19.09.2008
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18.09.2008
Cela foisonne, étonne, détonne ! âme sensible s'abstenir
Le travail de Patty Chang s'inscrit dans la continuité des recherches menées par des artistes des années 1970, dans lesquelles la notion de performance est souvent associée à l'idée d'endurance.
Dans «Fountain», Patty Chang scrute son visage dans un miroir rond, posé à même le sol, et absorbe bruyamment l'eau qui le recouvre. De cette performance qui a eu lieu dans les toilettes d'un restaurant d'entreprise, elle a choisi un cadrage serré, vidé de toute référence au contexte dont il est extrait. L'eau, qui devrait couler, est ici stagnante et renvoie à une sensualité froide et implacable, renforcée par ce cadrage serré du double visage. Dans ce face à soi, l'artiste se livre à un intense jeu de séduction qui se déroule dans une auto-absorption, une auto-hypnose où le bruit de l'action restitue crûment la portée du geste.
Cette livraison brute de l'image reflétée et aspirée découvre un raisonnement par analogie où les incontournables symboles de l'eau et du miroir sont revisités. Cette association conduit à un rapport plus général qui, comme le souligne l'artiste, «nous permet d'y associer notre propre narration. Toutes les interprétations sont possibles».
On peut donc ainsi identifier la métaphore de la lutte, du succès et de la défaite, de la projection de soi dans cette introspection que petits et grands nous opérons dans nos vies à des moments plus ou moins forts d'autocontemplation.
«J'étais obsédée par l'idée d'une superficie plane et de l'illusion de profondeur que cela engage, c'est un abysse superficiel. Baudrillard a écrit que la séduction est de mourir comme réalité et de se reconstituer comme une illusion. Se regarder est un acte de séduction, l'action de se regarder devient un cycle de vie et de mort, et le fait de le boire est une acceptation de ce cycle» explique Patty Chang.
Source : Frac Lorraine, Metz Exposition Frac Lorraine 2008
Du «Familles, je vous hais» gidien, aux ambiances vitriol et sulfureuses des dernières sorties littéraires ou de la production cinématographique - Chabrol, Vinterberg, Bergman, Almodovar, pour n'en citer que quelques-uns - la famille ou plutôt «l'Infamille» semble un thème d'inspiration inépuisable.
Échanges conflictuels, problèmes intergénérationnels, secrets ou non-dits, Oedipe mal résolu, rapports fusionnels ou possessivité, amour vache, voire sadisme… voici égrenés quelques morceaux choisis de défaillance familiale : des données multiples pour une équation aux variables infinies.
L'érosion du modèle familial traditionnel, le déclin de la figure patriarcale et la contestation de l'omniprésence de la mère ont fait voler en éclat les apparences lisses et consensuelles «des possessions jalouses du bonheur» pour révéler les failles des relations entre individus d'une même «tribu».
Les artistes nous proposent un regard à rebours des conventions sociales et soulèvent les sujets épineux qui hérissent le long fleuve tranquille de l'amour filial/familial… À travers des vidéos ou photos, ils/elles tentent de mettre en évidence l'artificialité des normes qui régissent nos vies et les échanges sociaux. Tensions et frictions (Gillian Wearing, Salla Tykkä), ambivalence des sentiments et des désirs (Emmanuelle Antille, Patty Chang), figure protectrice et étouffante de la mère (Gina Pane), immixtion dans la sphère de l'intime, possessivité perverse (Éric Pougeau) ou simplement érosion des sentiments (Agnès Varda), émaillent un parcours aux vertus cathartiques.
Car, après tout, ces regards mêlés d'amour et d'humour, poursuivent le récit, bien connu depuis la tragédie antique, de la difficulté d'aimer. Je t'aime, moi non plus?
Récapitulatif de quelques oeuvres de PATTY CHANG (âmes sensibles s'abstenir)
elle raconte (en anglais) comment ses parents conçoivent son approche de l'art ainsi que différentes vidéos et performances.
12:32 Écrit par yZa | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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17.09.2008
Ce soir c'est la fête à Jeff BODART
A
une soirée toute spéciale, initiée par Karin Clercq et présentée par Manu Champagne et Nicolas Buysse.
Pour lui tirer un coup de chapeau, plus de 20 artistes viendront réinterpréter ses titres emmenés par Pierre Gillet et les musiciens du dernier groupe de Jeff. à la ferme du Biéreau à 20h30
21:17 Écrit par yZa | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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L'esprit de M.A.I.
En partenariat avec la Commune d'Ixelles La Maison de MAI est un espace prêté par la Commune d’Ixelles située au croisement de l'Avenue de la Couronne et de l'Avenue Rodin à Ixelles (Bruxelles). Confiée à une quinzaine d’artistes pour qu’ils s’en emparent et développent des interventions artistiques de tout ordre (installation / performance / son / théâtre / peinture / graphisme etc.). Ces interventions s’inscrivent dans l’Esprit de Mai, c’est-à-dire l’esprit né avec Mai 68 et qui perdure de nos jours à travers les nouvelles utopies et les alternatives. Leurs œuvres vont évoluer tout au long de l'opération. La Maison est également un espace où auront lieu des évènements ponctuels : conférence-débat, projection de documentaires, spectacle de théâtre-action, fêtes, concerts… |









Mes impressions de cette M.A.I.SON
Le travail étant entamé pour la présentation
de "Ruines" de Thierry Bodson
le 10 et 11 octobre prochain !
Attention places limitées !!
17:02 Écrit par yZa | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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15.09.2008
09:50 Écrit par yZa | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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09.09.2008
envie de musique et de philo ? C'est ce soir...
Ce soir aux Halles de schaerbeek à 20h30 !
Be there or be square...
Une production des Halles en collaboration avec les Éditions Aden
Conversation de la philosophie et de la musique, improvisation sur l’improvisation, cet événement consacre la rencontre entre Bernard Stiegler et eRikm.
Philosophe, actuel directeur du Développement culturel du Centre Georges Pompidou, auteur de nombreux ouvrages sur la technique, le capitalisme, la culture, Bernard Stiegler rouvrira pour nous des questions liées à sa réflexion sur l’attention, L’attente de l’inattendu et le jazz. eRikm, musicien « multipistes », reconnu pour ses talents de platiniste et ses collaborations (Christian Marclay, Luc Ferrari, Mathilde Monnier…) lui donnera la réplique dans une performance musicale et visuelle. Un dialogue inédit.
11:47 Écrit par yZa | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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08.09.2008
NE TE RETOURNE PAS, TU ES SUIVI PAR TA FEMME
Ecrit et mis en scène par Thierry Bodson Interprétation: Michel Keyaerts, Jawhar Basti, Laetitia Harutunian C'est le mythe d'Orphée : un homme travaille dans sa cave chez lui. Soudain les plombs pètent et sa femme disparaît. Il tente de la retrouver dans cet espace noir devenu sans fond. Il entend sa voix sans la voir. Un être (le narrateur) le guide tout en lui posant des questions et en lui mettant des obstacles. Le couple se retrouve. Ils repartent. Touchés par la sauvagerie du lieu -l'enfer-, ils se perdent et s'engueulent, mais ils arrivent à se dire leurs peurs, leur colère et leur amour... C'est une remise en question du couple établi, et bourgeois. La démesure entre dans le quotidien et le quotidien se balade au coeur de la démesure. A LA MAISON DE MAI Une production de la Fabrique du Vent VENDREDI 12 SEPTEMBRE 2008 / 20:30 SAMEDI 13 SEPTEMBRE 2008 / 16:00La maison est située 8 Avenue Rodin à Bruxelles (Ixelles)
Accès transport : Tram 81 arrêt "Pont du germoir" / Bus 95 arrêt "Rodin"
Entrée libre
10:40 Écrit par yZa | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Introduction du catalogue ANDY WARHOL: a factory
GERMANO CELANT ANDY WARHOL: a factory
Pour ANDY WARHOL, chaque chose, chaque personne équivaut, dans une perspective sceptique et désenchantée, cynique et nihiliste, caractéristique d'une société de masse privée de but et de fondement, par ce que reposant sur l'instabilité et la fugacité du rapide défilé des images, chaque chose, chaque personne équivaut à l'autre : elle ne possèdent en effet aucune signification, hormis celle de l'image. Devant la surprenante réalité qui est arrivée à dépasser toutes les attentes de la pensée et de l'imagination, de la tragédie et de la ruine, l'artiste américain est le premier à se rendre compte de l'impuissance de tous les remèdes culturels et à anticiper la perte d'être de l'art, qui, dans le processus historique actuel, n'a plus de raison d'exister. Face à la société de masse qui s'est développée au début des années soixante, la fonction d'anticipation exercée par l'art et la culture est entrée en crise : commence alors la fin des avant-gardes modernistes, critiques et révolutionnaires qui avaient marqué l'histoires du monde contemporain. C'est avec cette crise que s'ouvre l'ère des visions éphémères - fondée sur la précarité, la rapidité des créations, le caractère provisoire des réactions, la légèreté de l'existence et la faiblesse des processus - qui exaltent et partage l'instabilité et la consommation des images et des mythes. Il n'est plus possible de retourner aux perspectives moralisantes et manichéennes d'un art engagée et utopique, idéologique et représentatif. On ne peut adopter qu'une perspective cynique, désabusée, étrangère aux valeurs positives et constructives, qui conclut à l'absence de solutions de remplacement...
Très rapidement adoptée par le monde de l'art, la terminologie Arte povera a été inventée par l'historien et critique Germano Celant à l'occasion d'une exposition organisée à Gênes en septembre 1967, pour désigner l'émergence, en Italie, d'un ensemble de nouvelles pratiques artistiques. « Ceci, écrit Celant en évoquant l'émergence de l'Arte povera, signifie disponibilité et anti-iconographie, introduction d'éléments incomposables et d'images perdues venues du quotidien et de la nature. La matière est agitée d'un séisme et les barrières s'écroulent. » L'Arte povera est une aventure intellectuelle et artistique d'une extrême radicalité, qui s'oppose aux propositions formalistes des grands courants américains de l'époque : pop'art, op'art... Refusant les maniérismes d'une société vouée à la consommation, l'Arte povera privilégie l'instinct, le naturel et l'éphémère. « Vaste champ de convergence » où se retrouvent aussi bien l'ensemble des textes critiques rédigés au cours des années que les œuvres, le groupe de l'Arte povera a évolué au fil du temps, mais il sera historiquement fixé par Celant à douze artistes : Alighiero e Boetti, Giovanni Anselmo, Paolo Calzolari, Luciano Fabro, Jannis Kounellis, Mario et Marisa Merz, Pino Pascali, Giulio Paolini, Giuseppe Penone, Michelangelo Pistoletto et Gilberto Zorio.
10:10 Écrit par yZa | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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07.09.2008
the warhol :
17:48 Écrit par yZa | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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05.09.2008
Au T.O.N. mercredi dernier...!
Mercredi soir le 3 septembre nous avons été invités à présenter notre atelier "Récits d'origines" dirigé par Candy Saulnier au Théâtre Océan Nord. Voici une tit photo...!

Consultez le site pour la programmation de la saison 2008 - 2009 (en cliquant sur le lien ci-dessus) Sacré programmation dont 4 créations, 2 reprises, la projection du film EXTERIEUR RUE co-écrit avec les habitants de la Rue Vandeweyer, des journées rencontres lors de la présentation de nouvelles créations. Dépéchez vous de vous inscrire car les places s'envolent vite.... Réservations : 02 216 75 55 - info@oceannord.org
09:17 Écrit par yZa | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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