24/08/2008

Bien sûr, c'est évident mais surtout allez voir le site !!!

Voici donc l'annonce de la saison 08-09 du théâtre GRÜ !!!

0809

 

http://www.grutli.ch/gru2008/gru2008.html vraiment cela vaut le coup !

16:15 Écrit par yZa | Lien permanent | Général | Commentaires (0) | Tags : suisse, theatre gr geneve |  Facebook |

17/08/2008

Festival d'Avignon 2008 !

Les vacances terminées, l'année créative peut reprendre son cours…!

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Bien que les vacances ne furent qu'une prolongation de tout ce que j'ai pu découvrir, lire, jouer, entreprendre cette année…j'aimerais reprendre le fil du blog par une des créations d'un metteur en scène que j'affectionne tout particulièrement pour sa créativité, j'ai nommée :

Romeo CaStellucci (voir article sur Hey Girl!)

Après avoir étudié les arts plastiques aux Beaux-Arts de Bologne, Romeo Castellucci fonde en 1981 la Socìetas Raffaello Sanzio, avec sa femme, la dramaturge Chiara Guidi, et sa soeur, l’écrivain Claudia Castellucci. Ils sont installés à Cesena, dans le Teatro Comandini, une ancienne ferronnerie, espace propice aux expériences de plateau, dans la région italienne d’Émilie Romagne. C’est là que Romeo Castellucci a développé un art original de la scène, réunissant toutes les expressions artistiques (théâtre, musique, peinture, opéra, mais aussi la mécanique ou la fabrique d’images), visant à toucher les sens du spectateur. L’artisanat de la scène et ses métiers, comme les nouvelles technologies et leurs ressorts les plus sophistiqués, sont mobilisés dans la conception minutieuse des différents spectacles, à la fois très frontaux et très élaborés. À chaque reprise, il s’agit de forger une “langue du plateau” dont la vérité se révèle à travers une énergie des corps, par la présence vitale et concrète des matières, du mouvement, de la chair, des éléments sonores et visuels, mis en scène afin de produire du sens dans le regard du spectateur.

Cette année, Romeo Castellucci propose trois spectacles inspirés par La Divine Comédie de Dante.

La Divina Commedia
Si La Divine Comédie est un texte qui accompagne Romeo Castellucci depuis son adolescence, il n’en propose pas une “adaptation” littérale. Son travail est inspiré par ce texte, comme il l’écrit dans ses notes de travail : “Lire, relire, dilater, marteler et étudier à fond La Divine Comédie pour pouvoir l’oublier. L’absorber à travers l’épiderme. La laisser sécher sur moi comme une chemise mouillée”. Mais il vise surtout à “devenir” Dante : “Dans ce sens, être Dante. Adopter son comportement comme au début d’un voyage vers l’inconnu.” La Divine Comédie est un poème sacré du poète florentin Dante Alighieri (1265-1321), comprenant trois parties, Inferno (L’Enfer), Purgatorio (Le Purgatoire) et Paradiso (Le Paradis), composées chacune de trente-trois chants, auxquels il faut ajouter un chant d’introduction. L’ensemble représente une somme de cent chants et de près de 15000 vers, écrite entre 1307 et 1319, quand, au soir de sa vie, Dante achève son oeuvre, à la fois soulagé et mélancolique. La composition de La Divine Comédie est contemporaine à l’installation de la papauté à Avignon et donc à la construction du premier Palais des papes. Pour la culture occidentale, La Divine Comédie est davantage qu’un monument littéraire, c’est une référence. Même pour ceux qui ne l’ont jamais lu, ce texte fait sens et s’apparente à un pays mythique, dont on visite les enfers en redoutant ses peines, dont on parcourt le paradis en espérant ses joies. Nombre d’écrivains et d’artistes ont été fascinés par ce texte, ses images, ses visions, ses hallucinations, l’étendue de ses registres (amoureux, mystique, savant, allégorique, politique, poétique…), et beaucoup ont voulu le traduire pour mieux assimiler ses trésors (Dumas, Stendhal, Baudelaire, Nerval, Lautréamont, pour ne citer qu’eux). Romeo Castellucci, quant à lui, cherche à “précipiter La Divine Comédie sur la terre d’une scène de théâtre”. Il offre au spectateur, en trois étapes et trois lieux du Festival, une traversée, l’expérience d’une Divine Comédie.

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Inferno est un monument de la douleur. L’artiste doit payer. Dans la forêt obscure où il est d’emblée plongé, il doute, il a peur, il souffre. Mais de quel péché l’artiste est-il coupable ? S’il est ainsi perdu, c’est qu’il ne connaît pas la réponse à cette question. Seul sur le grand plateau du théâtre, ou au contraire muré dans la foule et confronté à la rumeur du monde, l’homme que met en scène Romeo Castellucci subit de plein fouet cette expérience de la perte de soi, désemparé. Tout ici l’agresse, la violence des images, la chute de son propre corps dans la matière, les animaux et les spectres. La dynamique visuelle de ce spectacle a la consistance de cette hébétude, parfois de cet effroi, qui saisit l’homme quand il est réduit à sa petitesse, démuni face aux éléments qui l’accablent. Mais cette fragilité est une ressource, cependant, car elle est la condition d’une douceur paradoxale. Romeo Castellucci montre à chaque spectateur qu’au fond de ses propres peurs, il existe un espace secret, empreint de mélancolie, où il s’accroche à la vie, à “l’incroyable nostalgie de sa propre vie”. Cet Inferno est aussi la première rencontre entre Romeo Castellucci et la Cour d’honneur du Palais des papes. L’artiste y a rêvé, lui qui écrivait de ce lieu il y a déjà trois ans : “Nous voulons imaginer une succession d’événements, une occupation de l’espace, qui seraient capables de rencontrer cette architecture, non comme décor de théâtre mais comme “reste”, comme passé réclamant d’être repris et ressuscité, comme l’accomplissement de ce qui est resté inachevé, insensé, avorté”. Voici enfin Romeo Castellucci face à l’impossible désiré et redouté.

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L’homme qui traverse le purgatoire – le “chant de la terre” – est un être curieux, sans cesse arrêté par le concret des choses et des objets qui l’entourent, dans une représentation de sa propre vie. Cette matière l’occupe, l’encombre, l’attache, et souvent le tourmente. Elle témoigne de ce qu’est précisément le purgatoire selon Romeo Castellucci : la vie humaine dans sa répétition quotidienne, la familiarité des tâches de tous les jours, le piège de la routine, l’expérience du corps banal, les retrouvailles avec le monde fini, la nature connue, les matières de la vie. Il se sait condamné à errer là, parmi la réalité, à la fois représentée sans distance, de manière abstraite, et de façon hyperréaliste, “une réalité sans ombre” dit le metteur en scène, qui s’est attelé à un important travail sur les formes en devenir. La punition, ici, c’est tout simplement de vivre, de faire l’expérience du monde. Ce Purgatorio est donc plus qu’un spectacle, car c’est aussi pour le spectateur l’occasion d’une expérience à laquelle Romeo Castellucci donne beaucoup de prix : se retrouver, soudain, de l’autre côté du jeu du théâtre, dans l’envers de la représentation. Comme si chacun pouvait assister au spectacle projeté de sa propre vie, mais primitive, renvoyée aux premiers temps, ceux des origines et de la naissance. Cette lucidité tout à coup offerte, comme une expérience de retour à la vue au sein de la nature contemporaine, de retour à la sensation au milieu de la ville moderne, n’est-elle pas plus terrible encore ? C’est une angoisse existentielle qui sourd de ce spectacle, comme si les sensations et le corps se dissolvaient dans la matière.

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Sur la terre de l’Église des Célestins, entre ses vieux murs, Romeo Castellucci a installé son paradis. Le spectateur qui parcourt librement cet espace entre dans sa propre intimité, processus façonné par une contemplation muette, par une lumière qui d’aveuglante se fait obscure, par de multiples reflets, des sons omniprésents. C’est un monde paradoxal, sans incarnation : dans Inferno, l’homme était exclu des élus, ici il est exclu du monde, condamné à errer dans un univers sans corps, sans visage, sans matière, un lieu de pure lumière et de sonorités sans limites, tout entier dévoué à la seule gloire du Dieu créateur. “Pour moi, c’est le chant le plus épouvantable, précise d’ailleurs Castellucci à propos du Paradis de Dante, une forme d’exclusion renversée, et non pas un accueil en forme de bienvenue!” Tout est centré sur le chant de gloire divin, si bien que les corps des spectateurs semblent se dissoudre dans la lumière, les sons, les reflets, comme s’ils perdaient leur substance dans une clarté si intense qu’elle absorbe tout, qu’il était désormais impossible à chacun de distinguer les perspectives du lieu, les proportions des choses,
la consistance des objets. Toute psychologie et toute subjectivité semblent remises en cause. C’est là, dans ce parcours dans l’église des Célestins, qu’est proposée une interrogation à chaque spectateur : quelle est sa place, politique, sociale, face aux dysfonctionnements de l’existence ?

 

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Mise en scène, scénographie, lumières et costumes
Romeo Castellucci
Musique originale et exécution en direct
Scott Gibbons
Chorégraphie
Cindy Van Acker, Romeo Castellucci
Collaboration à la scénographie
Giacomo Strada
Sculptures en scène
Istvan Zimmermann, Giovanna Amoroso
Automates
Giuseppe Contini
Réalisation des costumes
Gabriella Battistini
Avec
Alessandro Cafiso, Maria Luisa Cantarelli,Silvia Costa, Sara Dal Corso, Antoine Le Ménestrel, Manola Maiani, Luca Nava, Gianni Plazzi,
Stefano Questorio, Jeff Stein, Silvano Voltolina (distribution en cours)
Production
Gilda Biasini, Benedetta Briglia, Cosetta Nicolini

Production
de la Trilogie Socìetas Raffaello Sanzio, Festival d’Avignon, Le Maillon-
Théâtre de Strasbourg, Théâtre Auditorium de Poitiers - Scène nationale, Opéra de Dijon, barbicanbite09 (Londres)
Dans le cadre
du Spill Festival 2009, de Singel (Anvers), Kunstenfestivaldesarts /La Monnaie (Bruxelles), Festival d’Athènes, UCLA Live (Los Angeles), Napoli Teatro Festival Italia, Emilia Romagna Teatro Fondazione (Modène), La Bâtie-
Festival de Genève, Nam June Paik Art Center /Gyeonggi-do (Corée), Vilnius Capitale européenne de la Culture 09, “Sirenos”–Festival international de théâtre de Vilnius, Cankarjev dom (Ljubljana), F/T 09 –Tokyo International Arts Festival
Avec le soutien
du ministère italien du Patrimoine et des Activités culturelles, de la Région Émilie-Romagne et de la Ville de Cesena avec l’aide du programme Culture (2007-2013) de l’Union européenne
Remerciement à
Comune di Senigallia-
Assessorato alla Cultura / AMAT

info sur : http://www.festival-avignon.com

Photos : © Christophe Raynaud de Lage/Festival d'Avignon

 

Bonjour !!! Et oui les vacances terminées.., me revoilà !

Re-sourcée, re-né, re-prise, re-commencer... re-devenir, re-créer, re-travailler et tout ça avec passion of course !

Petites photos résumant mes vacances....ouh là compliqué ça... car il y a eu de tout !

Ete 2008 ombre sur la neige

Bacon

Toscane Dante

micmacmoto

kitesurf wissant

fruits de l'été

Voilà mini aperçu de certaines prises de vues il y en a eu pleins, des souvenirs magnifique d'autres moins drôles... !

12:05 Écrit par yZa | Lien permanent | Général | Commentaires (0) |  Facebook |