07/11/2007

ALBERT WATSON

Albert Watson


Albert Watson a sa place, une des premières, parmi les plus éminents photographes d’aujourd’hui. Au fil des années, ses photos ont figuré plus de deux cents fois sur la couverture des éditions internationales de « Vogue » et de diverses publications, de « Rolling Stone » à « Time to Vibe ». Il a réalisé de nombreux portraits emblématiques de stars du rock, de rappeurs, d’acteurs et de célébrités (Il était le photographe officiel de la famille royale au mariage du prince Andrew et de Sarah Ferguson). Dans le domaine de la publicité, Albert Watson a signé une centaine de campagnes pour d’importantes sociétés telles que « Gap », Levi’s », « Revlon » et « Chanel », et plus de six cents spots pour la télévision.

1920


Cette vaste activité professionnelle ne l’a pas empêché de se consacrer aussi à des projets personnels dont les clichés lui étaient inspirés par ses voyages, de Marrakech à Las Vegas, et aux Orcades. Ces libres réalisations, de même que les portraits, les photos de mode et de publicité, sont régulièrement exposés dans des galeries et dans des musées du monde entier. « Photo District News », la bible de l’univers de la photographie, a désigné Albert Watson comme un des photographes les plus influents depuis l’origine de cet art. lost diary

Né et élevé à Edimbourg, Albert Watson étudie le graphisme au Duncan of Jordanstone College of Art and Design de Dundee et suit les cours de cinéma et de télévision au Royal College of Arts de Londres. De naissance aveugle d’un œil, il choisit cependant de s’investir dans la photographie. En 1970, il s’installe avec sa femme Elisabeth aux Etats-Unis où un directeur artistique du « Max Factor » lui propose de faire un premier essai qui va se révéler concluant puisque la firme lui achète aussitôt deux clichés !

Golden Boy

Le style particulier d’Albert Watson va s’affirmer rapidement et attirer l’attention des magasines de mode américains et européens tels que « Mademoiselle », « GQ » et « Harper’s Bazaar ». Il se met à voyager entre Los Angeles et New York où il s’établit en 1976, ayant décroché son premier job chez « Vogue ».

Jack Nicholson


Malgré l’énorme pression que les commandes exercent désormais sur lui, il ne renonce pas à ses travaux personnels d’envergure : ses deux albums – « Cyclops » (1994) et «Maroc» (1998) – seront suivis d’un troisième – « Shot in Vegas » - dont la sortie de presse est prévue pour cette année. De nombreux catalogues de ses œuvres ont été également publiés à l’occasion de leurs expositions dans divers pays.

Dans le West Village de Manhattan, l’immense studio d’Albert Watson – qui fait également office de galerie privée – abrite ses archives : des millions de tirages et de négatifs et, aux murs, les extraordinaires prises grand format de Las Vegas. De prime abord, la palette de couleurs tendres et filtrées des ses paysages, de ses portraits et de ses vues d’extérieurs surprend le visiteur. Albert Watson est demeuré superbement fidèle à lui-même ; toutes se photos possèdent une aura qui nous invite à entrer dans l’image mais en nous obligeant à respecter vis-à-vis d’elle une sorte de distance déférente !

monkey see monkey do

Le langage visuel du photographe obéit à des règles qui lui sont propres et à un strict concept de qualité. De par leur brillance, leur insistance, leur magnificence même, ses photographies se distinguent indiscutablement de bien des clichés actuels. Sa manière de mettre ses sujets en lumière, en particulier les objets fétiches et les modèles, crée une ambiance quasi méditative. Si ces oeuvres innombrables manifestent la variété des talents d’Albert Watson, elles sont cependant toutes reconnaissables grâce à un même pouvoir de suggestion et la virtuosité de leur technique, qu’il s’agisse d’une dominatrice de Las Vegas ou du gros plan d’un gant de Toutankhamon.

monkey gun
Mick Jagger

God Sign

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