22/05/2008

Concert de musique Indienne ! Emotions en transe...

Hier soir, dans les locaux de l'espace REMUA à Bruxelles, a eu lieu un concert de musique Carnatique Indienne. Violons et Mridangam. Pour vous aider à comprendre voici une petite explication de ce qu'est la musique Carnatique.


La musique carnatique est la musique traditionnelle du sud de l’Inde ; elle est basée sur le système de ragas .Chaque raga exprime une humeur ou une émotion. C’est littéralement une science des émotions à travers la musique. Le chant carnatique est traditionnellement accompagné par un violon (ou une vina ) et par des instruments de percussions tels le mridangam,le gatam et le Kandjira.

Au cours des siècles grâce aux grands vidwans (musiciens et musicologues antiques) tels Bharatha, Matanga, Sarangadeva et venkhatamakhi, cette musique continua à se perfectionner et à évoluer.
Petit à petit la musique indienne s’est divisée en deux écoles et style bien distincts.
Cette division s’explique par les diverses invasions musulmanes au nord de l’Inde au 12e et 13e siècle, venues d’Asie mineur.
La partie nord adopta donc un style très influencé par le style musical persan et arabe tout en gardant tout de même ses technique de bases originelle.
La musique Carnatique (qui signifie en sanskrit :originaire du sud et ancien), continua son évolution en restant fidèle à son style et à son caractère originel.
Même si leur origine est la même ces deux style de musique sont très différent par leurs approche, leurs couleurs, et leurs répertoire.
Même la langue a changée, hindoustani :hindi ,urdu, persan, langue plus moderne alors que carnatique :langue du sud traditionnelle :sanskrit, tamil littéraire, telugu, kannada, malayalam.

La période clef de la musique carnatique, l’age d’or, s’établi avec ce qu’on appelle la trinité. Tyagaraja (1767-1847), Muthuswamy Dikshitar(1776-1827), Shyama Shastri(1762-1827), c’est un groupe de trois poètes qui ont déterminé l’évolution et élaboré le répertoire caractéristique de cette musique.

La forme de composition du kriti fut créée avec ses trois partie systématiques, ses sangatis(phrases répétés, ce qui donne l’opportunité d’élaborer un improvisation dans le raga)
C’est l’étape ou cette musique dévotionnelle auparavant accessible à tous sans besoin de technique vocal ou de connaissance musicale poussée, est devenue véritablement une musique savante.
« La musique indienne est basé sur le système de ragas et de talas. Le raga (mode) est défini comme ce qui plaît à l’esprit dans les traités anciens de musique. Chaque raga est basé sur une échelle de 5, 6 ou 7 notes et il incorpore des ornements mélodiques (gamakas) et des micro-tons (srutis). Chaque raga a des notes prédominantes et est caractérisé par des traits et des couleurs qui permettent aux auditeurs avertis de le reconnaître facilement.
Le tala (système de cycles rythmiques) est le deuxième axe de la musique indienne. Il est basé sur un fondement mathématique. Il y a sept talas de base et chacun engendre à son tour cinq talas distincts, ce qui fait en tout 35 talas. »

Des émotions ? Oui ! il y en a eu et de toutes sortes, troublées, emportées, transportée, en transe portée... J'ai entendu une virtuosité hors du commun, qui m'a permise une exaltation et un accès à la transformation...

Voici quelques photos prisent lors du concert

mano mini

mano vinelli

mano vinelly 2

violonistes

quatuor

Le quatuor était composé de

Mysore M.Nagaraj et Dr M. Manjunath aux violons

Neyveli B.Venkatesh au mrindagam et de

Herbert Lang au kanjira

La soirée était organisée par Béatrice Didier

Tout grand merci à eux !

 

20/04/2007

 

STAGE D’INITIATION

AU BHARATANATYAM &

A LA MUSIQUE CARNATIQUE.

 


Neyveli B. Venkatesh a commencé à jouer du mrindangam à l’âge de 4 ans. En 1995, dans sa ville natale de Neyveli, il montre l’étendue de sa virtuosité par un concert en solo ininterrompu de 28 heures. Depuis, la scène internationale le réclame. Il se produit à l’étranger 8 mois de l’année, et partage son temps entre concerts et cours (Angleterre, Canada, France, Suisse, Allemagne, Etats-Unis, Afrique du Sud…). Le son original et les cycles rythmiques de la musique indienne enthousiasment entre autres les ensembles de jazz qui font souvent appel à ses talents.

Visitez son site : www.neyvelivenkatesh.com

Contenu du stage :

La musique carnatique est la musique utilisée entre autres dans les spectacles de bharatanatyam. Remontant à plus de 2000 ans, elle a été revivifiée et développée dans le Tamil Nadou depuis le XVIIe siècle. Elle cultive un savant équilibre entre composition et improvisation, entre le mode musical classique (râg ou raga) et un rythme particulier (tâl ou tala).

Le cours de Neyveli B. Venkatesh sera une introduction aux rythmes de la musique carnatique à travers l’étude des thalams et des patterns (phrases rythmiques de quelques mesures) et d’exercices d’improvisation.

Renseignements pratiques :

Le stage se déroulera du 16 au 26 mai, de 10h00 à 16h00

(excepté le dimanche 20 mai)

au Théâtre Océan Nord

rue Vandeweyer 63-65, 1030 Bruxelles

Prix du stage : 275 €

 

Renseignement et inscription :

Béatrice Didier : 02 732 67 43 ou 0495 60 14 14

 

Sujatha Mohan est une des grandes disciples de Padma Subrahmanyan. Formée à l’école Nrithyodaya, elle y a reçu le Prix « Bharata Nritya Priya ». Elle a par ailleurs obtenu son diplôme de sanskrit à l’Université de Chennai. C’est en 1998 qu’elle fonde sa propre institution : « Padmashree Nrithyala » où, entourée d’une trentaine d’étudiants, elle enseigne la pratique et la théorie du bharatanatyam. Elle a également dirigé plusieurs workshops aux USA, à Singapoure et en Suisse. Elle se produit régulièrement dans plusieurs « sabhas » et temples de Chennai et divers festivals, tant en Inde (Bombay, Chidambaram, Kérala…) qu’à l’étranger (Athènes, Iles Maurice, Singapoure). Notons que Sujatha Mohan a reçu le prix « Padma Bharati » de la P. Sarangapani Cultural Academy de Chennai.

Le bharatanatyam est l’un des huit styles de danse classiques de l’Inde, pratiqué dans tout le Sud. Dansée autrefois par les « dévadasis » (danseuses hérédi-tairement attachées aux temples et dédiées aux dieux), elle a été « sauvée » au début du XXe siècle d’un oubli presque total. Le corps, le visage et les yeux y sont utilisés de manière très codée.

Lors de ce stage avec Sujatha Mohan, nous étudierons d’une part le rythme (tala) frappé des pieds ainsi que ses variations (adavus); d’autre part le langage symbo-lique des mains (mudras) et les expressions du visage et du corps (abhinaya). Suivant l’avancement du cours et le désir des participants, nous aborderons également le travail des karanas.

Le nombre de participants à ce stage étant limité, l’inscription est indispensable.

Pour les personnes qui ont déjà une pratique avancée de la musique carnatique et/ou du bharatanatyam, des cours privés avec les formateurs sont également possibles durant cette période.