27/03/2008

Emily Dickinson...(Etats-Unis 1830-1886)

Emily Dickinson

Fleurir est aboutir

Qui rencontre une fleur

Et l'observe en passant

Soupçonne à peine

Le rôle d'un détail mineur

Dans l'entreprise

Brillante et compliquée

Qui se présente sous la forme

D'un papillon offert au méridien.

 

Remplir le bourgeon, combattre le ver,

Obtenir son droit de rosée,

Régler la chaleur, échapper au vent,

Eviter l'abeille qui rôde,

 

Ne pas décevoir la grande nature,

L'attendre ce jour-là :

Etre fleur est une profonde

Responsabilité !

(Traduction d'Alain Bosquet)

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Considérée aujourd’hui comme l’un des plus grands poètes américains, Emily Dickinson n’eut pas droit à la reconnaissance littéraire de son vivant. Presque absente de la scène littéraire, elle fut également peu présente dans le théâtre de la vie. Son champ d’expérience fut limité, puisqu’elle ne s’éloigna d’Amherst que pour passer une année au collège de Mount Holyoke à South Hadley ou lors de rares séjours, à Washington ou à Boston. Il semble donc qu’elle n’ait guère quitté le cercle de cette petite communauté puritaine de Nouvelle-Angleterre, ni franchi le seuil de la maison familiale où elle disait tant se plaire – entre son père juriste et homme politique, admiré et craint, et sa mère plus effacée ; entre sa sœur Lavinia, qui ne partit jamais non plus et son frère Austin, installé dans la maison voisine avec sa femme Susan, amie de cœur de la poétesse. Le choix d’un certain retrait du monde livre un signe essentiel : la mise à distance, l’ironie. Mais, à certains égards, ce retrait fut peut-être moins absolu qu’il n’y paraît : tout en se dérobant au monde, au mariage, elle adressa des lettres passionnées à divers correspondants masculins. La fin de sa vie fut marquée par des deuils répétés (son père en 1874, sa mère en 1882, son neveu Gilbert, mort à l’âge de huit ans en 1883, Otis P. Lord en 1884). Secrète et expansive, grave et moqueuse, discrète mais audacieusement libre, sa personnalité est aussi complexe que l’espace réel de son expérience fut restreint.
     Selon Adrienne Rich “le génie se connaît toujours lui-même : Dickinson a choisi sa réclusion parce qu’elle savait ce qui lui convenait”. Ce choix d’artiste lui a permis de vivre en lisant et en écrivant : en lisant la Bible, Shakespeare et Dickens, ou encore Emerson, Hawthorne et Melville, et en écrivant, de l’âge de vingt ans jusqu’à sa mort 1775 poèmes.


     (Christine Savinel, Le nouveau dictionnaire des auteurs.) 

08/06/2007

Bravo, quelle belle soirée...

Merci Thierry de bien vouloir partager ton univers poétique avec nous. Quel joie de te voir en scène quel bonheur de t'entendre chanter. Merci

 

Pour ceux qui ne comprennent pas mais qui aimeraient passer une belle soirée dans un endroit merveilleux de Bruxelles voici les coordonnées. Ce soir et demain les deux derniers jours pour entendre voir palper se nourir voyager se laisser entraîner...c'est à la Samaritaine avec Thierry Bodson. Allez y vous ne serez pas déçu!

TBod en concert

 

 

29/04/2007

Une super vidéo pleine de poésie, vraiment superbe