28/11/2007

Ceux qui marchent dans l'obscurité...!

Fantaisie nocturne . . . traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz

PERSONNAGES :

LES IMMATERIELS:

  • le récitant
  • dieu

LES VIVANTS:

  • Celui qui marche
  • Celui qui attend
  • celui qui se dérobe
  • celui qui pousse
  • celui qui est poussé
  • celui qui a été poussé
  • le terne

LES AGONISANTS :

  • La mère de celui qui marche
  • le père de celui qui attend

LES PENSEES:

  • Pensée-Brumeuse
  • Pensée-Vaporeuse
  • Pensée-Harengueuse
  • Pensée-Scabreuse
  • Pensée-Geleuze
  • Pensée-Chocolateuse
  • Pensée-au-Pantalon
  • Pensée-au-Pyramidale

 LES MORTS :

  • La Mère du Terne
  • Le Mort Timide
  • Le Mort Fatigué
  • La Morte Amère
  • Le Mort Appliqué
  • Le Mort Délicat
  • Le Mort Colérique
  • Le Mort Grossier
  • Le Mort Désepéré
  • Le Mort Bébé
  • La Morte Acide

Une pièce de Hanokh Levin,Hanok Levin
créée en mai 1998 au Théâtre Habima dans une mise en scène de l'auteur....

 - ? -

 

. . . WORK IN PROGRESS . . .

Bientôt au Centre Culturel d'Ottignies,


Une pièce Mythologique.

     La vie un spectacle cruel...

22/11/2007

EFFET PAPILLON

Cie Contour Progressif - Mylène Benoit

Effet Papillon - Création 2007
pièce chorégraphique pour trois danseuses inspirée de l'univers du jeu vidéo

avec Barbara Caillieu, Laure Myers, Magali Robert

PROCHAINES REPRESENTATIONS

04-05 décembre 2007 Présentation Effet Papillon Universite Lille3 - www.univ-lille3.fr/fr/culture/danse-musique/danse/
04 février 2008 Effet Papillon - Vivat la Danse au Vivat d'Armentières (59)
http://www.levivat.net/
8-9 mars Atelier du spectateur au Vivat avec Mathieu Bouvier : Avatar, mon corps idéal
http://www.levivat.net/
18 avril 2008 Effet Papillon - Carré des Jalles à St Médard en Jalles (33)
http://www.lecarredesjalles.org/
22-27 septembre 2008 Effet Papillon - Biennale de Danse de Lyon http://www.biennale-de-lyon.org/

 
La rencontre de la danse et du jeu vidéo est-elle une façon de faire muter le corps ?


Effet Papillon convoque les codes du jeu vidéo pour interroger les représentations du corps dans les univers de réalité virtuelle : un moi-corps médiatisé, sans durée ni gravité, ne craignant plus la mort puisque ses réssurrections sont illimitées.

Dans une matière-mouvement qui paraît plutôt pétrie de pixels que de chair, Effet Papillon met à l’épreuve l’image d’un corps idéal, évoluant sans risque ni responsabilité dans un monde sécurisé, devenu éminemment fiable, jusque dans ses pires dangers...

"A travers une mise en relation en temps réel entre la mobilité physique des danseuses et le dispositif scénographique (images, son, lumière), Effet Papillon entend ouvrir de nouveaux territoires à la mobilité des corps."
(Extrait de l'article de Laurent Catala, Musique et Cultures Digitales, janvier/février 2006)

“Dans Effet Papillon l’effet de contamination est d’autant plus fort que le virtuel s’est fait réel, pour nous permettre de mieux explorer à notre tour toute ces figurines que nous nous contentions jusqu’ici de manipuler. La figure de l’avatar n’est plus notre prolongement désincarné, il nous accueille en son sein et cette manipulation génétique d’un nouveau genre est ici réussie. (...) La froideur cède progressivement la pas à l’empathie et ce n’est pas la moindre qualité des interprètes, subjuguantes quelquefois, que d’avoir éloignée toute tentative mimétique, d’appropriation d’une enveloppe pour tenter de devenir ses créatures et de nous faire partager – de l’intérieur – ce squelette inconsistant, ces redondances gestuelles, ces mouvements vides, cette corporéité un peu suspendue, ces courses sans but, ces heurts au bord du décor, ces stand by inhumains.” Philippe Guisgand, décembre 2006

 

Dossier de présentation du spectacle (pdf) >>>
Articles de presse (pdf) >>>

 

Création à la Maison Folie de Mons, Festival VIA, mars 2007

Extraits du spectacle 8' (58mb) :
>>>

Note d'intention, octobre 2005 : vidéo de présentation du projet 5' (25mb) >>>

Première étape de travail à Montbéliard, Festival Intrusions, [ars]numérica, déc 2005

vidéo de la présentation in situ 5'40 (30mb) >>>

Deuxième étape de travail à Mons dans le cadre du Festival VIA, mars 2006

Vidéos de présentation :

1- Présentation publique 5' (30mb)
>>>
2- Asservissement de l'espace 1'15 (7mb)
>>>
3- Sonorisation des mouvements des danseuses 1'39 (9mb)
>>>

Equipe :
Conception, mise en scène : Mylène Benoit
Interprètes : Barbara Caillieu, Laure Myers, Magali Robert
Recherche chorégraphique : Mylène Benoit, Barbara Caillieu, Laure Myers, Magali Robert
Assistante : Annie Leuridan
Scénographie : Xavier Boyaud
Lumière : Annie Leuridan
Composition sonore, programmation : Laurent Ostiz
Programmation temps réel, capteurs : Cyrille Henry
Costumes : Carole Martinière
Construction : Alain Lebéon, Thomas Raomn, Frédérique Bertrand
Conseil en Game Design et scénario : Xavier Boissarie
Administration : Angeline Barth

 

Partenaires :
[ars]numérica,
Atelier d’Art 3000 - Le Cube, Issy-les-Moulineaux
Le manège.mons/maison folie
Le manège.mons/cecn
Le Vivat - Armentières
Les Fous à réaction [associés]
DRAC Nord-Pas-de-Calais
ADAMI
Fondation Beaumarchais
Ministère de la Culture et de la Communication (DICREAM)
Conseil Régional Nord-Pas-de-calais
Le manège.maubeuge
Projet lauréat des “Bains numériques # 1” du Centre des Arts d’Enghien.

Prêt de studio :
Centre National de la Danse / Danse à Lille / Danse Création / La Condition Publique

Direction Artistique : Mylène Benoit
mylene.benoit at free.fr

Chargé de diffusion : Matthieu Goeury
romaine.noir at gmail.com

Hans OP DE BEECK - Artiste Belge

Hans Op de Beeck est né en 1969 à Turnhout en Belgique. Il étudie les beaux-Arts à Sint Lucas à Bruxelles et participe au programme de post-diplôme de la Higher Institute for Fine Arts de Anvers. Puis, il travaille, pendant deux ans, à la Rijksakademie de Amsterdam. Artiste visuel réputé, Hans Op de Beeck crée des installations géantes, des paysages urbains imaginaires à l’échelle 1. Pour son travail, il mélange sculptures et vidéos, dessins et photos. Pendant plusieurs années, il a été impliqué dans de nombreux projets et expositions collectives. Ses œuvres ont été intensément exposées en Europe et aux Etats-Unis. En 2003, il a pris part au projet PS1 à New York et, en 2004, il a participé au Art Unlimited à Bâle, en Suisse, où il a exposé un restaurant d’autoroute grandeur nature. Plus récemment, son travail a été présenté au Kunstverein de Hanovre, au Shanghai Art Museum, au PSK de Bruxelles et au Drawing Center de New York. […] La plupart des œuvres de Hans Op de Beeck parlent de distance. De la distance non seulement spatiale et temporelle, mais aussi de la distance entre les hommes et de la distance entre les personnages de ses œuvres et les spectateurs. Car même si ses maquettes sont désertiques, nombre de ses photos et vidéos sont peuplées de personnages qu’il observe ou met en scène. Souvent, ces personnages sont cependant encore plus fantomatiques que ses paysages désertiques. On dirait qu’ils attendent éternellement Godot, comme le protagoniste de Becket. Ils sirotent un café (Coffee, 1999), attendent on ne sait trop quoi, le regard perdu dans le vide (Situation I, 2000), fument une cigarette (Times takes a cigarette I, 2000), estampillent des documents (Communication, 1999), applaudissent pour une raison inconnue (Gesture 3, 1999) ou marchent vers une destination tout aussi inconnue (Détermination 4, 1998). Ces scènes respirent un ennui et une absurdité poussée au paroxysme par l’éternelle répétition des images. Ce passage en boucle – une technique dont il use dans la plupart de ses œuvres vidéo – s’accordent parfaitement avec l’image du monde qu’il nous présente : un monde qui tourne comme un carrousel fou, un monde où tout se répète à l’infini, où toute tentative de communication échoue ou paraît vaine. Ces œuvres ne sont cependant jamais sombres. Elles balancent toujours entre gravité et ironie, entre tristesse et humour. Op de Beeck tend un miroir au spectateur, pour s’inscrire non pas en moraliste, mais en observateur de l’être humain – ce minuscule grain de sable qui accepte sans broncher sa condition humaine, aussi minable soit-elle. […]

dessin HODBfactory 2006

Hans op de Beeck -

le crépuscule des illusions

Evence Verdier 

Les œuvres de Hans Op de Beeck, empreintes de mélancolie, sont pourtant aussi éloignées de la poétique de «la ville morte» de Rodenbach que de l'univers désolé de Beckett. Ses ensembles sculpturaux et sonores comme ses dessins, ses vidéos et ses photographies apparaissent en effet toujours dans des dispositifs qui permettent au spectateur de prendre une distance par rapport à leur aspect désabusé. L'artiste flamand exposera prochainement au Kunstverein de Hanovre du 26 novembre 2005 au 5 février 2006.Restes visuels, traces de situations rêvées ou vécues, les propositions sculpturales de Hans Op de Beeck trouvent leur efficacité dans l'exercice d'une «dé-création» et dans la position du regard qu'elles requièrent – les maquettes à hauteur de poitrine par exemple permettent au spectateur de s'y glisser mentalement avec aisance. Par des opérations de réduction et de soustraction, sont réalisés des lieux génériques dépourvus de détails formels, d'«artistic touch» et de narration, lieux non situés géographiquement, et qui libèrent l'imagination. Étant donné le non-sens ancré dans le réel et l'aliénation inhérents à nos parcours quotidiens, l'artiste peut-il faire autre chose que de sauter hors de la mimesis? Comme l'écrit Jacques Rancière, «le saut hors de la mimesis n'est en rien le refus de la figuration (et) le réalisme ne signifie pas valorisation de la ressemblance mais destruction des cadres dans lesquels il fonctionne». Hans Op de Beeck travaille justement à la prise de conscience de ces cadres qui déterminent nos comportements et influent sur nos sensibilités. Il s'en prend au rapport de fidélité que nous entretenons sans cesse à des modèles. L'artiste réalise de sobres simulacres et non des leurres. La finalité de ses œuvres consiste à offrir au regard des formes qui, au-delà d'une description ironique de l'absurdité des situations banales de la vie, communiquent également le désir d'inventer et de vivre une autre réalité.

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HANS OP DE BEECK . EXTENSIONS

du 18.11.2007 - 20.01.2008

M/Schatkamer de l'église St. Pierre

Grote Markt / Leuven

Happy End (Le Petit Poucet), est le fruit d'une triple rencontre entre Georges Aperghis, l'artiste visuel Hans Op de Beeck et un personnage de conte, imaginé en 1697 par Charles Perrault : le Petit Poucet.
    Aperghis dépouille le conte de sa magie d'enfance et court droit à la racine du verbe : les mots de la peur, de l'amnésie, du chemin perdu, des traces escamotées. Les voix de Michaël Lonsdale et d'Edith Scob, injectées dans un labyrinthe d'effets électroniques, retravaillées à la manière d'un jeu vidéo, narrent l'histoire de Poucet, de ses errances, de sa fatigue et de son courage, et sont diffusées en voix off. Si Aperghis parle de sa musique en termes "d'architectures sonores", il ajoute aussitôt : "comme des miettes envolées".
    En guise de plateau à cet étrange opéra : un film d'animation de l'artiste belge Hans Op de Beeck. Ses œuvres réinventent avec une douce amertume les paysages de la banalité contemporaine, qui semblent attendre avec résignation quelque inévitable catastrophe. Dans Happy End (Le Petit Poucet), les images animées conçues par Hans Op de Beeck et Bruno Hardt épousent l'angle de vue d'un enfant sur le monde qui l'entoure. Projetées sur grand écran, elles surplombent un ensemble de seize musiciens.
    Georges Aperghis résume son intention en ces termes : "Comment montrer, grâce à ce conte, le formidable brassage de cultures auquel nous assistons, voilà le sujet, à la fois musical, visuel et philosophique de ce spectacle".
 

Happy End (Le Petit Poucet) -

Georges Aperghis / Hans Op de BeeckCréation, Première à l'Opéra de Lille.

Vendredi 7 et samedi 8 décembre 2007 à 20h00

 

 

Laatse avondmaal

 

 

 

Merry go round

 

Table

21/11/2007

Bertolt Brecht - Théâtre de la distanciation - épique

 

08:43 Écrit par yZa | Lien permanent | Général | Commentaires (0) |  Facebook |

16/11/2007

WIM DELVOYE - Art Farm - CLOACA WORLD

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   Wim Delvoye  

AF07
art farm pigs in green
stuffed pigs louis vuiton

Art Farm Yi Shu Nong Chang Xin Zhuang Zi Yang Zhen,

Shun Yi District Beijing China

 

cloaca affBienvenue au Cloaca World
Claude lorent La Libre Belgique (03/10/07)


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L'artiste gantois Wim Delvoye réunit pour la première fois ses sept Cloaca.
Double exposition à Luxembourg comprenant deux nouvelles machines.
En sus, Wim Delvoye propose dessins, sculptures et merchandising.

Pour la première fois un centre d'art réunit les sept Cloaca créés par l'artiste gantois Wim Delvoye. Un huitième plus grand et plus vorace sera présenté prochainement au Mudam, de Luxembourg. Ces expositions sont l'occasion de voir l'évolution de la machine : la petite dernière est une merveille de la technologie, et d'analyser un phénomène que l'on a pris pour provocateur mais qui depuis son existence n'a cessé de répondre aux invitations de nombreux musées dans le monde.Osmose des disciplines Depuis que les arts contemporains, et le pluriel est capital, ont intégré toutes les expressions créatives qui ne rentrent dans aucune catégorie précise, le champ des investigations des artistes est sans borne et sans limite. Aussi de la sociologie à la publicité, des sons aux sciences, on constate un amalgame des disciplines qui rend plus complexe que jamais le domaine des arts visuels. C'est en ce contexte que l'on abordera une part du travail de Wim Delvoye, concepteur de 7 Cloaca, machines reproduisant la fonction digestive du corps humain de l'ingestion de nourriture jusqu'à la défécation.D'une part un artiste conçoit un objet en quelque sorte inutile, qui se présente sous une certaine forme et dans une esthétique que l'on pourrait qualifier de laboratoire chimique, de l'autre il y a le processus scientifique qui n'est pas à proprement parler une recherche mais une application concrète de connaissances. On assiste donc à une interpénétration de disciplines sans que l'on entre en fin de compte dans une catégorie bien définie.L'art est ainsi devenu ce qui échappe aux classements, aux définitions, à toute tentative d'enfermement de la pensée. Il ne s'en tient plus et loin s'en faut aux beaux-arts mais s'approprie tout ce qui participe du visuel, voire du sonore indépendant de la musique, et même de l'olfactif.
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Machine humaine

Depuis que l'expression artistique existe, le sujet traité le plus récurrent est logiquement l'être humain puisqu'il est le centre des préoccupations existentielles de tout individu et partant de l'univers. Le corps, sous des mains artistiques, a été peint, sculpté, imité, photographié, travesti, décoré, habillé, dessiné, préservé, momifié... sous toutes les latitudes. Wim Delvoye a, avec l'aide d'ingénieurs et de chimistes, posé un pas plus loin : le corps biologique est devenu une sculpture active, capable d'accomplir une fonction essentielle, vitale pour la préservation de la vie, mais qui n'a ici d'autre but que de faire la démonstration d'un processus de transformation.En fait pas de quoi s'extasier sinon de la prouesse technique. Le hic provient du résultat, comme tout être vivant, la machine défèque. "La fonction la plus commune et aussi la plus intime de l'homme, celle que l'on ne partage pas volontiers", commente l'artiste. Mais voilà tout ce qui touche de près ou de loin à la scatologie engendre aussi le rejet et le dégoût pour ainsi dire naturellement. Sans compter que l'odeur nauséabonde n'arrange rien ! Pourtant en la matière l'art n'en est pas à son coup d'essai de Manzoni à Paul McCarthy, mais ce qui dérange et déroute probablement ici c'est le pur réalisme. Ce n'est ni aseptisé ni métaphorique, ni une image, ni une imitation : c'est un excrément humain - il a été analysé comme tel - mécanisé qui sera conservé sous vide après traitement indispensable. Dans un laboratoire une telle expérience ne poserait pas le moindre problème d'autant plus que n'existe aucune interprétation de quel qu'ordre que ce soit. Finalement c'est le lieu de présentation et le spectateur qui créent des glissements soulevant des questions et des réactions.Cloaca entrepriseLa part artistique plus classique est assumée par une impressionnante série de dessins, soit préparatoires qui de Léonard De Vinci à Panamarenko sont largement entrés dans les moeurs artistiques, soit complémentaires. Aussi par des sculptures, grilles d'entrée miniatures de grands domaines qui participent dès lors à ce que l'on peut appeler le Cloaca World, cloacagates
une vaste entreprise dans tous les sens du terme.
Andy Warhol avait en son temps jeté les bases de l'art comme entreprise. Là aussi Wim Delvoye exploite la logique jusqu'au bout. Non seulement il conçoit et produit des oeuvres machines qu'il ne vend pas, mais gère économiquement un système rentable qui lui donne les moyens de poursuivre ses activités. Il a même créé des obligations pour ses sociétés qui lui permettent de vendre ses dessins, de faire de la publicité pour ses produits comme n'importe quelle firme et de prévoir du merchandising : sacs, publications, tee-shirt, papier de toilette... Le tout, il faut le souligner, non sans un certain humour malin, non sans un regard ironique sur ce monde de l'art et des entreprises car la fourchette du manoir tend une dent d'honneur et son M. Propre mue aussi en Superman !


 

fond







 

 

  Wim Delvoye : Cloaca 2000-2007.

  Casino, Forum d'art contemporain,

41 rue Notre-dame, Luxembourg. Jusqu'au 06.01.08. Lundi, mercredi, vendredi 11 h -19 h, jeudi 11 h -20 h (gratuit à partir de 18 h), samedi, dimanche et jours fériés 11 h -18 h. Fermé le mardi. La huitième machine sera présentée au Mudam de Luxembourg du 13 octobre au 26 novembre.

15/11/2007

Isabelle WERY au théâtre de la Vie...!

IsabelleWeryIsabelle werydatethéâtre de la vie logoatelier théâtre de la vie


 
LA TRANCHE
(ou le Retour de l'enfant prodigue)
de Jean-Daniel Magnin
par Isabelle Wéry
J’ai renié la peau de la peau de ma peau. Je l’ai piétinée. Je l’ai rejetée loin de moi. Je suis resté des nuits entières la tête dans la boue pour oublier mon nom. Legarche ! Legarche ! J’ai craché au loin ce morceau de moi-même. Ah que les pans s’écartent ! Faut-il se haïr pour s’aimer ? Se fuir pour se trouver ? J’ai la peur plantée dans le ventre et les mâchoires serrées dans un sac de peau. Faut-il se mordre soi-même ? Faut-il sucer son sang ? Et ronger sa propre carcasse ? Ah vite ! Que quelque chose tombe du ciel. Une cause. Une foule en masse. Une injustice. Un oppresseur. N’importe quoi. Même un Dieu pourquoi pas ? Qu’il vienne se montrer. Qu’on se batte. Quelque chose d’autre que moi !

La Tranche. Extrait.

rue Traversière, 45 – 1210 Bruxelles
Administration : téléphone 02 219 11 86
fax 02 219 33 44
Courriel :
info@theatredelavie.be


14/11/2007

work in progress...

Chapitre I

Chapitre I sur un lit

16:49 Écrit par yZa | Lien permanent | Théâtre | Commentaires (0) |  Facebook |

Quelques images de l'ouverture de UCCA à Beijing

Etonnant, interpellant pour le moins , mais qu'est ce donc ces petits bonshommes... installation ? performance?

ouverture du logo à Pékin photos prises par Dennis Lee photographe, http://picasaweb.google.com/dennisklee/UCCAOpeningAt798   

tisommes

 



 

tisommes ensemble bleu

 

tisommes qui monte

 


tisommes vivant

tisommes rose

13/11/2007

Ullens Center of Contemporary Art... !

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Ullens dans le Centre

L’affaire a été pliée à la chinoise : en deux ans, le collectionneur belge Guy Ullens a concrétisé «le rêve de sa vie» : ouvrir une fondation d’art contemporain à Pékin. L’UCCA, Ullens Center for Contemporary Art, a été inauguré ce week-end devant la presse. Des centaines de personnalités tout aussi internationales ont été invitées à l’ouverture de ce musée privé, le plus grand à ce jour financé par l’étranger en Chine.

Gigantisme. Guy Ullens, 72 ans, est un débonnaire. Sa carrière dans les sucreries familiales derrière lui, il consacre sa retraite à l’art contemporain chinois. Le teint hâlé par le soleil de Verbier (Suisse), où il réside, il raconte l’angoisse du collectionneur. Que faire de 1 500 œuvres accumulées depuis vingt ans, dont une copie, par l’artiste Huang Yong Ping, d’un avion américain descendu par les Chinois ? Même la biennale de Venise est trop étroite pour l’exposer. «Il fallait acheter une ancienne usine en Chine», explique Ullens. Son souhait : «Exposer l’art chinois aux Chinois», privés de musée d’art contemporain dans la capitale.

L'"art district 798" à Pékin est une immense friche industrielle, un ex-complexe d'usines d'électronique et d'armement monté par les Allemands de l'Est dans les années 50 dans un style néo-Bauhaus. Le site a accueilli jusqu'à 20000 ouvriers. On voit encore les traces de la technologie communiste : tuyaux de vapeur striant les ruelles du site, slogans révolutionnaires maoïstes sur les murs. Une partie du site est toujours occupée par des usines qui fleurent les années 50 : cheminées fumantes, ouvriers en vélo, labyrinthes de couloirs noirs de suie, circuits mystérieux de tubes, à hauteur des yeux. Le site de Dashanzi avait commencé à dépérir à la mort de Mao. Et au début des années 2000, des artistes ont investi le lieu, installé leurs ateliers, squatté les espaces. Les tags ont fleuri sur les murs et les Mao kitsch ont commencé à côtoyer les statues militantes de la révolution culturelle.

Le " 798 art district " a joué un rôle majeur pour libérer et exposer la créativité des artistes chinois. Pas toute cependant, car la censure et l'autocensure rodent. Encore aujourd'hui, des "policiers" viennent surveiller qu'il n'y ait pas d'oeuvres subversives ou d'oeuvres montrant des nus. Le site, sans cesse menacé par la spéculation immobilière, devrait se voir consolidé grâce à la présence du "musée Ullens".

En 2005, il reste une immense coque de béton vide surmontée par la plus haute cheminée du complexe. «C’est pour le Guggenheim, pas pour moi», se dit alors Guy Ullens, effrayé par le gigantisme du lieu : 15 mètres de haut sur 130 de long. L’enthousiasme de l’architecte français Jean-Michel Wilmotte l’a convaincu, autant que les encouragements des Chinois : «Vous aurez tout ce que vous voulez», assurent les officiels, pas fâchés d’institutionnaliser ce Soho de la capitale, trop subversif à leurs yeux. Le baron Ullens se sépare d’une quinzaine d’aquarelles de Turner qui l’encombraient à Verbier et lève 25 millions de dollars sur ses fonds propres et ceux de son épouse Myriam, ex-patronne d’une boulangerie industrielle. «La vie du collectionneur est dure, s’amuse-t-il. Je n’ai pas l’artillerie d’un Pinault et les sponsors, comme toujours, attendent de voir». Wilmotte s’attaque au projet et une équipe polyglotte est constituée.

inside centre

Immaculé. Fei Dawei, le directeur artistique, un des connaisseurs de l’art contemporain chinois, a guidé Guy Ullens dans ses premiers pas collectionneurs au milieu des années 80 et l’a convaincu d’ouvrir l’UCCA à Pékin plutôt qu’à Shanghai, plaque tournante de l’art contemporain chinois, ville «trop commerciale» à ses yeux. Virginia Ibott, directrice des relations extérieures, a passé douze ans à la Tate Gallery, où elle a connu Jan Debbaut, conseiller artistique. Un chef étoilé Michelin, Yves Mattagne, supervisera le restaurant gastronomique.

Guy Ullens n’est pas seulement un mécène philanthrope. Le UCCA doit pouvoir voler de ses propres ailes, grâce à des salons VIP à louer, une boutique «genre Arcurial», et quelques bars. Dix mois plus tard, ce beau monde est à pied d’œuvre dans un palais lumineux, plus MoMA que Guggenheim, retapé en un an : «N’importe où en Europe, ce projet aurait pris dix ans. A mon âge, je n’ai plus le temps», raconte Guy Ullens. De l’usine restent la charpente de béton et la cheminée de briques. Les murs sont blancs, les sols en béton ciré. Passée la porte, on oublie la Chine, l’UCCA pourrait être à Paris, Londres ou New York, fidèle au style immaculé des musées d’art contemporain. La première exposition, «85 new wave», se veut une rétrospective exhaustive du jeune art contemporain chinois. La collection Ullens se mêle à celles d’autres collectionneurs et artistes.

En ce moment au centre Ullens ’85 New Wave - The Birth of Chinese Contemporary Art

Fei Dawei évoque les années 80, période insensée pour la Chine, «c’était la liberté, on découvrait le monde», et le passage accéléré du réalisme socialiste, inspiré de l’académisme soviétique, à l’art abstrait ou conceptuel. 1989, nom de code pour les massacres de Tiananmen, avait jeté un voile gris sur la production artistique. A cette époque, Zhang Xiaogang, dont une toile s’est vendue l’an dernier 1,1 million d’euros chez Christie’s, «parlait de mort». Pour Fei Dawei, c’est sa période «la plus émouvante».

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Porshe Yi
mythos of lost dynasties

12/11/2007

Lettre à ma fille...

Patience, doute, colère, ras le bol, reprise, questionnement de soi des autres, conseil, communication, souffrance, discussion, attendre ne pas entendre dire les choses gauchement, larmes, rire, va et viens incessant entre dépendance, amour et indépendance liberté très limitée, médiateur, peurs, angoisses, blessures, pansement, gangrène, masque par ce que... effroi, apaisement, des moments ou j'aimerais juste te dire je t'aime...tu n'en veux pas, tu me casses comme un jouet vénus est dans ta vie mais l'amour existe-il? ou n'y a t'il que des actes d'amour? la paix intérieur qu'il va falloir que tu trouves ton authentique toi? Tu ne veux plus m'entendre car mes mots te pèsent, ces mots qui aimeraient apaisé ta souffrance que tu rejettes en masse, la question qui es tu? et que viens-tu faire là? Quel est ton destin? Que viens-tu réparer retrouver, vivre...partir quelque part... être quelque part...Mon coeur te dis va vie et surtout deviens... Crée, vie par l'art, l'art de vivre regarde la vie capte là et fais en la plus belle oeuvre d'art.

Ta maman qui t'aime Ta Maman qui t'aime

06:14 Écrit par yZa | Lien permanent | Général | Commentaires (0) |  Facebook |

07/11/2007

ALBERT WATSON

Albert Watson


Albert Watson a sa place, une des premières, parmi les plus éminents photographes d’aujourd’hui. Au fil des années, ses photos ont figuré plus de deux cents fois sur la couverture des éditions internationales de « Vogue » et de diverses publications, de « Rolling Stone » à « Time to Vibe ». Il a réalisé de nombreux portraits emblématiques de stars du rock, de rappeurs, d’acteurs et de célébrités (Il était le photographe officiel de la famille royale au mariage du prince Andrew et de Sarah Ferguson). Dans le domaine de la publicité, Albert Watson a signé une centaine de campagnes pour d’importantes sociétés telles que « Gap », Levi’s », « Revlon » et « Chanel », et plus de six cents spots pour la télévision.

1920


Cette vaste activité professionnelle ne l’a pas empêché de se consacrer aussi à des projets personnels dont les clichés lui étaient inspirés par ses voyages, de Marrakech à Las Vegas, et aux Orcades. Ces libres réalisations, de même que les portraits, les photos de mode et de publicité, sont régulièrement exposés dans des galeries et dans des musées du monde entier. « Photo District News », la bible de l’univers de la photographie, a désigné Albert Watson comme un des photographes les plus influents depuis l’origine de cet art. lost diary

Né et élevé à Edimbourg, Albert Watson étudie le graphisme au Duncan of Jordanstone College of Art and Design de Dundee et suit les cours de cinéma et de télévision au Royal College of Arts de Londres. De naissance aveugle d’un œil, il choisit cependant de s’investir dans la photographie. En 1970, il s’installe avec sa femme Elisabeth aux Etats-Unis où un directeur artistique du « Max Factor » lui propose de faire un premier essai qui va se révéler concluant puisque la firme lui achète aussitôt deux clichés !

Golden Boy

Le style particulier d’Albert Watson va s’affirmer rapidement et attirer l’attention des magasines de mode américains et européens tels que « Mademoiselle », « GQ » et « Harper’s Bazaar ». Il se met à voyager entre Los Angeles et New York où il s’établit en 1976, ayant décroché son premier job chez « Vogue ».

Jack Nicholson


Malgré l’énorme pression que les commandes exercent désormais sur lui, il ne renonce pas à ses travaux personnels d’envergure : ses deux albums – « Cyclops » (1994) et «Maroc» (1998) – seront suivis d’un troisième – « Shot in Vegas » - dont la sortie de presse est prévue pour cette année. De nombreux catalogues de ses œuvres ont été également publiés à l’occasion de leurs expositions dans divers pays.

Dans le West Village de Manhattan, l’immense studio d’Albert Watson – qui fait également office de galerie privée – abrite ses archives : des millions de tirages et de négatifs et, aux murs, les extraordinaires prises grand format de Las Vegas. De prime abord, la palette de couleurs tendres et filtrées des ses paysages, de ses portraits et de ses vues d’extérieurs surprend le visiteur. Albert Watson est demeuré superbement fidèle à lui-même ; toutes se photos possèdent une aura qui nous invite à entrer dans l’image mais en nous obligeant à respecter vis-à-vis d’elle une sorte de distance déférente !

monkey see monkey do

Le langage visuel du photographe obéit à des règles qui lui sont propres et à un strict concept de qualité. De par leur brillance, leur insistance, leur magnificence même, ses photographies se distinguent indiscutablement de bien des clichés actuels. Sa manière de mettre ses sujets en lumière, en particulier les objets fétiches et les modèles, crée une ambiance quasi méditative. Si ces oeuvres innombrables manifestent la variété des talents d’Albert Watson, elles sont cependant toutes reconnaissables grâce à un même pouvoir de suggestion et la virtuosité de leur technique, qu’il s’agisse d’une dominatrice de Las Vegas ou du gros plan d’un gant de Toutankhamon.

monkey gun
Mick Jagger

God Sign

02/11/2007

Paul Mc Carthy au S.M.A.K. à Gand...!

Exceptionnellement dérangeant, assourdissant le bruit des vidéos trop provocatrice, du ketchup, de la mayonnaise et du Hersheys chocolate sauce...emblème de notre société de surconsommation, employés à profusion à en avoir des nausées au bout de la 10ième vidéo. Des endroits de mise en scène pour filmé les performances et prendre en photos les acteurs de ces moments complètement déjantés et burlesques, des acteurs avec les organes des 5 sens complètement hors proportion. Merci Mr Mc Carthy d'oser la démesure jusqu'à en dégueuler ces tripes. J'ai trouvé cette expo extrèmement interpellante.

Voici pour vous quelques de mes regards sur cette démesure...


Barbie Hersheys

Bush LadenDaddies ketchup blow up
Chocolate buckettBush and pigs

 

 

 

Sandwich ketchupKetchup dessus

 

 

 

 


Michael LongMichael Jackson

 

 

 

 

Black Michaels eyesWhite Michaels eyes

 

 

 

 

daddies reflection

sunkist orangesforest pictures

 

 

 

 

Big apple and rabbitsHand and rabbitsDSC02745

Un jour sur Terre !


decoration Earth

la technique cinématographique mise au service des documentaires est de plus en plus pointue et permet d'approcher l'inapprochable, sans tricherie mais avec passion. Du grand art !

 


Un Jour Sur Terre - Bande-Annonce 1

 

Nouveau film/docu de Alastair Fothergill et Mark Linfield sortie le 10 octobre en France dans les salles, images époustouflantes, vues extraordinaires j'ai trouvé cela magnifique...

Se mettre à la place du réalisateur et essayer de s'imaginer le tournage de ce film.....

Plus qu'un catalogue d'images Alastair Fothergill a voulu faire plus que montrer de belles images à ses contemporains: "Un jour sur Terre est fait pour s'échapper: grâce à ce film, je veux emmener les gens, leur faire découvrir les spectacles naturels époustouflants de notre planète, car peu auront la chance de voir tout cela de leurs propres yeux. Dans dix ans peut-être, dans vingt ans sûrement, on ne pourra plus saisir de telles images. Il y a donc dans ce film un message subtil mais puissant. Nous souhaitons encourager ceux qui verront Un Jour sur terre à faire quelque chose pour préserver notre si magnifique, mais si fragile planète."

Orchestration berlinoise

La musique de George Fenton, interprétée par le Berliner Philarmoniker a été enregistrée à la Philarmonie de Berlin. C'est la première fois qu'une musique de film était enregistrée au sein de la vénérable institution.

Le temps suspend son vol

La production une caméra HD (Haute Définition à 1 024 pixels sur 1 024), normalement utilisée pour filmer des crash-tests. Capable de filmer à raison de 2 000 images par seconde, elle peut ralentir une image jusqu'à 40 fois (soit une action de quatre secondes étirée jusqu'à cinq minutes). Très utile pour filmer la chasse du guépard ou du requin, elle ne dispense pas du talent les opérateur, qui doivent savoir où et quand se trouver pour ramener les bonnes images.

Sur les cinq années qu'à pris le projet, 250 heures ont été dédiées aux prises de vues aériennes. Un grand nombre d'images normalement très difficile, voire impossible à saisir ont été capturée grâce à la technologie de l'héligimbal Cineflex. Il s'agit d'un système de gyroscope dédié aux prises de vues aériennes, géré par ordinateur et permettant de filmer avec une stabilité normalement impensable. La chasse aux caribous par une meute de loups est ainsi une première en son genre.

Comment vous décrire ce que j'ai vécu...?

 ? 

Un voyage vers la rencontre ultime de - U - soi. Un casque sur les oreilles la seule liaison avec la petite voix qui me guide dans ce labyrinthe infernal où il faut trouver la sortie, tractée par un moteur dont je ne possède pas le contrôle et qui ne va jamais là où j'aimerais qu'il aille, qui apporte encore plus de confusion. Des lunettes sur les yeux qui me montre des images 3D d'un environnement...Les images qui défilent sont-elles bien l'endroit dans lequel je me mouve ?  Ou tout n'est-il que pure illusion ?  Et la peur l'angoisse, le lacher prise, faire confiance  à cette petite voix... qui me lache à certain moment...

Et les sensations de tremblements de vibrations sont-elles vraiment l'effet de la technologie, ou émanent-elles de moi, de mon propre corps en mouvements...? Ces sons, cette musique qui m'enivre, pourtant je ne vois plus rien etj'ai l'impression de voir tout un spectacle, ces sons qui m'ont fait voyager pendant des heures... Une impression d'avoir parcourue des dizaines de kilomètres, d'avoir découvert tout un univers, se passe en réalité qu'à l'intérieur de moi...!

Excellent, passionant, déroutant - soi - arrêt frénétique!

U - Raging Standstill !

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01/11/2007

CREW - "U" raging standstill...at nOna Mechelen


Begijnenstraat 19
B-2800 Mechelen
Tel.: +32 (0)15 203780
Fax: +32 (0)15 211514
E-mail: info@nOna.telenet.be

CREW A onze heure, ce matin, j'expérimenterai le théâtre multimédia de CREW - "U" raging standstill -. Une aventure dans un monde virtuel à la rencontre de "U" ...!


CREW_eric joris est un groupe belge de performance autour d’Eric Joris. Soutenu par un réseau d’artistes et de scientifiques, CREW, dont la fondation remonte à 1996, s’est avéré un pionnier en termes d’expérimentation, qui empiète sur les frontières entre la technologie et le théâtre. Cela se traduit toujours par une symbiose sophistiquée entre le scientifique et l’artistique.

En tant que groupe de théâtre, CREW_eric joris explore de nouvelles formes de théâtralité. Plutôt que d’adapter la technologie aux structures traditionnelles et aux codes du théâtre, le groupe part des possibilités que présente la technologie. Le résultat, souvent hybride, problématise les catégories consacrées de la théâtralité. CREW s’attache à examiner comment ces hybrides peuvent être adaptés à la scène et y survivre, tant dans une perspective théorique que pratique. La question centrale est la suivante : « Que se passe-t-il lorsque la technologique numérisée, la création et la réflexion se fondent dans le contexte de la scène – pour autant que l’on puisse encore parler d’une scène. »

Le « real-time podium », ainsi l’affirme le groupe, est le lieu par excellence pour analyser l’impact des nouveaux médias sur la culture ordinaire. Un dialogue continu entre les développements les plus récents en matière de robotique et d’informatique stimule l’imagination tant en matière de création et de production que de texte et de son.
Des chercheurs de différentes universités et de diverses disciplines se retrouvent dans l’équipe de CREW, et voient le théâtre expérimental comme un laboratoire où partager leurs connaissances et goûter aux progrès de leur propre travail.

Dans le théâtre multimédia, les moyens numériques comme la vidéo et le son sont souvent employés en guise d’illustration et d’approfondissement du spectacle à proprement parler. CREW, au contraire, emploie la puissance technologique comme point de départ et définit les stratégies dramaturgiques à partir d’elle. Le défi à relever est dès lors la traduction des structures technologiques en concepts dramaturgiques et narratifs, à partir de notions fondamentales comme « le multimédia en tant que prothèse », « la confluence radicale » et la « réalité virtuelle ».

 

Paul Mc Carthy au S.M.A.K. à Gand

 

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decoration  v.z.w. SMAK Citadelpark, 9000 Gent 

 

Peu importe votre opinion à propos de Paul McCarthy, vous ne pouvez pas nier le fait que son œuvre laisse une impression saisissante. Le public qui est confronté pour la première fois à son œuvre va probablement réagir d’une manière aussi variée qu'avec dégoût, curiosité et mépris. Mais, l’humour et la subtilité de ces œuvres n'échapperont pas au spectateur attentif. Un gros plan de notre société de consommation à la Disney a rarement été aussi intense et précis.

Paul McCarthy fait office dans le monde entier de légende vivante de l’art contemporain. En tant qu’artiste et professeur auprès de l’UCLA (University of California Los Angeles), il a exercé une influence décisive sur le climat artistique de Los Angeles. Il fait partie d’une génération d’artistes qui ont réagi au Minimal Art et à l’art conceptuel des années septante en rétablissant le lien entre l’activité artistique et la réalité crue
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Carribean_Pirates_2001-05_2

Head Shop / Shop Head, se lit comme une image renversée. Pour la première fois, nous avons un aperçu complet de son impressionnante œuvre aux multiples facettes. Bien que Paul McCarthy réalise des installations, des sculptures, des dessins et des vidéos, c'est dans le fond un artiste de performances. La vaseline, le sirop, la mayonnaise et « beaucoup de ketchup » constituent les ingrédients foisonnants de ses scénarios soigneusement mis en scène. Les mécanismes de la société occidentale sont mis à nu sans aucune pitié. Il nous présente « le côté sombre de la vie » comme un Hollywood alternatif. Les acteurs sont des poupées avec de nombreux récepteurs sensoriels trop grands. Les yeux sont souvent à moitié ouverts ou fermés en signe d'extase, mais cette perception visuelle défectueuse est compensée par des oreilles en feuille de chou, des nez en forme de poire, une grande bouche et des organes sexuels grossis.

Paul McCarthy se précipite comme un pirate sur la scène artistique actuelle. Nous rencontrons entre autres dans son monde Sea Captain, Monkey Man, Pig Man, Wally Beuys, God Bless America et Michael Jackson.

13.10.2007... 17.02.2008