15/05/2009

Alfred Stevens - Musée Royale des Beaux Arts


Alfred Stevens (1823-1906) avait fait ses études à l'Académie de Bruxelles où il fut l'élève de François-Joseph Navez. Vite, il émigra à Paris pour y faire fortune. Il commença par peindre les drames sociaux. Ses tableaux, ce fut d'abord Zola avant de devenir Proust. On montre à l'expo, de beaux tableaux sur les pauvres. Mais les salons français, émerveillés par son talent, lui commandèrent de nombreux tableaux mondains et il ne put y résister, attiré par la fortune, poussé dans le dos par son frère. "Il peint encore des mains tendues, disait-on, mais ce sont des jolies petites mains blanches et elles implorent non l'aumône mais le baiser." Il n'a pas son pareil pour "croquer" la belle émue par la lecture d'une lettre, ou prise par son doux chant, ou se regardant dans un miroir avec ses longs cheveux brillant dans la lumière rasante. C'est lui qui, ami de Manet, lui fit connaître le marchand de tableaux Paul Durand-Ruel qui lança Manet et le fit fréquenter Degas, Morisot et Baudelaire. Il s'enthousiasma pour le japonisme comme le montrent à l'expo, des tableaux aux décors faits de paravents japonais, ou d'un éléphant venu des Indes, dans des salons où "tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté", comme disait Baudelaire.

Sarah Bernard

Alfred Stevens fut la star des stars de l'époque. L'Annie Leibovicz. Il reçut un triomphe à l'expo universelle de 1867 à Paris où il reçoit la légion d'Honneur. Il est au mieux avec la cour de Napoléon III. Il réalise avec Henri Gervex, pour l'expo universelle de 1889 (celle de la tour Eiffel) un "panorama du siècle", vaste fresque sur l'histoire des idées que l'exposition évoque à l'étage. Mais malgré cela, Alfred Stevens ne vit rien venir.

 

le bain stevens

 

"Le Monde Invisible" émission deThierry Genicot tout les jeudi soir à 22H10 sur la Première.

Le monde Invisible


première

podcast de l'émission (cliquez sur l'icône de la première) pour entendre l'émission, belle écoute

 

22/04/2009

Tяace asbl, Terrain de Recherches Artistiques Contemporaines Expérimentales

 

logotraceweb

 Nous avons l'immense plaisir de vous présenter notre asbl nommée

Tяace

Celle-ci est la suite logique du collectif mis en place il y a tout juste un an =>

LES 5SENS9

une irrésistible envie de concrétiser la passion de créer, produire, interpeller, rechercher, expérimenter... mais surtout tracer !

Nous sommes 4, et entres autres , vidéaste, graphiste, infographiste, acteurs, performeur, plasticien. ingénieur design, journaliste, voyageur...

Karo, Yza, Geuth et Tjeno à suivre !

21/04/2009

S


s from candas sisman on Vimeo 

 

Étudiant en art plastique, 22 ans, surfez sur sa page perso sur

deviantART  gallery

 

15/03/2009

sURRéaLiSmE =°}

"L'art est un mensonge

qui nous fait entrevoir la vérité"

Pablo Picasso

"SURREALISME, n.m. - Automatisme psychique pur par lequel on se propose d'exprimer, soit verbalemnt, soit par écrit, soit de tout autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée en l'absence de tout contrôle exercé par la raison,en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale.

ENC. Philos. Le surréalisme repose sur la croyance à la réalité supérieue de certaines formes d'associations négligées jusqu'à lui, à la toute-puissance du rêve, au jeu désintéressé de la pensée. Il tend à ruiner défintivement tous les autres mécanismes psychiques et à se substituer à eux dans la résolution des principaux problèmes de la vie.

Ont fait acte de SURREALISME ABSOLU entre autres... Aragon, Breton, Desnos, Eluard...

A. Breton la dance

André Breton est né le 19 février 1896 à Tinchebray, dans l'Orne et mort à Paris le 28 septembre 1966.
     La vie de Breton se confond pratiquement avec celle du mouvement dont il est sans doute le principal représentant littéraire: le surréalisme. Fortement influencé par Paul Valéry, dont il fait la connaissance en 1914, Breton rencontre successivement Jacques Vaché (1916) puis Apollinaire. En 1919, il publie ses premiers poèmes.
     C'est alors qu'il fonde avec Louis Aragon et Philippe Soupault la revue Littérature, et y publie (en collaboration avec Soupault) le premier texte surréaliste, Les Champs magnétiques . De 1919 à 1921, il participe au mouvement Dada, et étudie (influencé par Freud, qu'il rencontre en 1921) l'« automatisme psychique ». En 1924 paraît le premier Manifeste du surréalisme . Breton et ses amis fondent en même temps un « Bureau de recherches surréalistes » et une revue appelée La Révolution surréaliste. En 1930 paraît le Second Manifeste. Breton définit ainsi le terme « surréalisme » : « Automatisme pychique pur par lequel on se propose d'exprimer soit verbalement, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée... ».     Définition qui ne rend qu'imparfaitement compte du « programme » surréaliste, lequel, pareil en cela au romantisme allemand aspire à « réconcilier » le rêve et la réalité et à promouvoir une « libération totale » de l'être humain. Bien que Breton ne soit pas le seul surréaliste, il est la figure de proue du mouvement. Figure discutée, parfois autoritaire et sectaire perpétuellement en lutte contre les «déviations »: ainsi successivement de Tzara (I'un des fondateurs du mouvement Dada) d'Artaud (qui prône une « révolution » plus métaphysique) d'Éluard et d'Aragon, qui se rallient au programme révolutionnaire marxiste. Jusqu'à sa mort, Breton incarnera l'« orthodoxie » surréaliste avec une fougue et une passion qui lui sont propres. Entre-temps il aura su donner à son mouvement une ampleur quasi mondiale, tout en le dégageant des équivoques de l'engagement politique (le poète, en 1935, met fin à son "idylle » avec le parti communiste français et s'oriente vers une pensée libertaire).
    Extrait du Nouveau dictionnaire des auteurs, Laffont, 1994


...

"En art ce n'est pas comme au foot :

c'est quand on est hors-jeu

qu'on marque le mieux les buts"

Salvador Dali

 

Atmosphère AtmosphèreAtmosphèreAtmosphèreAtmosphèreAtmosphèreAtmosphère AtmosphèreAtmosphèreAtmosphèreAtmosphèreAtmosphèreAtmosphèreAtmosphère AtmosphèreAtmosphèreAtmosphèreAtmosphèreAtmosphèreAtmosphèreAtmosphère AtmosphèreAtmosphèreAtmosphèreAtmosphèreAtmosphèreAtmosphèreAtmosphère AtmosphèreAtmosphèreAtmosphèreAtmosphèreAtmosphèreAtmosphèreAtmosphère!

03/03/2009

Ouverture très prochainement !

LogoMuseum

Le 2 juin 2009, les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique ouvriront à Bruxelles,
en collaboration avec la Fondation Magritte et avec le soutien de GDF SUEZ et la Régie de Bâtiments,
le « Musée Magritte Museum ».

Cubemagritte

Avant-goût ...!

14/01/2009

"L'existentialisme est un humanisme" - Jean Paul SARTRE

Ce que l'existentialisme a à coeur de montrer, c'est la liaison du caractère absolu de l'engagement libre, par lequel chaque homme se réalise en réalisant un type d'humanité, engagement toujours compréhensible à n'importe qui, et la relativité de l'ensemble culturel qui peut résulter d'un pareil choix; il faut marquer à la fois la relativité du cartésianisme et le caractère absolu de l'engagement cartésien. En ce sens on peut dire, si vous voulez, que chacun de nous fait l'absolu en respirant, en mangeant, en dormant ou en agissant d'une façon quelconque.

Il n'y a aucune différence entre être librement, être comme projet, comme existence qui choisit son essence, et être absolu; et il n'y a aucune différence entre être un absolu temporellement localisé dans l'histoire, et être compréhensible universellement. Cela ne résolut pas entièrement l'objection de subjectivisme. En effet, cette objection prend encore plusieurs formes. La première est la suivante: on nous dit, alors vous pouvez faire n'importe quoi; ce qu'on exprime de diverses manières. D'abord on nous taxe d'anarchie; ensuite on déclare: vous ne pouvez pas juger les autres, car il n'y a pas de raison pour préférer un projet à un autre, enfin on peut nous dire : tout est gratuit dans ce que vous choisissez, vous donnez d'une main ce que vous feignez de recevoir de l'autre. Ces trois objections ne sont pas très sérieuses. D'abord la première objection : vous pouvez choisir n'importe quoi, n'est pas execte. Le choix est possible dans un sens, mais ce qui n'est pas possible, c'est de ne pas choisir. Je peux toujours choisir, mais je dois savoir que si je ne choisis pas, je choisis encore.

L'homme se trouve dans une situation organisée, où il est lui-même engagé, il engage par son choix l'humanité entière, et il ne peut pas éviter de choisir.

Disons plutôt qu'il faut comparer le choix moral avec la construction d'une oeuvre d'art...

extrait du livre de Jean Paul Sartre "L'existentialisme est un humanisme"

folioessais

existentialisme-magritte

Né le 21 juin 1905, Jean Paul Sartre, avec ses condisciples de l'Ecole normale supérieure, critique très jeune les valeurs et les traditions de sa classe sociale, la bourgeoisie.

Dès ses premiers textes philosophiques, L'imagination (1936), Esquisse d'une théorie des émotions (1939), L'imaginaire (1940), apparaît l'originalité d'une pensée qui le conduit à l'existentialisme, dont les thèses sont développées dans L'Être et le néant (1943) et dans L'Existentialisme est un humanisme (1946).

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30/12/2008

Cris & chuchotements !

"Il faut abandonner son passé tous les jours, ou bien l'accepter et si on y arrive pas, on, devient artiste." Louise Bourgeois.

Cris et chuchotementsblog

Selfportrait, 1996. Phoographie. Kiki Smith

L'exposition  cris & chuchotements   traite avant tout d'un certain type de regard reliant les vingt-trois artistes sélectionnées pour cette manifestation. Ce regard, bien particulier, qui à la fois dévoile et retient, explose et émeut, crie et chuchote, témoigne de l'approche décrispée d'une génératin d'artistes femmes, qui, après être allées au combat à la fin des années 60 pour défendre un art avant tout féministe et revendicateur, assument désormais pleinement leur genre lorsqu'elles se penchent sur les questions de leur identité, de leur intimité ou de leur imaginaire. L'ironie et la dérision, voire l'autodérision, y côtoient la tendresse et l'introspection dans un fascinant mélange d'expressions et d'émotions contradictoires*.

Arthur Rimbaud avait vu juste lorsqu'il prophétisait : quand sera brisé l'infini servage de la femme, quand elle vivra pour elle et par elle, l'homme jusqu'ici abominable lui ayant donné son renvoi, elle sera prête, elle aussi: la femme trouvera l'inconnu! Ses mondes d'idées différeront-ils des nôtres? Elle trouvera des choses étranges, insondables, repoussantes, délicieuses, nous les prendrons, nous les comprendrons**.

*Extrait de l'avant propos du catalogue de l'exposition Cris et chuchotements du Centre de la Gravure et de l'Image Imprimée.

**Extrait de la lettre adressée par Arthur Rimbaud à Paul Demey le 15 mai 1871

 23 artistes exposent

Carole Benzaken, Anick Blavier, Marie-France Bonmariage, Louise Bourgeois, Sophie Calle, Sylvie Canonne, Valérie Carro, Anne De Gelas, Laurence Dervaux, Sylvie Eyberg, Izabella Gustowska, Isabelle Happart, Chantal Hardy, Bénédicte Henderick, Myriam Hornard, Ingrid Ledent, Frédérique Loutz, Agathe May, Ana Mendieta, Annette Messager, Françoise Pétrovitch, Kiki Smith, Nancy Spero.

CGELL10 Rue des amours - 7100 La Louvière - www.centredelagravure.be

18/11/2008

J'ai vu aux Brigittines jeudi dernier...

 Pierre Droulers

 Corps et décors

Présentation publique de la résidence

"Ce que nous voyons devant nous regarde toujours dedans"

Fruit d'une rencontre entre des danseurs expérimentés et des artistes issus de disciplines différentes, cet atelier de 5 jours propose une incursion dans l'intimité de l'être et de son cadre de vie.

Corps et décors s'annonce comme une recherche chorégraphique et plastique, prenant appui sur la marche, interrogeant l'errance ou l'unisson. La marche également comme déplacement d'espaces/graphes/tempi/ ou changement de "décor".

Ce laboratoire pose la question de la représentation, de l'expérience privée/publique et de sa mise en scène.

Le corps ici prend place et cherche à toucher l'autre.

C'est une rencontre dont la richesse réside aussi dans la participation active des participants. Physique et artistique. Les présentations publiques de la résidence font écho aux "poses" philosophiques de Jean-Luc Nancy sur la promenade.

pierre Droulers ----->Pierre Droulers 

Les Brigittines, Centre d'Art contemporain du Mouvement et de la Voix de la Ville de Bruxelles

L’ancienne Chapelle des Brigittines – église baroque du XVIIè siècle - jusqu’il y a peu, lieu principal d’activité et de représentations, est aujourd’hui dotée d’une extension, une jumelle, Chapelle contemporaine, inaugurée les 20 et 21 août 2007. L’année 2008 verra également l’achèvement des travaux de construction d’un bâtiment voisin qui comprendra 6 ateliers/logements pour artistes ainsi que d’un jardin artistique et pédagogique, tous deux, aussi gérés par Les Brigittines.

Depuis 1976, chaque chorégraphe, plasticien, dramaturge et interprète, au sein des Brigittines, se fait porteur d’un univers personnel, inimitable et atypique qui questionne le monde d’aujourd’hui. Les rencontres et les glissements qu’ils proposent entre théâtre et danse, musique et théâtre, danse et arts plastiques, etc. échappent à la classification et donnent lieu à la création de nouveaux langages. L’exploration de ces nouveaux langages a toujours été la préoccupation première des Brigittines.

Aujourd’hui, cette mission reste d’actualité, mais, ses différentes extensions – le double et son restaurant, sa salle de spectacle, son studio, ses bureaux et ses installations techniques, les logements d’artistes et leurs ateliers, le jardin – permettent de l’affiner et ouvrent de nouvelles perspectives : la transmission - Les Brigittines désirent partager leur passion pour les arts - et la recherche.

La Chapelle des Brigittines offre, depuis plus de vingt ans, une plate-forme aux arts vivants : danse, musique, théâtre, arts visuels. Lieu de retraite, de dépouillement, d'isolement, espace de recherche, d'expression, de création, les Brigittines, c'est aussi, depuis quelques années, l'histoire d'une rencontre entre les arts de la scène, la littérature et la musique.

    http://www.brigittines.be/index.php?cid=10000    


18/09/2008

Cela foisonne, étonne, détonne ! âme sensible s'abstenir

PATTY CHANG

Le travail de Patty Chang s'inscrit dans la continuité des recherches menées par des artistes des années 1970, dans lesquelles la notion de performance est souvent associée à l'idée d'endurance.

Dans «Fountain», Patty Chang scrute son visage dans un miroir rond, posé à même le sol, et absorbe bruyamment l'eau qui le recouvre. De cette performance qui a eu lieu dans les toilettes d'un restaurant d'entreprise, elle a choisi un cadrage serré, vidé de toute référence au contexte dont il est extrait. L'eau, qui devrait couler, est ici stagnante et renvoie à une sensualité froide et implacable, renforcée par ce cadrage serré du double visage. Dans ce face à soi, l'artiste se livre à un intense jeu de séduction qui se déroule dans une auto-absorption, une auto-hypnose où le bruit de l'action restitue crûment la portée du geste.

Cette livraison brute de l'image reflétée et aspirée découvre un raisonnement par analogie où les incontournables symboles de l'eau et du miroir sont revisités. Cette association conduit à un rapport plus général qui, comme le souligne l'artiste, «nous permet d'y associer notre propre narration. Toutes les interprétations sont possibles».

On peut donc ainsi identifier la métaphore de la lutte, du succès et de la défaite, de la projection de soi dans cette introspection que petits et grands nous opérons dans nos vies à des moments plus ou moins forts d'autocontemplation.

chang

«J'étais obsédée par l'idée d'une superficie plane et de l'illusion de profondeur que cela engage, c'est un abysse superficiel. Baudrillard a écrit que la séduction est de mourir comme réalité et de se reconstituer comme une illusion. Se regarder est un acte de séduction, l'action de se regarder devient un cycle de vie et de mort, et le fait de le boire est une acceptation de ce cycle» explique Patty Chang.

Source : Frac Lorraine, Metz  Exposition Frac Lorraine 2008

Du «Familles, je vous hais» gidien, aux ambiances vitriol et sulfureuses des dernières sorties littéraires ou de la production cinématographique - Chabrol, Vinterberg, Bergman, Almodovar, pour n'en citer que quelques-uns - la famille ou plutôt «l'Infamille» semble un thème d'inspiration inépuisable.

Échanges conflictuels, problèmes intergénérationnels, secrets ou non-dits, Oedipe mal résolu, rapports fusionnels ou possessivité, amour vache, voire sadisme… voici égrenés quelques morceaux choisis de défaillance familiale : des données multiples pour une équation aux variables infinies.

L'érosion du modèle familial traditionnel, le déclin de la figure patriarcale et la contestation de l'omniprésence de la mère ont fait voler en éclat les apparences lisses et consensuelles «des possessions jalouses du bonheur» pour révéler les failles des relations entre individus d'une même «tribu».

Les artistes nous proposent un regard à rebours des conventions sociales et soulèvent les sujets épineux qui hérissent le long fleuve tranquille de l'amour filial/familial… À travers des vidéos ou photos, ils/elles tentent de mettre en évidence l'artificialité des normes qui régissent nos vies et les échanges sociaux. Tensions et frictions (Gillian Wearing, Salla Tykkä), ambivalence des sentiments et des désirs (Emmanuelle Antille, Patty Chang), figure protectrice et étouffante de la mère (Gina Pane), immixtion dans la sphère de l'intime, possessivité perverse (Éric Pougeau) ou simplement érosion des sentiments (Agnès Varda), émaillent un parcours aux vertus cathartiques.

Car, après tout, ces regards mêlés d'amour et d'humour, poursuivent le récit, bien connu depuis la tragédie antique, de la difficulté d'aimer. Je t'aime, moi non plus?

Récapitulatif de quelques oeuvres de PATTY CHANG (âmes sensibles s'abstenir)

elle raconte (en anglais) comment ses parents conçoivent son approche de l'art ainsi que différentes vidéos et performances.

17/09/2008

L'esprit de M.A.I.

Image

En partenariat avec la Commune d'Ixelles Image

La Maison de MAI est un espace prêté par la Commune d’Ixelles située au croisement de l'Avenue de la Couronne et de l'Avenue Rodin à Ixelles (Bruxelles). Confiée à une quinzaine d’artistes pour qu’ils s’en emparent et développent des interventions artistiques de tout ordre (installation / performance / son / théâtre / peinture / graphisme etc.). Ces interventions s’inscrivent dans l’Esprit de Mai, c’est-à-dire l’esprit né avec Mai 68 et qui perdure de nos jours à travers les nouvelles utopies et les alternatives. Leurs œuvres vont évoluer tout au long de l'opération.

La Maison est également un espace où auront lieu des évènements ponctuels : conférence-débat, projection de documentaires, spectacle de théâtre-action, fêtes, concerts…

http://www.lespritdemai.com 

rire puérils


I put a spell on you

Femme libérés

la démarche

il est plus périlleux

es-tu béton

circuit

 Allez donc dire au lion

art35

Mes impressions de cette M.A.I.SON 

Le travail étant entamé pour la présentation

de "Ruines" de Thierry Bodson

le 10 et 11 octobre prochain !

Attention places limitées !!

07/09/2008

the warhol :

warholcadres
 POPART

  IS 

 FOR

 EVERYONE

Little Electric Chair - Andy Warhol - Orange Disaster - Andy Warhol - 12 Jackes - Andy Warhol - Licquorice Marilyn - Andy Warhol

a factory

warholimg

OTW2008

13/06/2008

 

« Surréalisme n. m.: automatisme psychique pur par lequel on se propose d'exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. »

Surréalisme moiweb

(Premier Manifeste du Surréalisme)

vu par YZA

05/06/2008

Cogito ergo sum ...

Je pense donc je suis ?

Pas nécessairement la pensée :

Mais, je suis la pensée          ------------------------------->  

                  ...     Je pense  ...    que je suis !

          Pensées à suivre ...

 

je pense donc je suis blog

Photo et dessin Yza

25/05/2008

Dimanche 12h au WIELS

WIELS

Photo iZA

mike kelley blog

Photo iZa

Photo: Filip van Zieleghem

L’œuvre de Mike Kelley se caractérise par la manière dont elle intègre  la culture populaire à une pratique artistique nourrie de philosophie, de littérature et d’histoire de l’art, et par l’exubérance de son style visuel qui s’oppose aux surfaces lisses du minimalisme comme à la neutralité du pop  art et de l’abstraction. A partir d’éléments issus tant de son histoire personnelle que d’une histoire culturelle plus large, Mike Kelley poursuit une déconstruction poétique de ce qui nous structure. 

Mike Kelley, né à Détroit en 1954, vit et travaille à Los Angeles. Il a collaboré avec de nombreux artistes tels Paul Mc Carthy, Jim Shaw et Tony Oursler ainsi qu’avec des musiciens, Sonic Youth notamment. Depuis le milieu des années 80, son œuvre a été exposée dans les plus grands musées (Whitney Museum, Centre Pompidou, Van Abbemuseum, Le Louvre, Wiener Secession, MOCA de Los Angeles...) et dans des événements internationaux prestitgieux (Documenta, Biennale de Venise, Biennale de Lyon...).

Educational Complex Onwards, 1995 – 2008 occupera les trois étages d’exposition de Wiels et sera accompagnée d’une programmation complémentaire et d’un catalogue, parution juin 2008. Commissaire, Anne Pontégnie.

EUH! HEIN? AH! OUI! OUF ! ...

  VAS - Y ! 

07/05/2008

WIELS BRUXELLES à partir du 10 mai

 

DAN PERJOVSCHI
ALL OVER
10.05 - 01.06.2008

Coproduction Wiels / kunstenfestivaldesarts

Armé de feutres et de carnets, l’artiste roumain Dan Perjovschi arpente le monde. Partout où il se rend, il prend la température du lieu, lit les journaux locaux et suit les informations diffusées sur Internet. Les témoignages pleins d’esprit qu’il laisse sur les murs des musées et centres d’art reflètent sa vision perçante des événements politiques, sociaux et artistiques. Son œuvre engagée a été présentée dans le cadre d’expositions personnelles à la Biennale de Venise et au MoMA de New York. À l’invitation du Wiels et du kunstenfestivaldesarts, Perjovschi vient pour la première fois à Bruxelles. Ses dessins impertinents recouvrent les murs d’une projectroom du Wiels et investissent l’espace public sous forme d’affiches dans la rue et d’interventions dans Le Soir et De Morgen.
Vernissage 09.05 de 18h - 21h

DAN PERJOVSCHI
WIELS
Wiels, Avenue Van Volxemlaan 354, 1190 Brussel Bruxelles T/F +32 (0)2 347 30 33 www.wiels.org 

05/04/2008

Le théâtre de la vie - BOZAR EXPO - du 01.03 > 11.05.08

Paul Klee 001web

Première exposition monographique en Belgique depuis 1948

"C'est un fait, écrit Paul Klee de Rome à sa fiancée Lily Stumpf pendant l'hiver 1901, que nous sommes vraiment deux fous de théâtre. Tout ce qui évoque des planches et des décors saisit probablement notre âme et j'étais à nouveau submergé par ce sentiment aujourd'hui!"

L'oeuvre de Paul Klee (1879-1940) a été profondément marquée par sa passion pour le théâtre. Pendant toute sa vie, l'artiste fut un spectateur assidu des représentations en tous genres, de l'opéra jusqu'aux spectacles de marionnettes. Les grandes figures du théâtre lyrique ou parlé, comme Hamlet, Falstaff ou Don Giovanni, sont venues peupler son imagerie complexe, tandis que clowns et masques devenaient des motifs récurrents de son répertoire pictural. Mais surtout, Klee n'a cessé de jeter des ponts entre le théâtre et la vie, reprenant à son compte le vieux poncif selon lequel le monde est une véritable scène.

Enfin, dans une contribution éclairante, le compositeur et chef d'orchestre  Pierre Boulez souligne l'importance de la musique dans l'oeuvre de Paul Klee. Le peintre était en effet un "maître de composition" qui recherchait, tant dans son enseignement au Bauhaus que dans son oeuvre, des parallèles et des points communs structurels entre la musique et la peinture.

BOZAR BOOKS

Paul Klee 010web

Masque brisé, 1934

 

BOZAR EXPO Kleewww.bozar.be, www.paulkleezentrum.ch,

 

11/01/2008

Une proposition pour vous amuser pendant les vacances de Carnaval

Wiels logo
Pour enfants de 4-5 ans : « Le jardin des sons »
> Véronique Boucher (Conteuse, Plasticienne) & Fabien Mouton (Musicien, Bruitiste )

Détournement d'objets - histoires
Au  jardin des sons  poussent  des histoires, des passoires, des casseroles et des bouilloires. Viens visiter ce drôle de jardin et découvrir comment tout ce petit monde vit en bon voisinage.

6-8 ans : " Incognito"
>Laurence Gonry www.spacepafpaf.be  & Aurélie Henquin  www.oreli.be
   
Peinture - collage - dessin - photo
Une mission t’est confiée : infiltrer en secret un gang  de petits rigolos et se confondre avec eux. Tu te sens futé et tu as une imagination
débordante ? On t’attend pour une séance de métamorphose … un nouveau look à la clé ! Soyons créatifs et que les fanfarons soient démasqués!


9-12 ans: « Métapose/métamorphose»
>Saïd Abitar (Scénographe) & Perrine Stas www.perrinestas.com

Cinéma d’animation - dessin - collage - costumes - arts plastiques
Comment se transformer, changer d'image en 1 clic ? Grâce au cinéma d'animation : mettez-vous en scène. Changer de tête, disparaître, devenir quelqu’un d’autre... Tout devient possible, quand on a des idées !

Pour ados et adultes :   « Corps, dessin et mouvement »
> Sahra Huby (Danseuse)

Dessin – Peinture – Danse – Théâtre
Cette proposition allie deux disciplines : le dessin et le mouvement. Nous explorerons différents types de situations, d’expériences et d’improvisations qui s’éloigneront de plus en plus d’une séance classique de « modèle », un autre lien avec l’espace, avec les autres et avec notre propre corps pendant que l’on dessine.

Tarifs par semaine:
Enfants :95 € (collations incluses)
Ados > 13 ans: 125 €
Adultes : 135 €

Virement au compte : 001-4002137-90 (communication : Nom du stagiaire + code d’inscription)

Horaire :
Du lundi 4 au vendredi 8 février 2008, de 9h à 16h
Une garderie est assurée à partir de 8h30 et jusqu'à 17h. Prévoir un pique-nique pour les repas de midi + des vêtements qui peuvent être salis.

Inscriptions :
Par téléphone aux Ateliers d’Art Contemporains :  T. 02/513.26.66  (>10:00 - 13:00) ou par mail : info@aacb.be

Met les Ateliers d'Art Contemporain als partner worden er tijdens de schoolvakanties creatieve workshops georganiseerd voor kinderen, jeugd en volwassenen.

4-5 jaar: "De tuin van geluiden "
>Véronique Boucher (Vertelster, Beeldkunstenares) & Fabien Mouton (Muzikant, Geluidsontwerp)

Voorwerpen - verhalen
In de tuin van geluiden groeien verhalen, zeven, kookpotten en fluitketels.
Kom die vreemde tuin bezoeken en ontdek hoe die kleine wereld samenleeft, als goede buren !

6-8 jaar:
"Incognito"
>Laurence Gonry www.spacepafpaf.be   & Aurélie Henquin  www.oreli.be
   
Schilderen - collage -tekenen -fotografie
Je krijgt een opdracht : in het geniep bij een bende vrolijke gasten binnendringen en er zich thuis voelen. Ben je slim en bruis je van verbeelding ? Dan verwachten we je voor een metamorfosesessie… je krijgt er een nieuwe look. Wees creatief en laat het feest beginnen !

9-12 jaar: " Metapose/metamorfose"
>Saïd Abitar (Decorontwerper) & Perrine Stas www.perrinestas.com

Tekenfilm - tekenen - collage - kostuum - beeldende kunst
Hoe transformeer je jezelf in een oogwenk ?  Dankzij tekenfilm : zet jezelf in scene. Verander van gezicht, verdwijn, wordt iemand anders… Als je ideeën hebt, wordt alles mogelijk !

+ 13 - volwassenen : « Lichaam, tekening en beweging »
> Sahra Huby (Danseres)

Tekenen – schilderen – Dans – Theater
Deze workshop maakt gebruik van twee disciplines : tekenen en het beweging. We werken niet met het stramien tekenaar-model maar we zullen verschillende situaties, ervaringen en improvisaties beleven. Het gaat erom een andere nieuwe band te creëren met de ruimte, met de anderen en met ons eigen lichaam terwijl we tekenen.

Prijs per week :
Kinderen (vieruurtje inbegrepen) : 95 €
 Jongeren 13-17 jaar : 125 €
Volwassenen : 135 €

Overschrijving op rekeningsnummer : 001-4002137-90 (communicatie : Naam van de deelnemer + inschrijvingscode)

Uurrooster:
Van maandag 4 tot en met vrijdag 8 februari, van 9 tot 16u
Kinderopvang voorzien vanaf 8u30 en tot 17u. Gelieve en middaglunch te voorzien en kleren die vuil mogen worden.

Inschrijvingen :
Per telefoon : Ateliers d'Art Contemporain 02/513.26.66  (>10:00 - 13:00) of per e-mail : info@aacb.be

During the school holidays Wiels organises workshopsfor children, youths and adults in partnership with les Ateliers d'Art Contemporain.

4-5 years: " In the garden of sounds"
>Véronique Boucher (Storyteller, Plastic Arts) & Fabien Mouton (Musician, Sound Design)
 
Changing the function of objects - stories
In the garden of sound, all sort of things grow : stories, sieves, cooking pans and kettles. Come and visit this funny garden and discover how everyone in this small world lives as good neighbours.

6-8 years:"Incognito"
>Laurence Gonry www.spacepafpaf.be  & Aurélie Henquin  www.oreli.be
    
Painting - collage - drawing - photography
A mission is entrusted to you :  blend into in a secret gang of funny guys.and mix with them. Do you consider yourself sly enough and are you overflowing with imagination ? We await you for a metamorphose - session … you will get a new look ! Be creative and let expose the blustery !

9-12  years :"Métapose/métamorphose"
>
Saïd Abitar (scénographe) & Perrine Stas www.perrinestas.com

Animation movie  - drawing - collage - costumes –visual arts
 
How to transform yourself, your image in one click ? Thanks to animation movies : stage yourself. Change your head , disappear, become somebody else... Everything is possible when you have ideas !
 
+ 13 - adultes / adults:« Body, drawing and movement »
>
Sahra Huby (Dancer)

Drawing – Painting – Dance – Theatre
 This workshop associates two disciplines : Drawing and movement. We explore different situations, experiences and improvisations. Not using the classic « model sitting « we try to create a new relationship with space, other people and our own body whilst drawing.
 
Price per week:
Children : 95 €
Youths 13-17 years old : 125 €
Adults : 135 €

Schedule :
From Monday 4th  to friday 8th of February, from 9 am to 4 pm
Daycare is provided from 8.30pm to 5pm. Please provide lunch + clothes which may get dirty.
 
Credit transfer : 001-4002137-90 (communication : Name + subscription code)

Reservations:
 
By telephone : Ateliers d’Art Contemporains :   02/513.26.66  (10:00 am - 13:00 pm) or by mail : info@aacb.be

 

 


Wiels, Avenue Van Volxemlaan 354, 1190 Brussel Bruxelles T/F +32 (0)2 347 30 33 www.wiels.org

Voor de artistieke werking in 2007 krijgt Wiels de steun van / En 2007, le fonctionnement artistique du Wiels est soutenu par / In 2007, the artistic programme of Wiels receives the financial support of: De Vlaamse overheid, Het Brussels Hoofdstedelijk Gewest - La Région de Bruxelles Capitale, VGC Vlaamse Gemeenschapscommissie, La Communauté; française Wallonie-Bruxelles et de la Loterie Nationale. Partners / Partenaires : Puilaetco Dewaay Private Bankers sa-nv, Leon Eeckman sa-nv, Duvel Moortgat, Delvaux, Klara, Plug, Mint, MIVB-STIB, Fondation Bernheim Stichting, Fondation Evens Stichting, Promethea, Brussels International / Tourism & Congress, FMBrussel. De restauratie en herbestemming van het gebouw genieten de steun van / La restauration et réhabilitation du bâtiment est soutenue par / The restauration and the refurbishment of the building receive the financial support of : Het Brussels Hoofdstedelijk Gewest - La Région de Bruxelles-Capitale, De Europese Unie (Programma urban II) - L'union européenne (Programme urban II), De Gemeente Vorst - La Commune de Forest, De Koning Boudewijnstichting - La Fondation Roi Baudouin.

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21/12/2007

Less is more - Mies van der Rohe

LESS IS MORE

Bernard Oudin, Architectures minimales


Mies Van der Rohe répétait " Less is more".

Less is more. Moins est plus. Le plus célèbre de tous les « éloges du moins » a été fait par un architecte. Et pas des moindres : au milieu du XXe siècle, Mies van der Rohe symbolisait l’attrait des bâtisseurs pour le minimalisme. Depuis des siècles, la manie de bâtir oscille entre deux pôles, le purisme et la surcharge. Avec ses stades intermédiaires, comme le classicisme français, et ses phases paroxystiques. Le mouvement de balancier est imprévisible, son ampleur irrégulière. Une seule constante : l’approche vers une phase de surcharge est progressive, alors que la phase de dépouillement survient brutalement.

Tout se passe comme si un même style de construction ou de décoration ajoutait un élément après l’autre, tel un individu dont la maison se charge au fil des ans des acquis d’une vie. On est passé de l’art grec primitif à l’art hellénistique, ou du gothique primitif au gothique classique, puis flamboyant, ou encore du classique au baroque et du baroque au rococo. Au contraire le « moins » est une épuration, une mise au net, un coup de balai dans les oripeaux d’un univers qui croule sous ses propres excès.

En quelques années, autour de 1750-1760, le rococo fait place au néo-classicisme, retour aux formes épurées de l’art antique. Au début du XXe siècle, une vingtaine d’années seulement séparent l’Art nouveau des premières œuvres de Le Corbusier et de Mallet-Stevens. Il y a, dans le culte du moins, quelque chose d’intransigeant et de radical, évident dans les propos d’un Loos ou d’un Le Corbusier.

Frédéric II écrivait à son architecte Knobelsdorff : « Je voudrais que la description de chaque élément de colonne à Charlottenburg prenne quatre pages. Cela me réjouirait. » À l’inverse, le purisme apparaît comme une démarche révolutionnaire, avec son côté « Du passé faisons table rase » et sa rage de guillotiner l’ornement superflu.

Conservatisme contre modernité ? Rien n’est moins sûr. Ce n’est que le premier des malentendus dont le terrain est miné.

Les styles marqués par la surcharge ont été souvent perçus comme décadents, mais ce jugement n’est pas sans appel. Au début du XXe siècle, ce qu’on a baptisé Art nouveau en Angleterre, Modern style en France, Jugendstil en Allemagne, Sezession en Autriche, Modernismo en Catalogne, Liberty en Italie, exprime sous des appellations variées une volonté de nouveauté, de modernisme, de jeunesse, de rupture. Après un siècle marqué par une architecture de référence (néo-romane, néo-gothique, néo-Renaissance mais toujours néo quelque chose), l’Art nouveau a été perçu à l’époque comme une avant-garde créative.

Avec le recul, on l’a jugé décadent parce qu’il était passé de mode. Jusqu’à ce que la mode, par définition versatile, rejoue en sa faveur. Les œuvres d’un Gaudi à Barcelone, regardées il y a cinquante ans comme des curiosités issues d’un cerveau malade, attirent aujourd’hui des cohortes de visiteurs. Même chose pour les châteaux baroques ou les églises rococo, à peine mentionnés dans les guides du début du siècle.

Si le « plus » peut être aussi novateur que le « moins », leur démarche est-elle similaire ? Pas tout à fait, car une œuvre peut être nouvelle sans pour autant être « moderne ». Les deux concepts ne se recouvrent pas. Le « plus » est chargé de références, souvent historiques. En même temps que l’Art nouveau apparaissent l’automobile, l’aviation, la lumière électrique, le phonographe, le cinéma, le téléphone, la radio et pourtant il ne les reflète en rien, car il reste fidèle à un culte du beau détaché des réalités quotidiennes prosaïques. C’est le triomphe de « l’art pour l’art ». Le « moins » au contraire est marqué par la « modernité », terme qui, on ne sait pourquoi, tend à remplacer celui de « modernisme », qui reflétait mieux une idée de volonté. L’architecture née dans les années 20 s’est définie comme moderne, s’est entichée des techniques nouvelles et a recherché les nouveaux canons de la beauté dans les lignes simples et dépouillées des avions, des locomotives et des machines.

On pourrait multiplier les comparaisons-oppositions entre le « plus » et le « moins ». Ainsi le premier, émollient et tout en courbes et contre-courbes, serait féminin tandis que le second, qui cultive la rigueur et les angles droits, serait masculin. Admettons. En disant que « toute grimace est une promesse de ride », Auguste Perret, autre prophète du « moins », va plus loin et laisse entendre que celui-ci serait synonyme de force et de jeunesse, le « plus » incarnant du coup la mollesse et la vieillesse. Ce serait lancer le bouchon un peu loin. Les églises rococo bavaroises, pour ne prendre que cet exemple, ont un mouvement, un élan, une fraîcheur, aux antipodes des stigmates de la vieillesse.

Il est plus judicieux de dire que le « plus » cultive une part d’ombre et de flou, qu’il fait appel au rêve et à l’irrationnel, en un mot qu’il est dionysiaque, alors que le « moins », rigoureux, rationnel, serein, est apollinien.

Une autre idée séduisante : le « plus », avec son ostentation, serait un art de nantis désireux d’étaler leur richesse, tandis que le « moins », économe de ses moyens, serait ascétique. Pour le coup, rien de plus faux. Faux historiquement : un Ledoux au XVIIIe siècle, un Mallet-Stevens au XXe, ont travaillé pour une clientèle de riches mécènes. Faux esthétiquement : on connaît le mot de Chanel : « Le luxe, c’est ce qui ne se voit pas. » Ce luxe discret qui se cache dans le fini des détails, l’harmonie des formes, la qualité des matériaux, n’est nullement incompatible, bien au contraire, avec le culte du moins.

Mais ce culte, d’où vient-il ? Quand et pourquoi est-il apparu ? Sous l’Antiquité ? Pas sûr. En réalité le goût du moins dans les temps modernes est moins né de l’Antiquité que de sa découverte. Les temples grecs et romains sont apparus dans leur simplicité et leur blancheur alors qu’à l’origine ils étaient badigeonnés de couleurs criardes, encombrés d’amulettes et d’offrandes ressemblant moins aux statues de Phidias qu’aux souvenirs pour touristes. De même les statues antiques sont sorties du sol débarrassées de leur polychromie, les yeux vides et des membres manquants. Vingt-cinq siècles plus tard on travaille encore sur ce modèle et il arrive qu’on sculpte des corps de femme aussi privés de bras que la Vénus de Milo, passant ainsi d’un « moins » accidentel à un « moins » intentionnel.

Il y a tout de même une architecture antique dont la descendance est incontestable, et c’est le dorique. La filiation est d’autant plus évidente que c’est la découverte des temples de Paestum au XVIIIe siècle qui provoqua un engouement pour le dorique au moment précis où l’époque se lassait du baroque. Le classique et le baroque avaient utilisé la colonne ionique et corinthienne et un troisième ordre vaguement inspiré du dorique, qu’on a appelé l’ordre toscan. Le véritable dorique d’origine ou « dorique héroïque » est le type même d’un style minimaliste : la colonne n’a même pas de socle et repose directement sur le stylobate ; le chapiteau circulaire ne comporte aucune décoration et le tailloir qui le surmonte est une simple plaque quadrangulaire.

Tel quel, il n’avait jamais été repris entre l’Antiquité et les années 1750. Les architectes allaient se rattraper. En France, Ledoux, Boullée s’en inspirèrent. Mais aussi les Britanniques à Édimbourg, les Russes à Saint-Pétersbourg et à Helsinki, et surtout les Américains. Ceux-ci avaient trouvé avec le dorique le style officiel par excellence, convenant aux édifices gouvernementaux, aux bibliothèques, aux sièges des banques, voire aux grandes gares. Washington en fut couvert.

Au passage, on peut s’étonner que l’antiquité égyptienne n’ait pas enfanté une plus vaste postérité minimaliste. Les colonnes « proto-doriques » du temple de Deir el-Bahari sont plus épurées encore que celles de la Grèce. Mais, outre que la découverte de l’Égypte fut plus tardive, elle conserva aux yeux des Européens quelque chose d’exotique qui limita l’« égyptomania » aux arts décoratifs, ne touchant l’architecture que par accident.

Avec le recul, cette période puriste, qui va en gros de 1750 à 1830 jusqu’à l’émergence du néo-gothique et du style « troubadour », apparaît encore très chargée d’éléments décoratifs et de rappels historiques par rapport au XXe siècle, siècle par excellence du minimalisme. À défaut de références à un quelconque passé, on aurait du mal à trouver des précédents à une démarche aussi radicale, à une épuration aussi absolue. Peut-être chez les moines cisterciens, ou au Japon, ou encore dans certaines architectures vernaculaires, comme celle des îles grecques. Et encore...

La seule référence de l’architecture moderne, c’est l’industrie. Avec quelques décennies de retard sur la révolution industrielle, l’architecture occidentale a pris le relais. Si elle apparaît à ce point comme une rupture dans la chaîne des styles et des modes de construction antérieurs, c’est parce qu’elle est le reflet d’un monde qui lui-même a davantage changé en un siècle et demi qu’au cours des quarante siècles précédents. L’architecture moderne s’est voulue industrielle dans ses techniques, son esprit et ses formes.

Mais pourquoi, au nom de quel a priori ces formes devaient-elles être réduites à quelques figures géométriques simples, en un mot minimalistes ? Une autre option était possible, qui fut effectivement choisie pendant plusieurs décennies. Elle consistait à utiliser les nouvelles facilités techniques offertes par l’industrie, soit pour reproduire des styles antérieurs, soit pour fabriquer en série et à moindre coût des ornementations jusque-là ouvragées par des artisans. Viollet-le-Duc a été en même temps un des pionniers de l’architecture métallique et un adepte du néo-gothique. En Angleterre la grande idée du mouvement Arts and Craft de William Morris était de mettre à la portée des plus démunis un art décoratif finalement assez « bourgeois ».

Quelque chose s’est donc produit dans les années 20 qui n’obéissait à aucune fatalité historique et qui a vu le triomphe d’une architecture minimaliste. On a beaucoup parlé d’une nécessité « fonctionnelle », à laquelle répondrait l’architecture moderne. Au point que dans le langage courant, on qualifie de « fonctionnel » un immeuble ou des bureaux dépourvus d’ornementation.

S’il existe un contresens à propos du « moins » en architecture, c’est bien celui-là. Contrairement aux apparences, fonctionnalisme et minimalisme ne sont nullement liés. L’Opéra Garnier est un des édifices les plus surchargés de Paris, mais n’en est pas moins parfaitement fonctionnel. À l’inverse, quiconque a goûté par mauvais temps aux accès de la Grande Bibliothèque de France et aux cheminements qu’ils imposent aura compris qu’un bâtiment peut avoir des lignes sobres et marquer une belle indifférence au confort des usagers.

Autre aspect de ce contresens : s’il est un reproche que l’on peut faire à l’architecture dite « fonctionnelle », c’est de n’avoir en vue que des fonctions pratiques et matérielles. Il existe aussi des fonctions immatérielles, d’ordre social ou psychologique. Une maison d’habitation doit rassurer, un palais de justice impressionner, un lieu de loisirs être convivial, etc. Lorsque Mies van der Rohe, dans les années 50, construisait des immeubles d’habitation, des immeubles de bureaux ou le Civic Center de Chicago avec des façades et des revêtements extérieurs similaires, il devenait évident que ces fonctions immatérielles n’étaient aucunement prises en compte. On mit du temps à prendre conscience de cette évidence. Encore en 1965, il suffit à des architectes italiens, les frères Passarelli, de traiter dans un style différent les étages-bureaux et les étages-habitation d’un même immeuble de la Via Romagna à Rome pour être qualifiés par les critiques de « schizophrènes ». Pas moins...

Le terrain ainsi dégagé, il faut en venir à la question de fond : le minimalisme architectural est-il tout simplement une esthétique ?

La réponse est loin d’être évidente, y compris pour l’architecture moderne. À plus forte raison pour les siècles passés. Prenons l’exemple des couvents cisterciens. Le XXe siècle a redécouvert ces constructions qui « interpellent » notre sensibilité contemporaine. Le cloître du Thoronet, avec ses formes simples, dont toute moulure ou tout élément décoratif était banni, ces colonnettes sans chapiteaux, a fortiori sans sculptures, ces oculi réduits à une ouverture cylindrique, tout cela nous semble familier. On a parlé de l’« art cistercien », mais l’expression repose sur un malentendu (encore un !). Car les moines, héritiers de ces iconoclastes qui ont sévi dans pas mal de religions, n’avaient aucune intention de faire de l’art, mais justement de l’évacuer de leurs églises !

Les moines du XIIe siècle voulaient revenir à la pureté de la règle de saint Benoît. Cette spiritualité à base de renoncement, d’exigence, de pauvreté, trouva ses prolongements dans un mode de construction fait de dénuement et de sévérité et fondé sur une série de rejets. Des constructeurs anonymes ont ainsi bâti une série de chefs-d’œuvre mais, s’ils ont fait de l’art, c’est sans le savoir et sans le vouloir. Leur démarche, uniquement spirituelle, n’était à aucun titre une recherche du beau.

L’approche des architectes du XXe siècle est-elle si différente ? La question mérite d’être posée. Pas seulement parce que Le Corbusier fut lui-même l’architecte d’un couvent (d’autant que l’art sacré contemporain est souvent l’œuvre d’artistes incroyants). Mais ils avaient en commun avec les cisterciens cette haine de l’ornement qui distrait, cet idéal de pureté, qui est un des fantasmes les plus dangereux qui aient jamais germé dans la cervelle des hommes. Certes, ni Le Corbusier ni ses émules n’ont jamais massacré personne, mais, avec les meilleures intentions du monde, ils n’ont pas rendu très riante la vie de leurs contemporains. Il est certain que le purisme de ces architectes, des plus talentueux aux plus médiocres, a charrié une bonne dose de dogmatisme, voire de sectarisme. Avec en prime la chimère d’un homme universel vivant sous toutes les latitudes dans les mêmes « machines à habiter », la monotonie d’une géométrie fondée sur le culte de l’angle droit, un urbanisme aéré et lumineux mais sécrétant l’uniformité et l’ennui.

Ne voulaient-ils pas, eux aussi, évacuer l’art ? Impossible de parler du « moins » en architecture sans évoquer celui qui en fut le précurseur et le théoricien, le Viennois Adolf Loos. Né en 1870, il fut le contemporain des artistes de la Sécession viennoise, comme Olbrich, Hoffmann ou le peintre Klimt, et des grands architectes de l’Art nouveau. Il ne leur ménagea pas les critiques, même blessantes : « Il viendra un temps où la détention dans une cellule aménagée par Van de Velde sera considérée comme une aggravation de la peine. » Sa démarche n’est pas esthétique, mais éthique : en 1898, dans Une ville façon Potemkine, il compare Vienne aux « villages Potemkine » construits en faux-semblant à l’intention de Catherine II, s’en prend aux ornements plaqués sur les immeubles pour leur donner une allure bourgeoise : « La pauvreté n’est pas une honte. Mais susciter aux yeux de ses semblables le mirage d’une propriété seigneuriale, voilà qui est ridicule et immoral. »

Pour Loos, la morale se confond avec l’authenticité, valeur suprême, alors que l’Art nouveau lui semble refléter l’hypocrisie de la société de son temps. Dans son texte le plus célèbre, souvent cité mais rarement lu, Ornement et crime (1908), il récuse l’idée même de style : « L’évolution de la culture va dans le sens de l’expulsion de l’ornement hors de l’objet d’usage. » Dans un autre texte de 1910, Architecture, il est plus radical : « S’ensuit-il [...] qu’on ne peut inclure l’architecture parmi les arts ? Exactement. Seule une très petite partie de l’architecture appartient à l’art : la tombe et le monument. Tout ce qui remplit une fonction autre doit être exclu du domaine de l’art. »

Ce Robespierre de l’architecture a appliqué ses principes. Si les décorations intérieures qu’il a conçues pour des habitations, des magasins ou des bars sont de belles réussites, son immeuble de la Michaelerplatz à Vienne, surnommé à l’époque « la maison sans sourcils » parce que les fenêtres ne comportaient aucun entourage, se voulait provocateur. Son mérite est d’avoir été construit en 1910 et d’avoir quarante ans d’avance sur son époque. Sa faiblesse est qu’un passant ignorant ce détail et voyant ce cube nu et sans grâce le prendrait pour une banale construction des années 50.

Reste que Loos n’a pas toujours été suivi, même par ses admirateurs. Pour beaucoup, la recherche du moins a été aussi et surtout une recherche esthétique. L’œuvre de Le Corbusier survit par ses qualités plastiques. Le « moins » en architecture, lorsqu’il se veut artistique et qu’il y réussit, est d’autant plus séduisant qu’il se prive de toutes les facilités et s’ôte tout droit à l’erreur. La villa Savoye de Le Corbusier, la villa Paul-Poiret de Mallet-Stevens, la maison sur la cascade de Frank Lloyd Wright parviennent à allier simplicité et perfection.

Ce purisme peut s’appliquer à d’autres formes géométriques que le cube. Au XVIIIe siècle, Étienne-Louis Boullée a imaginé des monuments en forme de pyramide ou de tour tronconique. Le même Boullée et Claude-Nicolas Ledoux ont dessiné des édifices sphériques. Au XXe siècle, les cubistes tchèques comme Gocar et Chochol ont manié triangles et losanges, Wright la spirale avec son musée Gugenheim, tandis que Jacques Couëlle, André Bloc, Anti Lovag concevaient des « maisons-sculptures », concept dont Le Corbusier lui-même s’est rapproché avec les formes surprenantes de son église de Ronchamp.

C’est dire qu’en dépit de leur austérité, les adeptes du moins peuvent créer des chefs-d’œuvre, pourvu qu’ils aient de l’imagination et du talent. Ce qui n’est pas donné à tout le monde. Le drame du minimalisme, c’est son succès. Des « barres » hideuses ont défiguré les banlieues et le littoral. La médiocrité de leurs auteurs a aggravé les choses. Mais quand bien même tous les HLM auraient été bâtis sur le modèle de la Cité radieuse, le problème eût été le même, car il résidait dans la multiplicité. C’est pourquoi le minimalisme est aujourd’hui contesté : le « postmoderne » multiplie références et clins d’œil, et même le « high-tech », en exhibant tubulures et mécanismes jusque-là cachés, dote ses constructions d’un substitut moderne de l’ornementation.

Ajoutons que si par hypothèse le XXe siècle avait multiplié, non pas des bâtisses minimalistes, mais des constructions baroques, le résultat final eût été aussi catastrophique. Prenons cet avatar contemporain du rococo, l’immeuble Hundertwasser de Vienne, que son auteur prétend ériger en modèle d’une architecture écologique. L’intérêt de cette œuvre repose dans sa singularité et un monde qui la reproduirait à l’infini serait cauchemardesque.

Si peu excitante pour l’esprit que soit cette idée, il faut bien dire que les architectures les plus vivables se situent dans ce marais intellectuel qu’on appelle « le juste milieu ». Mais comme l’a dit Paul Valéry, « le monde vaut par les extrêmes et vit par les moyennes ». Le « moins » (comme le « plus ») ne peut que gagner à demeurer une exception, tant il est vrai qu’en matière d’art, la première qualité d’une œuvre est sa rareté.

Une rareté dont on donnera un dernier exemple. L’Opernplatz de Berlin assume le sinistre souvenir du 10 mai 1933. Ce jour-là les étudiants nazis ont jeté au feu les livres dont les auteurs étaient juifs, marxistes ou démocrates. La place est aujourd’hui piétonnière. En son milieu, au niveau même du sol, se trouve une épaisse plaque de verre sur laquelle on peut marcher sans même s’en apercevoir. Mais si on regarde en dessous, on distingue une petite pièce aux murs garnis de rayonnages blancs. Et sur ces rayonnages, rien. Ni livre, ni objet, ni inscription. Un monument en creux et en vide. Et la preuve que le « moins » peut être le plus éloquent des moyens d’expression.

22/11/2007

Hans OP DE BEECK - Artiste Belge

Hans Op de Beeck est né en 1969 à Turnhout en Belgique. Il étudie les beaux-Arts à Sint Lucas à Bruxelles et participe au programme de post-diplôme de la Higher Institute for Fine Arts de Anvers. Puis, il travaille, pendant deux ans, à la Rijksakademie de Amsterdam. Artiste visuel réputé, Hans Op de Beeck crée des installations géantes, des paysages urbains imaginaires à l’échelle 1. Pour son travail, il mélange sculptures et vidéos, dessins et photos. Pendant plusieurs années, il a été impliqué dans de nombreux projets et expositions collectives. Ses œuvres ont été intensément exposées en Europe et aux Etats-Unis. En 2003, il a pris part au projet PS1 à New York et, en 2004, il a participé au Art Unlimited à Bâle, en Suisse, où il a exposé un restaurant d’autoroute grandeur nature. Plus récemment, son travail a été présenté au Kunstverein de Hanovre, au Shanghai Art Museum, au PSK de Bruxelles et au Drawing Center de New York. […] La plupart des œuvres de Hans Op de Beeck parlent de distance. De la distance non seulement spatiale et temporelle, mais aussi de la distance entre les hommes et de la distance entre les personnages de ses œuvres et les spectateurs. Car même si ses maquettes sont désertiques, nombre de ses photos et vidéos sont peuplées de personnages qu’il observe ou met en scène. Souvent, ces personnages sont cependant encore plus fantomatiques que ses paysages désertiques. On dirait qu’ils attendent éternellement Godot, comme le protagoniste de Becket. Ils sirotent un café (Coffee, 1999), attendent on ne sait trop quoi, le regard perdu dans le vide (Situation I, 2000), fument une cigarette (Times takes a cigarette I, 2000), estampillent des documents (Communication, 1999), applaudissent pour une raison inconnue (Gesture 3, 1999) ou marchent vers une destination tout aussi inconnue (Détermination 4, 1998). Ces scènes respirent un ennui et une absurdité poussée au paroxysme par l’éternelle répétition des images. Ce passage en boucle – une technique dont il use dans la plupart de ses œuvres vidéo – s’accordent parfaitement avec l’image du monde qu’il nous présente : un monde qui tourne comme un carrousel fou, un monde où tout se répète à l’infini, où toute tentative de communication échoue ou paraît vaine. Ces œuvres ne sont cependant jamais sombres. Elles balancent toujours entre gravité et ironie, entre tristesse et humour. Op de Beeck tend un miroir au spectateur, pour s’inscrire non pas en moraliste, mais en observateur de l’être humain – ce minuscule grain de sable qui accepte sans broncher sa condition humaine, aussi minable soit-elle. […]

dessin HODBfactory 2006

Hans op de Beeck -

le crépuscule des illusions

Evence Verdier 

Les œuvres de Hans Op de Beeck, empreintes de mélancolie, sont pourtant aussi éloignées de la poétique de «la ville morte» de Rodenbach que de l'univers désolé de Beckett. Ses ensembles sculpturaux et sonores comme ses dessins, ses vidéos et ses photographies apparaissent en effet toujours dans des dispositifs qui permettent au spectateur de prendre une distance par rapport à leur aspect désabusé. L'artiste flamand exposera prochainement au Kunstverein de Hanovre du 26 novembre 2005 au 5 février 2006.Restes visuels, traces de situations rêvées ou vécues, les propositions sculpturales de Hans Op de Beeck trouvent leur efficacité dans l'exercice d'une «dé-création» et dans la position du regard qu'elles requièrent – les maquettes à hauteur de poitrine par exemple permettent au spectateur de s'y glisser mentalement avec aisance. Par des opérations de réduction et de soustraction, sont réalisés des lieux génériques dépourvus de détails formels, d'«artistic touch» et de narration, lieux non situés géographiquement, et qui libèrent l'imagination. Étant donné le non-sens ancré dans le réel et l'aliénation inhérents à nos parcours quotidiens, l'artiste peut-il faire autre chose que de sauter hors de la mimesis? Comme l'écrit Jacques Rancière, «le saut hors de la mimesis n'est en rien le refus de la figuration (et) le réalisme ne signifie pas valorisation de la ressemblance mais destruction des cadres dans lesquels il fonctionne». Hans Op de Beeck travaille justement à la prise de conscience de ces cadres qui déterminent nos comportements et influent sur nos sensibilités. Il s'en prend au rapport de fidélité que nous entretenons sans cesse à des modèles. L'artiste réalise de sobres simulacres et non des leurres. La finalité de ses œuvres consiste à offrir au regard des formes qui, au-delà d'une description ironique de l'absurdité des situations banales de la vie, communiquent également le désir d'inventer et de vivre une autre réalité.

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HANS OP DE BEECK . EXTENSIONS

du 18.11.2007 - 20.01.2008

M/Schatkamer de l'église St. Pierre

Grote Markt / Leuven

Happy End (Le Petit Poucet), est le fruit d'une triple rencontre entre Georges Aperghis, l'artiste visuel Hans Op de Beeck et un personnage de conte, imaginé en 1697 par Charles Perrault : le Petit Poucet.
    Aperghis dépouille le conte de sa magie d'enfance et court droit à la racine du verbe : les mots de la peur, de l'amnésie, du chemin perdu, des traces escamotées. Les voix de Michaël Lonsdale et d'Edith Scob, injectées dans un labyrinthe d'effets électroniques, retravaillées à la manière d'un jeu vidéo, narrent l'histoire de Poucet, de ses errances, de sa fatigue et de son courage, et sont diffusées en voix off. Si Aperghis parle de sa musique en termes "d'architectures sonores", il ajoute aussitôt : "comme des miettes envolées".
    En guise de plateau à cet étrange opéra : un film d'animation de l'artiste belge Hans Op de Beeck. Ses œuvres réinventent avec une douce amertume les paysages de la banalité contemporaine, qui semblent attendre avec résignation quelque inévitable catastrophe. Dans Happy End (Le Petit Poucet), les images animées conçues par Hans Op de Beeck et Bruno Hardt épousent l'angle de vue d'un enfant sur le monde qui l'entoure. Projetées sur grand écran, elles surplombent un ensemble de seize musiciens.
    Georges Aperghis résume son intention en ces termes : "Comment montrer, grâce à ce conte, le formidable brassage de cultures auquel nous assistons, voilà le sujet, à la fois musical, visuel et philosophique de ce spectacle".
 

Happy End (Le Petit Poucet) -

Georges Aperghis / Hans Op de BeeckCréation, Première à l'Opéra de Lille.

Vendredi 7 et samedi 8 décembre 2007 à 20h00

 

 

Laatse avondmaal

 

 

 

Merry go round

 

Table

16/11/2007

WIM DELVOYE - Art Farm - CLOACA WORLD

wdbros_big

   Wim Delvoye  

AF07
art farm pigs in green
stuffed pigs louis vuiton

Art Farm Yi Shu Nong Chang Xin Zhuang Zi Yang Zhen,

Shun Yi District Beijing China

 

cloaca affBienvenue au Cloaca World
Claude lorent La Libre Belgique (03/10/07)


cloaca_quattro

L'artiste gantois Wim Delvoye réunit pour la première fois ses sept Cloaca.
Double exposition à Luxembourg comprenant deux nouvelles machines.
En sus, Wim Delvoye propose dessins, sculptures et merchandising.

Pour la première fois un centre d'art réunit les sept Cloaca créés par l'artiste gantois Wim Delvoye. Un huitième plus grand et plus vorace sera présenté prochainement au Mudam, de Luxembourg. Ces expositions sont l'occasion de voir l'évolution de la machine : la petite dernière est une merveille de la technologie, et d'analyser un phénomène que l'on a pris pour provocateur mais qui depuis son existence n'a cessé de répondre aux invitations de nombreux musées dans le monde.Osmose des disciplines Depuis que les arts contemporains, et le pluriel est capital, ont intégré toutes les expressions créatives qui ne rentrent dans aucune catégorie précise, le champ des investigations des artistes est sans borne et sans limite. Aussi de la sociologie à la publicité, des sons aux sciences, on constate un amalgame des disciplines qui rend plus complexe que jamais le domaine des arts visuels. C'est en ce contexte que l'on abordera une part du travail de Wim Delvoye, concepteur de 7 Cloaca, machines reproduisant la fonction digestive du corps humain de l'ingestion de nourriture jusqu'à la défécation.D'une part un artiste conçoit un objet en quelque sorte inutile, qui se présente sous une certaine forme et dans une esthétique que l'on pourrait qualifier de laboratoire chimique, de l'autre il y a le processus scientifique qui n'est pas à proprement parler une recherche mais une application concrète de connaissances. On assiste donc à une interpénétration de disciplines sans que l'on entre en fin de compte dans une catégorie bien définie.L'art est ainsi devenu ce qui échappe aux classements, aux définitions, à toute tentative d'enfermement de la pensée. Il ne s'en tient plus et loin s'en faut aux beaux-arts mais s'approprie tout ce qui participe du visuel, voire du sonore indépendant de la musique, et même de l'olfactif.
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cloaca big
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Machine humaine

Depuis que l'expression artistique existe, le sujet traité le plus récurrent est logiquement l'être humain puisqu'il est le centre des préoccupations existentielles de tout individu et partant de l'univers. Le corps, sous des mains artistiques, a été peint, sculpté, imité, photographié, travesti, décoré, habillé, dessiné, préservé, momifié... sous toutes les latitudes. Wim Delvoye a, avec l'aide d'ingénieurs et de chimistes, posé un pas plus loin : le corps biologique est devenu une sculpture active, capable d'accomplir une fonction essentielle, vitale pour la préservation de la vie, mais qui n'a ici d'autre but que de faire la démonstration d'un processus de transformation.En fait pas de quoi s'extasier sinon de la prouesse technique. Le hic provient du résultat, comme tout être vivant, la machine défèque. "La fonction la plus commune et aussi la plus intime de l'homme, celle que l'on ne partage pas volontiers", commente l'artiste. Mais voilà tout ce qui touche de près ou de loin à la scatologie engendre aussi le rejet et le dégoût pour ainsi dire naturellement. Sans compter que l'odeur nauséabonde n'arrange rien ! Pourtant en la matière l'art n'en est pas à son coup d'essai de Manzoni à Paul McCarthy, mais ce qui dérange et déroute probablement ici c'est le pur réalisme. Ce n'est ni aseptisé ni métaphorique, ni une image, ni une imitation : c'est un excrément humain - il a été analysé comme tel - mécanisé qui sera conservé sous vide après traitement indispensable. Dans un laboratoire une telle expérience ne poserait pas le moindre problème d'autant plus que n'existe aucune interprétation de quel qu'ordre que ce soit. Finalement c'est le lieu de présentation et le spectateur qui créent des glissements soulevant des questions et des réactions.Cloaca entrepriseLa part artistique plus classique est assumée par une impressionnante série de dessins, soit préparatoires qui de Léonard De Vinci à Panamarenko sont largement entrés dans les moeurs artistiques, soit complémentaires. Aussi par des sculptures, grilles d'entrée miniatures de grands domaines qui participent dès lors à ce que l'on peut appeler le Cloaca World, cloacagates
une vaste entreprise dans tous les sens du terme.
Andy Warhol avait en son temps jeté les bases de l'art comme entreprise. Là aussi Wim Delvoye exploite la logique jusqu'au bout. Non seulement il conçoit et produit des oeuvres machines qu'il ne vend pas, mais gère économiquement un système rentable qui lui donne les moyens de poursuivre ses activités. Il a même créé des obligations pour ses sociétés qui lui permettent de vendre ses dessins, de faire de la publicité pour ses produits comme n'importe quelle firme et de prévoir du merchandising : sacs, publications, tee-shirt, papier de toilette... Le tout, il faut le souligner, non sans un certain humour malin, non sans un regard ironique sur ce monde de l'art et des entreprises car la fourchette du manoir tend une dent d'honneur et son M. Propre mue aussi en Superman !


 

fond







 

 

  Wim Delvoye : Cloaca 2000-2007.

  Casino, Forum d'art contemporain,

41 rue Notre-dame, Luxembourg. Jusqu'au 06.01.08. Lundi, mercredi, vendredi 11 h -19 h, jeudi 11 h -20 h (gratuit à partir de 18 h), samedi, dimanche et jours fériés 11 h -18 h. Fermé le mardi. La huitième machine sera présentée au Mudam de Luxembourg du 13 octobre au 26 novembre.

14/11/2007

Quelques images de l'ouverture de UCCA à Beijing

Etonnant, interpellant pour le moins , mais qu'est ce donc ces petits bonshommes... installation ? performance?

ouverture du logo à Pékin photos prises par Dennis Lee photographe, http://picasaweb.google.com/dennisklee/UCCAOpeningAt798   

tisommes

 



 

tisommes ensemble bleu

 

tisommes qui monte

 


tisommes vivant

tisommes rose

13/11/2007

Ullens Center of Contemporary Art... !

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Ullens dans le Centre

L’affaire a été pliée à la chinoise : en deux ans, le collectionneur belge Guy Ullens a concrétisé «le rêve de sa vie» : ouvrir une fondation d’art contemporain à Pékin. L’UCCA, Ullens Center for Contemporary Art, a été inauguré ce week-end devant la presse. Des centaines de personnalités tout aussi internationales ont été invitées à l’ouverture de ce musée privé, le plus grand à ce jour financé par l’étranger en Chine.

Gigantisme. Guy Ullens, 72 ans, est un débonnaire. Sa carrière dans les sucreries familiales derrière lui, il consacre sa retraite à l’art contemporain chinois. Le teint hâlé par le soleil de Verbier (Suisse), où il réside, il raconte l’angoisse du collectionneur. Que faire de 1 500 œuvres accumulées depuis vingt ans, dont une copie, par l’artiste Huang Yong Ping, d’un avion américain descendu par les Chinois ? Même la biennale de Venise est trop étroite pour l’exposer. «Il fallait acheter une ancienne usine en Chine», explique Ullens. Son souhait : «Exposer l’art chinois aux Chinois», privés de musée d’art contemporain dans la capitale.

L'"art district 798" à Pékin est une immense friche industrielle, un ex-complexe d'usines d'électronique et d'armement monté par les Allemands de l'Est dans les années 50 dans un style néo-Bauhaus. Le site a accueilli jusqu'à 20000 ouvriers. On voit encore les traces de la technologie communiste : tuyaux de vapeur striant les ruelles du site, slogans révolutionnaires maoïstes sur les murs. Une partie du site est toujours occupée par des usines qui fleurent les années 50 : cheminées fumantes, ouvriers en vélo, labyrinthes de couloirs noirs de suie, circuits mystérieux de tubes, à hauteur des yeux. Le site de Dashanzi avait commencé à dépérir à la mort de Mao. Et au début des années 2000, des artistes ont investi le lieu, installé leurs ateliers, squatté les espaces. Les tags ont fleuri sur les murs et les Mao kitsch ont commencé à côtoyer les statues militantes de la révolution culturelle.

Le " 798 art district " a joué un rôle majeur pour libérer et exposer la créativité des artistes chinois. Pas toute cependant, car la censure et l'autocensure rodent. Encore aujourd'hui, des "policiers" viennent surveiller qu'il n'y ait pas d'oeuvres subversives ou d'oeuvres montrant des nus. Le site, sans cesse menacé par la spéculation immobilière, devrait se voir consolidé grâce à la présence du "musée Ullens".

En 2005, il reste une immense coque de béton vide surmontée par la plus haute cheminée du complexe. «C’est pour le Guggenheim, pas pour moi», se dit alors Guy Ullens, effrayé par le gigantisme du lieu : 15 mètres de haut sur 130 de long. L’enthousiasme de l’architecte français Jean-Michel Wilmotte l’a convaincu, autant que les encouragements des Chinois : «Vous aurez tout ce que vous voulez», assurent les officiels, pas fâchés d’institutionnaliser ce Soho de la capitale, trop subversif à leurs yeux. Le baron Ullens se sépare d’une quinzaine d’aquarelles de Turner qui l’encombraient à Verbier et lève 25 millions de dollars sur ses fonds propres et ceux de son épouse Myriam, ex-patronne d’une boulangerie industrielle. «La vie du collectionneur est dure, s’amuse-t-il. Je n’ai pas l’artillerie d’un Pinault et les sponsors, comme toujours, attendent de voir». Wilmotte s’attaque au projet et une équipe polyglotte est constituée.

inside centre

Immaculé. Fei Dawei, le directeur artistique, un des connaisseurs de l’art contemporain chinois, a guidé Guy Ullens dans ses premiers pas collectionneurs au milieu des années 80 et l’a convaincu d’ouvrir l’UCCA à Pékin plutôt qu’à Shanghai, plaque tournante de l’art contemporain chinois, ville «trop commerciale» à ses yeux. Virginia Ibott, directrice des relations extérieures, a passé douze ans à la Tate Gallery, où elle a connu Jan Debbaut, conseiller artistique. Un chef étoilé Michelin, Yves Mattagne, supervisera le restaurant gastronomique.

Guy Ullens n’est pas seulement un mécène philanthrope. Le UCCA doit pouvoir voler de ses propres ailes, grâce à des salons VIP à louer, une boutique «genre Arcurial», et quelques bars. Dix mois plus tard, ce beau monde est à pied d’œuvre dans un palais lumineux, plus MoMA que Guggenheim, retapé en un an : «N’importe où en Europe, ce projet aurait pris dix ans. A mon âge, je n’ai plus le temps», raconte Guy Ullens. De l’usine restent la charpente de béton et la cheminée de briques. Les murs sont blancs, les sols en béton ciré. Passée la porte, on oublie la Chine, l’UCCA pourrait être à Paris, Londres ou New York, fidèle au style immaculé des musées d’art contemporain. La première exposition, «85 new wave», se veut une rétrospective exhaustive du jeune art contemporain chinois. La collection Ullens se mêle à celles d’autres collectionneurs et artistes.

En ce moment au centre Ullens ’85 New Wave - The Birth of Chinese Contemporary Art

Fei Dawei évoque les années 80, période insensée pour la Chine, «c’était la liberté, on découvrait le monde», et le passage accéléré du réalisme socialiste, inspiré de l’académisme soviétique, à l’art abstrait ou conceptuel. 1989, nom de code pour les massacres de Tiananmen, avait jeté un voile gris sur la production artistique. A cette époque, Zhang Xiaogang, dont une toile s’est vendue l’an dernier 1,1 million d’euros chez Christie’s, «parlait de mort». Pour Fei Dawei, c’est sa période «la plus émouvante».

new_wave_grand
Porshe Yi
mythos of lost dynasties

02/11/2007

Paul Mc Carthy au S.M.A.K. à Gand...!

Exceptionnellement dérangeant, assourdissant le bruit des vidéos trop provocatrice, du ketchup, de la mayonnaise et du Hersheys chocolate sauce...emblème de notre société de surconsommation, employés à profusion à en avoir des nausées au bout de la 10ième vidéo. Des endroits de mise en scène pour filmé les performances et prendre en photos les acteurs de ces moments complètement déjantés et burlesques, des acteurs avec les organes des 5 sens complètement hors proportion. Merci Mr Mc Carthy d'oser la démesure jusqu'à en dégueuler ces tripes. J'ai trouvé cette expo extrèmement interpellante.

Voici pour vous quelques de mes regards sur cette démesure...


Barbie Hersheys

Bush LadenDaddies ketchup blow up
Chocolate buckettBush and pigs

 

 

 

Sandwich ketchupKetchup dessus

 

 

 

 


Michael LongMichael Jackson

 

 

 

 

Black Michaels eyesWhite Michaels eyes

 

 

 

 

daddies reflection

sunkist orangesforest pictures

 

 

 

 

Big apple and rabbitsHand and rabbitsDSC02745

01/11/2007

CREW - "U" raging standstill...at nOna Mechelen


Begijnenstraat 19
B-2800 Mechelen
Tel.: +32 (0)15 203780
Fax: +32 (0)15 211514
E-mail: info@nOna.telenet.be

CREW A onze heure, ce matin, j'expérimenterai le théâtre multimédia de CREW - "U" raging standstill -. Une aventure dans un monde virtuel à la rencontre de "U" ...!


CREW_eric joris est un groupe belge de performance autour d’Eric Joris. Soutenu par un réseau d’artistes et de scientifiques, CREW, dont la fondation remonte à 1996, s’est avéré un pionnier en termes d’expérimentation, qui empiète sur les frontières entre la technologie et le théâtre. Cela se traduit toujours par une symbiose sophistiquée entre le scientifique et l’artistique.

En tant que groupe de théâtre, CREW_eric joris explore de nouvelles formes de théâtralité. Plutôt que d’adapter la technologie aux structures traditionnelles et aux codes du théâtre, le groupe part des possibilités que présente la technologie. Le résultat, souvent hybride, problématise les catégories consacrées de la théâtralité. CREW s’attache à examiner comment ces hybrides peuvent être adaptés à la scène et y survivre, tant dans une perspective théorique que pratique. La question centrale est la suivante : « Que se passe-t-il lorsque la technologique numérisée, la création et la réflexion se fondent dans le contexte de la scène – pour autant que l’on puisse encore parler d’une scène. »

Le « real-time podium », ainsi l’affirme le groupe, est le lieu par excellence pour analyser l’impact des nouveaux médias sur la culture ordinaire. Un dialogue continu entre les développements les plus récents en matière de robotique et d’informatique stimule l’imagination tant en matière de création et de production que de texte et de son.
Des chercheurs de différentes universités et de diverses disciplines se retrouvent dans l’équipe de CREW, et voient le théâtre expérimental comme un laboratoire où partager leurs connaissances et goûter aux progrès de leur propre travail.

Dans le théâtre multimédia, les moyens numériques comme la vidéo et le son sont souvent employés en guise d’illustration et d’approfondissement du spectacle à proprement parler. CREW, au contraire, emploie la puissance technologique comme point de départ et définit les stratégies dramaturgiques à partir d’elle. Le défi à relever est dès lors la traduction des structures technologiques en concepts dramaturgiques et narratifs, à partir de notions fondamentales comme « le multimédia en tant que prothèse », « la confluence radicale » et la « réalité virtuelle ».

 

Paul Mc Carthy au S.M.A.K. à Gand

 

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decoration  v.z.w. SMAK Citadelpark, 9000 Gent 

 

Peu importe votre opinion à propos de Paul McCarthy, vous ne pouvez pas nier le fait que son œuvre laisse une impression saisissante. Le public qui est confronté pour la première fois à son œuvre va probablement réagir d’une manière aussi variée qu'avec dégoût, curiosité et mépris. Mais, l’humour et la subtilité de ces œuvres n'échapperont pas au spectateur attentif. Un gros plan de notre société de consommation à la Disney a rarement été aussi intense et précis.

Paul McCarthy fait office dans le monde entier de légende vivante de l’art contemporain. En tant qu’artiste et professeur auprès de l’UCLA (University of California Los Angeles), il a exercé une influence décisive sur le climat artistique de Los Angeles. Il fait partie d’une génération d’artistes qui ont réagi au Minimal Art et à l’art conceptuel des années septante en rétablissant le lien entre l’activité artistique et la réalité crue
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Head Shop / Shop Head, se lit comme une image renversée. Pour la première fois, nous avons un aperçu complet de son impressionnante œuvre aux multiples facettes. Bien que Paul McCarthy réalise des installations, des sculptures, des dessins et des vidéos, c'est dans le fond un artiste de performances. La vaseline, le sirop, la mayonnaise et « beaucoup de ketchup » constituent les ingrédients foisonnants de ses scénarios soigneusement mis en scène. Les mécanismes de la société occidentale sont mis à nu sans aucune pitié. Il nous présente « le côté sombre de la vie » comme un Hollywood alternatif. Les acteurs sont des poupées avec de nombreux récepteurs sensoriels trop grands. Les yeux sont souvent à moitié ouverts ou fermés en signe d'extase, mais cette perception visuelle défectueuse est compensée par des oreilles en feuille de chou, des nez en forme de poire, une grande bouche et des organes sexuels grossis.

Paul McCarthy se précipite comme un pirate sur la scène artistique actuelle. Nous rencontrons entre autres dans son monde Sea Captain, Monkey Man, Pig Man, Wally Beuys, God Bless America et Michael Jackson.

13.10.2007... 17.02.2008

19/10/2007

Du 25 au 28/10/2007 à Bruxelles

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Radiophonic 2007

Les rencontres de l’atelier de création sonore radiophonique

Une radio éphémère en direct et en public, un flux sonore 24h/24
du 25 au 28 octobre 2007

Partant du poste radio, le festival s’ouvre sur le “post-radiophonique“: une tentative d’appréhender de nouvelles formes de langages, d’expressions sonores et de modes de diffusion qui se propagent au delà d’une volonté de contrôle, de propagande ou de discours. C’est une radio en train de se faire dans laquelle les trois genres de l’art radiophonique -fiction, documentaire, création sonore- sont abordés dans leurs formes pures ou poreuses, à travers la thématique de la contamination.

Le festival Radiophonic offre un espace-laboratoire afin d’utiliser la radio comme art, pour les preneurs de son et metteurs en ondes tout autant que pour les artistes de toutes disciplines, poètes, journalistes, animateurs, activistes, scientifiques et non avertis.

Si le propre du son est de se propager librement parfois malgré nous. A Radiophonic, la radio hertzienne et Web sera le support de transmission des virus sonores que toutes les formes de création, de la littérature, à la musique, au théâtre, à la danse ou aux arts plastiques s’approprient pour les parasiter et les transformer.

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http://www.radiophonic.org/   

 

le lieu:
logo Brigitinnes
Les Brigittines :
Petite rue des Brigittines, 1 – 1000 Bruxelles
www.brigittines.be

Prix d’entrée:
Pass pour tout le festival à 12 euro et ticket à 5 euro

Informations pratiques :
info[at]radiophonic.org
acsr : 49, rue Saint-Josse, 1210 Saint-Josse, tel : 02/219.23.25, www.acsr.be

05/10/2007

Tracey EMIN connaissez-vous?



 

12/07/2007

Un autre endroit à ne pas manquer...

Centre de la Gravure et de l'Image imprimée

 

centre de la gravure

slogan_pageCentre de la Gravure et de l'Image
imprimée de la Communauté française
de Belgique Wallonie-Bruxelles

10, rue des Amours. B-7100 La Louvière.
Téléphone: 0032 (0) 64 27 87 27.
Télécopie: 0032 (0) 64 27 87 29.

 

Joost SWARTE Chapitres du 5 mai au 2 septembre 2007
 
Pilier de l'underground hollandais, Swarte est né en 1947 à Heemstede. Inventeur de l'expression
la ligne claire
pour qualifier ce que l´on peut appeler le „style Hergé“, il en est devenu un des chefs de file incontestés, influençant de nombreux auteurs.
Joost Swarte a été désigné comme co-scénariste du futur Musée Hergé à Louvain-la-Neuve (ouverture en mai 2009)

http://www.joostswarte.com/swf/flash.html 

 

bonne visite

Les plus beaux dimanches après-midi du monde...

Se passe au musée Félicien Rops à Namur...

Envie de rire de divertissements n'hésitez pas faites un tour par le musée Félicien Rops,

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Lieu: Musée Félicien Rops
Rue Fumal, 12 - 5000 Namur
Tél : 00 32 81/ 22 01 10
Fax : 081/ 22 54 47
Visites guidées : 081/ 22 01 10
Courriel :
rops@ciger.be
http : www.ciger.be/rops/ du 13 mai au 19 août 2007

Artistes d’origine suisse, Plonk & Replonk ont développé depuis une dizaine d’années une singulière forme d’humour. Grâce à leur surprenante manière de traiter l’image, de recycler de vieilles photographies, de les retoucher, de les recadrer, ils détournent les objets et les usages ordinaires afin de nous inviter à regarder d’un autre oeil nos comportements et nos habitudes sociales. Leurs étonnantes et détonantes images permettent de saisir la réalité avec une certaine distance, faite de décalage et de fantaisie...