.

Le Théâtre de Poche 1a Chemin du gymnase 1000 Bruxelles (Bois de la Cambre)
Administration: 02/647 27 26 - info@poche.be | Réservations: 02/649 17 27 ou reservation@poche.be