14/11/2007

Quelques images de l'ouverture de UCCA à Beijing

Etonnant, interpellant pour le moins , mais qu'est ce donc ces petits bonshommes... installation ? performance?

ouverture du logo à Pékin photos prises par Dennis Lee photographe, http://picasaweb.google.com/dennisklee/UCCAOpeningAt798   

tisommes

 



 

tisommes ensemble bleu

 

tisommes qui monte

 


tisommes vivant

tisommes rose

13/11/2007

Ullens Center of Contemporary Art... !

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Ullens dans le Centre

L’affaire a été pliée à la chinoise : en deux ans, le collectionneur belge Guy Ullens a concrétisé «le rêve de sa vie» : ouvrir une fondation d’art contemporain à Pékin. L’UCCA, Ullens Center for Contemporary Art, a été inauguré ce week-end devant la presse. Des centaines de personnalités tout aussi internationales ont été invitées à l’ouverture de ce musée privé, le plus grand à ce jour financé par l’étranger en Chine.

Gigantisme. Guy Ullens, 72 ans, est un débonnaire. Sa carrière dans les sucreries familiales derrière lui, il consacre sa retraite à l’art contemporain chinois. Le teint hâlé par le soleil de Verbier (Suisse), où il réside, il raconte l’angoisse du collectionneur. Que faire de 1 500 œuvres accumulées depuis vingt ans, dont une copie, par l’artiste Huang Yong Ping, d’un avion américain descendu par les Chinois ? Même la biennale de Venise est trop étroite pour l’exposer. «Il fallait acheter une ancienne usine en Chine», explique Ullens. Son souhait : «Exposer l’art chinois aux Chinois», privés de musée d’art contemporain dans la capitale.

L'"art district 798" à Pékin est une immense friche industrielle, un ex-complexe d'usines d'électronique et d'armement monté par les Allemands de l'Est dans les années 50 dans un style néo-Bauhaus. Le site a accueilli jusqu'à 20000 ouvriers. On voit encore les traces de la technologie communiste : tuyaux de vapeur striant les ruelles du site, slogans révolutionnaires maoïstes sur les murs. Une partie du site est toujours occupée par des usines qui fleurent les années 50 : cheminées fumantes, ouvriers en vélo, labyrinthes de couloirs noirs de suie, circuits mystérieux de tubes, à hauteur des yeux. Le site de Dashanzi avait commencé à dépérir à la mort de Mao. Et au début des années 2000, des artistes ont investi le lieu, installé leurs ateliers, squatté les espaces. Les tags ont fleuri sur les murs et les Mao kitsch ont commencé à côtoyer les statues militantes de la révolution culturelle.

Le " 798 art district " a joué un rôle majeur pour libérer et exposer la créativité des artistes chinois. Pas toute cependant, car la censure et l'autocensure rodent. Encore aujourd'hui, des "policiers" viennent surveiller qu'il n'y ait pas d'oeuvres subversives ou d'oeuvres montrant des nus. Le site, sans cesse menacé par la spéculation immobilière, devrait se voir consolidé grâce à la présence du "musée Ullens".

En 2005, il reste une immense coque de béton vide surmontée par la plus haute cheminée du complexe. «C’est pour le Guggenheim, pas pour moi», se dit alors Guy Ullens, effrayé par le gigantisme du lieu : 15 mètres de haut sur 130 de long. L’enthousiasme de l’architecte français Jean-Michel Wilmotte l’a convaincu, autant que les encouragements des Chinois : «Vous aurez tout ce que vous voulez», assurent les officiels, pas fâchés d’institutionnaliser ce Soho de la capitale, trop subversif à leurs yeux. Le baron Ullens se sépare d’une quinzaine d’aquarelles de Turner qui l’encombraient à Verbier et lève 25 millions de dollars sur ses fonds propres et ceux de son épouse Myriam, ex-patronne d’une boulangerie industrielle. «La vie du collectionneur est dure, s’amuse-t-il. Je n’ai pas l’artillerie d’un Pinault et les sponsors, comme toujours, attendent de voir». Wilmotte s’attaque au projet et une équipe polyglotte est constituée.

inside centre

Immaculé. Fei Dawei, le directeur artistique, un des connaisseurs de l’art contemporain chinois, a guidé Guy Ullens dans ses premiers pas collectionneurs au milieu des années 80 et l’a convaincu d’ouvrir l’UCCA à Pékin plutôt qu’à Shanghai, plaque tournante de l’art contemporain chinois, ville «trop commerciale» à ses yeux. Virginia Ibott, directrice des relations extérieures, a passé douze ans à la Tate Gallery, où elle a connu Jan Debbaut, conseiller artistique. Un chef étoilé Michelin, Yves Mattagne, supervisera le restaurant gastronomique.

Guy Ullens n’est pas seulement un mécène philanthrope. Le UCCA doit pouvoir voler de ses propres ailes, grâce à des salons VIP à louer, une boutique «genre Arcurial», et quelques bars. Dix mois plus tard, ce beau monde est à pied d’œuvre dans un palais lumineux, plus MoMA que Guggenheim, retapé en un an : «N’importe où en Europe, ce projet aurait pris dix ans. A mon âge, je n’ai plus le temps», raconte Guy Ullens. De l’usine restent la charpente de béton et la cheminée de briques. Les murs sont blancs, les sols en béton ciré. Passée la porte, on oublie la Chine, l’UCCA pourrait être à Paris, Londres ou New York, fidèle au style immaculé des musées d’art contemporain. La première exposition, «85 new wave», se veut une rétrospective exhaustive du jeune art contemporain chinois. La collection Ullens se mêle à celles d’autres collectionneurs et artistes.

En ce moment au centre Ullens ’85 New Wave - The Birth of Chinese Contemporary Art

Fei Dawei évoque les années 80, période insensée pour la Chine, «c’était la liberté, on découvrait le monde», et le passage accéléré du réalisme socialiste, inspiré de l’académisme soviétique, à l’art abstrait ou conceptuel. 1989, nom de code pour les massacres de Tiananmen, avait jeté un voile gris sur la production artistique. A cette époque, Zhang Xiaogang, dont une toile s’est vendue l’an dernier 1,1 million d’euros chez Christie’s, «parlait de mort». Pour Fei Dawei, c’est sa période «la plus émouvante».

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Porshe Yi
mythos of lost dynasties