22/11/2007

Hans OP DE BEECK - Artiste Belge

Hans Op de Beeck est né en 1969 à Turnhout en Belgique. Il étudie les beaux-Arts à Sint Lucas à Bruxelles et participe au programme de post-diplôme de la Higher Institute for Fine Arts de Anvers. Puis, il travaille, pendant deux ans, à la Rijksakademie de Amsterdam. Artiste visuel réputé, Hans Op de Beeck crée des installations géantes, des paysages urbains imaginaires à l’échelle 1. Pour son travail, il mélange sculptures et vidéos, dessins et photos. Pendant plusieurs années, il a été impliqué dans de nombreux projets et expositions collectives. Ses œuvres ont été intensément exposées en Europe et aux Etats-Unis. En 2003, il a pris part au projet PS1 à New York et, en 2004, il a participé au Art Unlimited à Bâle, en Suisse, où il a exposé un restaurant d’autoroute grandeur nature. Plus récemment, son travail a été présenté au Kunstverein de Hanovre, au Shanghai Art Museum, au PSK de Bruxelles et au Drawing Center de New York. […] La plupart des œuvres de Hans Op de Beeck parlent de distance. De la distance non seulement spatiale et temporelle, mais aussi de la distance entre les hommes et de la distance entre les personnages de ses œuvres et les spectateurs. Car même si ses maquettes sont désertiques, nombre de ses photos et vidéos sont peuplées de personnages qu’il observe ou met en scène. Souvent, ces personnages sont cependant encore plus fantomatiques que ses paysages désertiques. On dirait qu’ils attendent éternellement Godot, comme le protagoniste de Becket. Ils sirotent un café (Coffee, 1999), attendent on ne sait trop quoi, le regard perdu dans le vide (Situation I, 2000), fument une cigarette (Times takes a cigarette I, 2000), estampillent des documents (Communication, 1999), applaudissent pour une raison inconnue (Gesture 3, 1999) ou marchent vers une destination tout aussi inconnue (Détermination 4, 1998). Ces scènes respirent un ennui et une absurdité poussée au paroxysme par l’éternelle répétition des images. Ce passage en boucle – une technique dont il use dans la plupart de ses œuvres vidéo – s’accordent parfaitement avec l’image du monde qu’il nous présente : un monde qui tourne comme un carrousel fou, un monde où tout se répète à l’infini, où toute tentative de communication échoue ou paraît vaine. Ces œuvres ne sont cependant jamais sombres. Elles balancent toujours entre gravité et ironie, entre tristesse et humour. Op de Beeck tend un miroir au spectateur, pour s’inscrire non pas en moraliste, mais en observateur de l’être humain – ce minuscule grain de sable qui accepte sans broncher sa condition humaine, aussi minable soit-elle. […]

dessin HODBfactory 2006

Hans op de Beeck -

le crépuscule des illusions

Evence Verdier 

Les œuvres de Hans Op de Beeck, empreintes de mélancolie, sont pourtant aussi éloignées de la poétique de «la ville morte» de Rodenbach que de l'univers désolé de Beckett. Ses ensembles sculpturaux et sonores comme ses dessins, ses vidéos et ses photographies apparaissent en effet toujours dans des dispositifs qui permettent au spectateur de prendre une distance par rapport à leur aspect désabusé. L'artiste flamand exposera prochainement au Kunstverein de Hanovre du 26 novembre 2005 au 5 février 2006.Restes visuels, traces de situations rêvées ou vécues, les propositions sculpturales de Hans Op de Beeck trouvent leur efficacité dans l'exercice d'une «dé-création» et dans la position du regard qu'elles requièrent – les maquettes à hauteur de poitrine par exemple permettent au spectateur de s'y glisser mentalement avec aisance. Par des opérations de réduction et de soustraction, sont réalisés des lieux génériques dépourvus de détails formels, d'«artistic touch» et de narration, lieux non situés géographiquement, et qui libèrent l'imagination. Étant donné le non-sens ancré dans le réel et l'aliénation inhérents à nos parcours quotidiens, l'artiste peut-il faire autre chose que de sauter hors de la mimesis? Comme l'écrit Jacques Rancière, «le saut hors de la mimesis n'est en rien le refus de la figuration (et) le réalisme ne signifie pas valorisation de la ressemblance mais destruction des cadres dans lesquels il fonctionne». Hans Op de Beeck travaille justement à la prise de conscience de ces cadres qui déterminent nos comportements et influent sur nos sensibilités. Il s'en prend au rapport de fidélité que nous entretenons sans cesse à des modèles. L'artiste réalise de sobres simulacres et non des leurres. La finalité de ses œuvres consiste à offrir au regard des formes qui, au-delà d'une description ironique de l'absurdité des situations banales de la vie, communiquent également le désir d'inventer et de vivre une autre réalité.

extensions 2 colorExtensions it


HANS OP DE BEECK . EXTENSIONS

du 18.11.2007 - 20.01.2008

M/Schatkamer de l'église St. Pierre

Grote Markt / Leuven

Happy End (Le Petit Poucet), est le fruit d'une triple rencontre entre Georges Aperghis, l'artiste visuel Hans Op de Beeck et un personnage de conte, imaginé en 1697 par Charles Perrault : le Petit Poucet.
    Aperghis dépouille le conte de sa magie d'enfance et court droit à la racine du verbe : les mots de la peur, de l'amnésie, du chemin perdu, des traces escamotées. Les voix de Michaël Lonsdale et d'Edith Scob, injectées dans un labyrinthe d'effets électroniques, retravaillées à la manière d'un jeu vidéo, narrent l'histoire de Poucet, de ses errances, de sa fatigue et de son courage, et sont diffusées en voix off. Si Aperghis parle de sa musique en termes "d'architectures sonores", il ajoute aussitôt : "comme des miettes envolées".
    En guise de plateau à cet étrange opéra : un film d'animation de l'artiste belge Hans Op de Beeck. Ses œuvres réinventent avec une douce amertume les paysages de la banalité contemporaine, qui semblent attendre avec résignation quelque inévitable catastrophe. Dans Happy End (Le Petit Poucet), les images animées conçues par Hans Op de Beeck et Bruno Hardt épousent l'angle de vue d'un enfant sur le monde qui l'entoure. Projetées sur grand écran, elles surplombent un ensemble de seize musiciens.
    Georges Aperghis résume son intention en ces termes : "Comment montrer, grâce à ce conte, le formidable brassage de cultures auquel nous assistons, voilà le sujet, à la fois musical, visuel et philosophique de ce spectacle".
 

Happy End (Le Petit Poucet) -

Georges Aperghis / Hans Op de BeeckCréation, Première à l'Opéra de Lille.

Vendredi 7 et samedi 8 décembre 2007 à 20h00

 

 

Laatse avondmaal

 

 

 

Merry go round

 

Table

Commentaires

Je viens de découvir une partie de vos oeuvres à la Galeria Continua de Boissy le Châtel, j'ai été touché par la puissance et la force de votre regard façe à ce monde aseptisé, vide, sans vie....Qui ramène avec plaisir et désir à la vie !

Merci pour ce moment de partage...

Tenez moi informé de vos prochaines expositions.

Au plaisir d'autres découvertes

Écrit par : Neveu Christine | 10/04/2011

J'ai découvert vos 3 vidéos All together now... à la Maison Particulière: horrible, cruel -- et pourtant une tendresse sous-jacente (?)--, incisif, hyperréaliste, asphyxiant, j'adore!
Merci beaucoup.

Écrit par : Hoffmann Charlotte | 16/03/2012

Hans, je vous ai écouté hier soir sur Klara, votre très belle voix et ce qu'elle disait m'a beaucoup touché. L'art me fait vivre, et je ne manquerai pas d'aller à la recherche de vos expo. Serais ravi évidemment de vous rencontrer à l'une d'elle. bravo pour ce que vous êtes !!

Écrit par : Daniele van de lanotte | 07/08/2012

pouvez-vous me tenir au courant de vos futures expositions, vos oeuvres sont sensibles et ètonnantes, et votre travail est très raffiné.

Écrit par : Teresa Ceraulo | 23/03/2015

Les commentaires sont fermés.