28.11.2008
Le 10 décembre 2008 à 20h au Centre Culturel d'Ottignies
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Wolfgang Borchert...(1921-1947)
La brève destinée de Wolfgang Borchert est placée tout entière sous le double signe du théâtre et de la guerre. Après un stage d'apprentissage dans une librairie, Borchert devient acteur dramatique, lorsqu'à vingt ans il est incorporé et envoyé sur le front oriental où il est grièvement blessé. Soupçonné de s'être lui-même infligé cette blessure et d'avoir tenu des propos portant atteinte au moral de l'armée, il est ensuite incarcéré à plusieurs reprises. Libéré à la fin de la guerre, il tente, malgré sa santé précaire, de remonter sur les planches. Mais il ne lui reste plus qu'un an pour publier l'ensemble de son œuvre : un recueil de poèmes, Réverbère, nuit et étoiles (Laterne, Nacht und Sterne, 1946), deux recueils de nouvelles, Récits (Erzählungen) et Le Pissenlit (Die Hundeblume), et, enfin, le drame qui le rendra célèbre, Dehors devant la porte (Draussen vor der Tür). Borchert meurt la veille de la première représentation de sa pièce.




Il est l'un des représentants typiques de ce que Heinrich Böll a pu appeler « la littérature des décombres », c'est-à-dire de cette génération d'auteurs qui a dû assumer la catastrophe matérielle et idéologique de l'Allemagne et essayer de donner forme à son désespoir. Autant poèmes et nouvelles s'essaient à un ton volontairement feutré, jouant sur des silences et des notations psychologiques très fines, autant le drame du sous-officier Beckmann à qui la guerre a pris le meilleur de lui-même et qui se heurte, dès son retour au pays, à l'incompréhension effarée de ses concitoyens affiche sa filiation avec le théâtre expressionniste de l'entre-deux-guerres. Draussen vor der Tür est le cri d'une génération qui a vécu pendant des années en marge de la vie « normale », ressenti violemment le côté absurde de l'affrontement armé au nom d'un idéal qu'elle ne comprenait pas et n'arrive pas à retrouver sa place dans une société elle-même traumatisée et privée de toute référence morale. Peut-être les milliers de spectateurs qui, bravant la pluie et le froid, se pressaient aux portes du théâtre pour écouter la plainte de la génération perdue, condamnée à rester devant la porte, venaient-ils chercher une image de leur passé qui leur permît d'affronter des lendemains difficiles. L'appel agressif, paradoxal, parfois outrancier de cette « génération sans adieu » leur permettait du moins de donner un nom à leur cauchemar.
« Plus de clavecins bien tempérés », disait Borchert. « Nous ne sommes plus que dissonance. »
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18.11.2008
J'ai vu aux Brigittines jeudi dernier...
Pierre Droulers
Corps et décors
Présentation publique de la résidence
"Ce que nous voyons devant nous regarde toujours dedans"
Fruit d'une rencontre entre des danseurs expérimentés et des artistes issus de disciplines différentes, cet atelier de 5 jours propose une incursion dans l'intimité de l'être et de son cadre de vie.
Corps et décors s'annonce comme une recherche chorégraphique et plastique, prenant appui sur la marche, interrogeant l'errance ou l'unisson. La marche également comme déplacement d'espaces/graphes/tempi/ ou changement de "décor".
Ce laboratoire pose la question de la représentation, de l'expérience privée/publique et de sa mise en scène.
Le corps ici prend place et cherche à toucher l'autre.
C'est une rencontre dont la richesse réside aussi dans la participation active des participants. Physique et artistique. Les présentations publiques de la résidence font écho aux "poses" philosophiques de Jean-Luc Nancy sur la promenade.
11:14 Écrit par yZa | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Les Brigittines, Centre d'Art contemporain du Mouvement et de la Voix de la Ville de Bruxelles
L’ancienne Chapelle des Brigittines – église baroque du XVIIè siècle - jusqu’il y a peu, lieu principal d’activité et de représentations, est aujourd’hui dotée d’une extension, une jumelle, Chapelle contemporaine, inaugurée les 20 et 21 août 2007. L’année 2008 verra également l’achèvement des travaux de construction d’un bâtiment voisin qui comprendra 6 ateliers/logements pour artistes ainsi que d’un jardin artistique et pédagogique, tous deux, aussi gérés par Les Brigittines.
Depuis 1976, chaque chorégraphe, plasticien, dramaturge et interprète, au sein des Brigittines, se fait porteur d’un univers personnel, inimitable et atypique qui questionne le monde d’aujourd’hui. Les rencontres et les glissements qu’ils proposent entre théâtre et danse, musique et théâtre, danse et arts plastiques, etc. échappent à la classification et donnent lieu à la création de nouveaux langages. L’exploration de ces nouveaux langages a toujours été la préoccupation première des Brigittines.
Aujourd’hui, cette mission reste d’actualité, mais, ses différentes extensions – le double et son restaurant, sa salle de spectacle, son studio, ses bureaux et ses installations techniques, les logements d’artistes et leurs ateliers, le jardin – permettent de l’affiner et ouvrent de nouvelles perspectives : la transmission - Les Brigittines désirent partager leur passion pour les arts - et la recherche.
La Chapelle des Brigittines offre, depuis plus de vingt ans, une plate-forme aux arts vivants : danse, musique, théâtre, arts visuels. Lieu de retraite, de dépouillement, d'isolement, espace de recherche, d'expression, de création, les Brigittines, c'est aussi, depuis quelques années, l'histoire d'une rencontre entre les arts de la scène, la littérature et la musique.
http://www.brigittines.be/index.php?cid=10000
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Avant goût de RAP TITAN
Le hip-hop a une histoire, le hip-hop est une culture. Pourtant elles ne collent pas avec l’image sex and dollars qui sature MTV. C’est ce que Robert Roccobelly, alias le comédien suisse Roberto Garieri, démontre avec son complice DJEagle. Créé la saison dernière au GRü et largement repris notamment dans des écoles, Rap Titan pulse fort et joyeux, libre et funky. C’est tout simplement une déclaration d’amour au hip-hop. Soit une performance qui utilise des procédés théâtraux pour raconter la naissance d’un mouvement qui se déploie dans trois disciplines : musique (rap, beatboxing, deejaying), danse (break, smurf et dérivés) et peinture (graffiti et tag). Les moyens sont simples, un DJ et un MC, traduisez des platines et une voix. Mais les textes de Roberto sont des perles, et l’engagement de Eagle un régal pour les yeux et les oreilles.
Tout commence vers 1950 à New York, avec la construction d’une autoroute qui vient déchirer en deux parties un quartier déjà défavorisé : la Cross-Bronx Expressway met le feu aux poudres et enclenche la guerre des gangs. Fin des années 70 : fatigués de la violence, des Titans géniaux proposent la musique pour créer du lien, inventant au passage de nouveaux genres, de nouveaux sons. C’est Afrika Bambaataa et son International Zulu Nation, Kool Herc ou encore Grand Master Flash. Ce récit flamboyant leur rend hommage.
* Roberto Garieri
Diplômé du Conservatoire de Lausanne, il s’intéresse très vite au théâtre abstrait et à la performance. À partir de 2000 et pendant quatre ans, il collabore à des créations en tant qu’interprète tout en participant à la mise en scène avec Arthur Kuggeleyn et avec la Cie Nomades. Depuis 2005, Roberto Garieri consacre la majeure partie de son temps à Robert Roccobelly : son personnage de rappeur. Durant la saison 07/08, il a fait partie du collectif3 du GRü/Théâtre du Grütli.
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Encore au Grü...! cette semaine
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13.11.2008
L'utopie du groupe selon Josef Szeiler...
Josef Szeiler est un metteur en scène autrichien qui a travaillé sur les plus prestigieux plateaux, notamment celui du Berliner Ensemble lorsqu'il était dirigé par Heiner Müller. Ce qui le fascine au théâtre, c'est l'utopie du groupe, la possibilité du collectif. Car il s'agit bien de vivre et de penser là autrement que partout ailleurs dans la société. Avec un principe actif qui n'est ni le texte, ni la dramaturgie, ni les intentions a priori, mais très simplement la pratique. Ce qui fait théâtre pour Josef Szeiler, c'est le travail, la répétition physique et intellectuelle, l'essai toujours repris dans un espace-temps que l'on se donne, que l'on prend et qu'il faut embrasser largement. Au coeur du montage Configuration HM, Mauser et Avis de décès, deux diagonales sur la mort, l'une idéologique, l'autre individuelle. S'y ajouteront d'autres titres pour manifester à la fois la force antique et la puissance post-moderne de la langue müllerienne.
09:23 Écrit par yZa | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Josef Szeiler au Grü à partir du dimanche 16 Novembre 2008 !
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05.11.2008
La vie au bord du puits du 4/11 au 15/11/2008
La vie au bord du puits
Un projet de CANDY SAULNIER
Une création de Candy Saulnier
Avec : Marie-Rose Meysman, Guilhem Maréchal, Candy Saulnier et Baptiste Vaes.
Collaboration artistique : Hélène Cordier
Chorégraphie : Armand van den Hamer
Scénographie : Satu Peltoniemi
Costumes : Patricia Eggerickx
Lumières : Julie Petit-Etienne
Assistanat : Antoine Plaisant
Régie : Nicolas Sanchez, Ronan Bethuel
Excepté les mercredis à 19h30 et lundi 10 à 15h
Relâche dimanche et lundi
La vie au bord du puits est le deuxième projet conçu par Candy Saulnier. Dey’O, son premier spectacle, a été créé au Théâtre de la Balsamine à Bruxelles, en mars 2006. Ces deux créations s’inscrivent dans un théâtre multidisciplinaire, où les acteurs portent le spectacle de manière chorale, dans une polyphonie des voix et des corps. Sa recherche artistique puise dans le réel, et part du constat que la société moderne a rompu les liens qui unissaient, par nécessité, l’homme à sa communauté. Dans ces deux spectacles, elle questionne ce qui relie, aujourd’hui, le singulier au collectif. Dey’O s’est construit autour des pratiques rituelles du deuil et mettait en scène la perte de repères qui le caractérise aujourd’hui. Dans La vie au bord du puits, il est question du statut de la personne âgée, de son rapport à la mémoire et à la mort.
Ce témoignage est réinterprété par une actrice, incarnant une femme qui, aux abords de la mort, engage, pour un public, la remémoration de sa vie. Entre confidences et silences désemparés, elle est accompagnée dans cette exploration du passé, par un mystérieux chœur, qui en écho à sa parole, porte les chants de son histoire. La narration du spectacle s’articule autour de fragments de jours et de nuits. A chaque aube, survient l’évocation d’un rêve que l’acte de parole a suscité. Le déroulement du récit se trouve alors suspendu, pour ouvrir sur l’imaginaire et l’espace inconscient du personnage.
Pour relier cette histoire singulière à la mémoire collective, et ainsi créer l’illusion d’une communauté passagère, la mise en scène privilégie un traitement musical et chorégraphique de l’ensemble. Une recherche d’arrangements polyphoniques des chants, d’origines monodiques et chantés a capella, donne corps aux voix du chœur.
Réservation:02/216.75.55 http://www.oceannord.org
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La vérité... Tu vois de dire la vérité, le problème que sa pose.
...La contrainte qui se fixe quand on se dit je vais dire la vérité. Il ne faut pas que ça t'enlève les trois quarts du caisson et pourtant tu dis dire la vérité. On voit bien que pour la dire il est obligé de garder les pieds sur la plus grosse partie du caisson, d'y rester attaché quand la plus grosse partie du caisson s'enlève.... C. Tarkos "PAN"
ça aussi c'est la vérité...!

Une jeune femme somalienne lapidée par des islamistes qui l'accusaient d'adultère était en réalité une adolescente de 13 ans qui avait semble-t-il été violée, rapporte mardi l'Onu.
Cette exécution en public était sans précédent depuis deux ans.
Des dizaines d’hommes ont lapidé à mort Aisha Ibrahim Duhulow le 27 Octobre dans un stade devant un millier de spectateurs, dans la ville portuaire de Kismayo, après avoir été déclarée coupable d'adultère en vertu de la charia (droit coranique) par les autorités locales.
Des témoins avaient déclaré à l'époque qu'elle était âgée de 23 ans.
"Toutefois, des rapports montrent qu'elle avait été violée par trois hommes alors qu'elle se rendait à pied à Mogadiscio, capitale déchirée par la guerre, pour rendre visite à sa grand-mère", indique l'Unicef (Fonds mondial pour l'enfance).
"A la suite de cette agression, elle a demandé la protection des autorités, qui l'ont ensuite accusée d'adultère et l'ont condamnée à mort", précise l'organisation onusienne dans un communiqué. "Un enfant a été victime deux fois - d'abord des auteurs du viol et ensuite de ceux qui rendent la justice."
L'Unicef a souligné que cet incident illustrait la vulnérabilité des jeunes filles et des femmes en Somalie, déchirée par un conflit vieux de 17 ans.
Version française Gwénaelle Barzic

22:10 Écrit par yZa | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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